FORMES DIFFUSES RÉGIONALES
a) Zone prémolaire-molaire.
C'est cette forme, fréquente et importante, atteignant habituellement la partie alvéolaire et la table externe de l'os sur les deux tiers postérieurs de la branche hori-
roniale, qui a été choisie pour l'étude détaillée du traitement, chapitre premier, s’y reporter.
b) Zone mentonnière.
L'infection par carie dentaire s’observe assez souvent, mais 1 faui spécialement signaler ici que, si les incisives et les cames inférieures se carient peu, elles sont par contre exposées aux chocs : S'il en résulte une nécrose pulpaire ei des accidents tardifs d’ostéite, l'origine dentaire des accidents esi trop souvent méconnue pendant longtemps, les chirurgiens débrident comme un furencle où un phlegimon, sans curetter le foyer esseux, ou du mois Sans enlever où traiter la dent causale qui leur | parait indemne ; les accidents récidivent et on ebserve ainsi parfois de vastes foyers d'ostéile, foyers chroniques avec poussées inflammatoires récidivantes.
Menton saillant, globuleux, douloureux, fistule sousmenionnière, conduisant sur un os dénudé. Séquestre médian, irapéroïdal à grande base inférieure, surtout forme aux dépens de la table externe (Gornouec, G. 12, p. 240).
Lésions bien visibles sur petits films rétro-alvéolaires ei Sur plaques mordues à 45 et 90 degrés.
Lésions facilement accessibles et curahles.
Intervention par voie buccale.
En cas de perte de la continuité osseuse, voir plus loin, aux complications mécaniques.
Lire les cas de B. 23, C. & L. 2 T.G
PE 1 Ca
c) Région de l'angle.
Les ostéites de l'angle se voient assez souvent chez l'enfant (dent de six ans infectée), mais sont habituellement provoquées chez l'adulte par la dent de sagesse (observations de D.47, D.51, D.54 D.58 F.9, G. 19, M. 10, P. 20, P. 32), exceptionnellement en suite d'accidents muqueux (peut-être alors par propagation de l'infection au périoste pour Chompret, in Thèse de Gorensky, G. 11, et Gornouec, G. 12, p. 542), souvent spontanément en suite de caries et gangrène pulpaire, très souvent aussi en suite d'extraction laborieuse ou incomplète, ou de cicatrisation mal dirigée. Il est possible que le canal dentaire favorise la progression de l'infection vers l’épine de Spix.
Ces ostéites sont dangereuses et souvent difficiles à traiter. -
Un frismus précoce et Intense gêne considérablement l'examen et le traitement, il ne faut pas attendre une rémission pour intervenir car le trismus pourrait persister des mois sans amélioration locale et avec affalblissement général progressif. Par anesthésie massétérine, s'il y a contracture, par anesthésie générale, s’il y a déjà mvosite, il faut aller par voie buccale extraire la dent causale, curetter le foyer, retirer les séquestres, s'il y a lieu.
L'ablation des séquestres est souvent laborieuse, car fréquemment ils sont nombreux, tardivement formés, et profondément enchatonnés.
Par de bonnes radiographies extrabuccales, il faut tâcher de les repérer, puis on les ramène à la curette,
par des explorations douces, patientes et répétées, sans anesthésie, à quelques jours d'intervalle. Pour permettre la sortie des séquestres, il peut être utile de maintenir les trajets infectés largement dilatés, par mèche du côté buccal, par drain du côté cutané, tant que persiste une suppuration abondante en une zone suspecte à la radiographie.
C'est particulièrement en ces cas, où le traitement chirurgical est difficile et imparfait, que les traitements médicaux complémentaires peuvent être précieux : ozone, chimiothérapie, vaccins, bactériophage.
Les complications infectieuses et mécaniques seront étudiées plus lom, mais 1l faut rappeler ici que les complications infectieuses sont 1c1 fréquentes et graves, du fait de la situation en zones dangereuses et mal abordables : angines de Ludwig ou de Sénator avec trismus, ostéiles traînantes ou étendues à la branche montante.
Par ailleurs, les problèmes prothétiques sont également souvent particulièrement compliqués.
Il faut signaler enfin la fréquence des formes hypertrophiantes au niveau de l'angle.