‹ Traitement des Ostéites des MaxillairesChapitre 34 sur 65 · ER · texte numérisé non relu

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primitif qui n’est souvent qu'une zone très minime d’ostéile périapicale, l'importance des lésions extra-osseuses dépend surtout du défaut de drainage du foyer primitif, de la nature et de la virulence microbienne, du terram humoral et des capacités de défense organique.

Les termes d’ostéopériostite ou ostéophlegmon sembleraient devoir être réservés aux cas de lésion osseuse minime. Au moins dans les cas de lésions osseuses importantes, il semblerait préférable de dire par exemple : ostéite séquestrante avec abcès sous-périosté, ou avec phlegmon périmandibulaire.

Pour prévenir le développement des foyers extraosseux, 1l importe de faire, le plus rapidement possible et sans traumatismes inutiles et dangereux, l’ablation de la dent causale, le drainage du foyer d’origine et, par ailleurs, de neutraliser la virulence microbienne, de rendre le milieu réfractaire à la pullulation des germes, et de stimuler la résistance organique par les divers traitements médicaux ci-dessus étudiés.

Une fois constitués les foyers secondaires extraosseux, abcès ou phlegmons, ils devront être à leur tour rapidement incisés, débridés et tenus drainés efficacement pour éviter leur extension, pour éviter qu'ils ne provoquent en retour de nouveaux foyers d'ostéite, par voie corlicale, pour éviter enfin qu'ils n’altèrent la gaine ostéo-périostique si utile à la régénération osseuse.

Le traitement est avant tout chirurgical, mais on ne négligera pas les traitements adjuvants : sérums, vaccins, bactériophage, électrargol, tonicardiaques.

Il convient par ailleurs de ne pas perdre de vue les inconvénients de la pyophagie : teint plombé, terreux,

frissons, température, diarrhée, vomissements, etc... Dans toute la mesure possible on cherchera à éviter, surtout dans les formes prolongées, la déglutition du pus. Et dès la fin des suppurations, purger le patient.

b) Au maxillaire inférieur.

Les formes les plus fréquentes, abcès sous-périostés basilaires ou angulo-maxillaires, phlegmons sous-maxillaires (observations de B. 30, P. 33), ne présentent aucune difficulté ; mais il faut se méfier particulièrement du phlegmon du plancher de la bouche, cellulite diffuse sublinguale dite angine de Ludwig, en raison de sa rapidité et de sa gravité, et plus encore des infections propagées sur la paroi interne de l'angle du maxillaire inférieur, cellulites péri-pharyngées dites angines de Sénator, car elles sont à la fois difficiles à diagnostiquer (trismus), à opérer et à drainer et le pronostic peut être particulièrement grave.

Ne pas négliger les foyers secondaires ou les fusées éloignées vers le cou ou le long de la branche montante

‘fosses temporale ou ptérygo-maxillaire).

c) Au maxillaire supérieur.

Une complication redoutable et assez fréquente est le phlegmon de l'orbite. Elat général peu atteint, diplopie, ædème palpébral et conjonctival, exophtalmie (unilatérale), puis collection purulente et enfin fistule, souvent située vers l'angle externe de la paupière inférieure (Voir 21072)

Si le rebord ou le plancher de l'orbite ont été nécro-

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