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FORMES LOCALISÉES

a) Périapicale.

Il ne semble pas indiqué de reprendre ici l'étude des petits fovers d'ostéite raréfiante, strictement localisés à la zone périapicale, n'exigeant que les traitements médicaux (S. 14 bis) ou chirurgicaux (D. 49) bien connus des lésions périapicales. Ces minimes lésions osseuses peuvent être l'origine d'importantes complications : ostéites plus étendues, ostéopériostites, abcès dentaires, ostéophlegmons, qui seront étudiés plus loin ou rapidement au paragraphe des formes selon les complications.

V7, 7 ci

b) Alvéolaire.

L'ostéite localisée à une seule alvéole est habiiuellement l’alvéolite inflammatoire ou séquestrante qui succède à une extraction généralement laborieuse ; de mulüples causes ont été invoquées, certaines sont donc à éviter dans la mesure du possible : fracture ou luxation exagérée des rebords alvéolaires où d'une lame interradiculaire (parfois défaut de souplesse dans l'extraction ou abus des élévateurs), échauffement osseux par la fraise (séparation de racines ou dégagement des bords), décollement muqueux (anesthésie locale), résistance locale amoindrie et alvéole sèche (adrénaline), infection périapicale curettée insuffisamment ou exagérément, fermeture en surface d'une cavité infectée, non comblée par la profondeur.

L'alvéolite inflammatoire se traite simplement par curettages discrets, attouchements désimfectants, petites mèches ou lavages.

L'alvéolite séquestrante a une paroi rouge, tendue, soulevée, ou, dans la cavité, de gros bourgeons exubérants et saignants : la curette ou les cotons de lavage ramènent le petit séquestre : rebord alvéolaire ou lame interradiculaire. Plus rarement, le bloc alvéolaire s'élimine en masse : il faut alors débrider un peu la muqueuse pour le retirer.

En des formes légèrement plus étendues, deux ou trois alvéoles sont atteintes, mais l'infection reste superficielle, alvéolaire, une dent voisine peut être à extraire et il pourra y avoir lieu de dégager un peu le séquestre ou de régulariser les bords à la pince-gouge. On véri-

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fera ultérieurement la vitalité des dents voisines. Il faut noter ici, que, à l'inverse de la zone basilaire, la zone alvéolaire à l'avantage de ne donner généralement que des accidents bénins (Bozo, B. 40), mais a, par contre, l'inconvénient d'avoir peu de tendance à faire une régénéralion osseuse notable (Tellier, T. 1).

c) Basülaire.

Contrairement à l'ostéite alvéolaire qui suit précocement une extraction, l'ostéite basilaire localisée est fréquemment la séquelle tardive d'une infection par ailleurs éteinte.

Souvent, la zone alvéolaire est depuis longtemps cicairisée et les phénomènes inflammatoires aigus sousmaxillaires |abcès sous-périostés ou phlegmons) ont disparu après Inecision et drainage : mais il persisie une petite zone épaissie, avec poussées subaiguës : tension, rougeur, fistule, permanente ou temporaire, à la muqueuse où à la peau.

La radiographie montre un fover, souvent minime, de raréfachion osseuse, parfois une fine aiguille détachée du rebord inférieur de la mandibule.

SU n'existe pas de séquestre, par ponction où grâce au trajet fistuleux. on peut désinfecter à l'ozone ou déposer bactériophage où vaccin.

Si existe un séquestre, par voie muqueuse ou cutanée, selon le trajet fistuleux et la situation du foyer. après anesthésie locale ou plutôt régionale, on incise. on retre le séquestre, on curette les fongosités, on lave à l'eau oxygénée. Par voie cutanée, une minime bouton-

nière suffit, même pour retirer en pointe une aiguille allongée, on ferme par un point, en maintenant au besoin pour quelques jours un drainage filiforme. Guérison rapide s'il ne persiste pas de séquesire échappant à la curette et inaperçu à la radiographie (petits séquestres lamellaires parallèles au film, perpendiculaires aux rayons, ne donnant aucune projection apparente).

d) Alvéolaire et basilaire.

Dans ces formes, atteignant deux points éloignés mais restant cependant localisées, peu virulentes, chaque foyer sera traité selon la technique ci-dessus indiquée pour chacun : mais que l'infection basilaire soit venue par la corticalité (Dechaume, D. 16, 20) ou par cheminement intraosseux discret, il ne faut pas s'attendre à trouver entre les foyers une communication permettant cureltage ou drainage commun : chacun sera habituellement traité pour son propre compte, mais il va sans dire que le foyer basilaire, secondaire, ne sera jamais attaqué sans que le foyer d'origine, alvéolaire ou périapical, ait été supprimé, préalablement ou dans la mê-

me séance.

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