PRE
laire et hémocultures pour identifier le staphylocoque ou les variétés de streptocoques. Médication tonique, sérolhérapie pour les infections rapides, vaccinothérapie pour les infections plus lentes, anatoxine, bactériophage, chocs colloïdaux, chimiothérapie, abcès de fixation, enfin surtout, si possible, immuno-transfusion.
Actuellement, selon Bécarp, si l’évolution d’une 1infection paraît inquiétante, ou même simplement incertaine, il faut, sans attendre les signes cliniques de septicémie, rechercher la réaction leucocytaire, suivre ses variations par des examens fréquents et même journaliers, et, si elle est faible, pratiquer sans tarder une transfusion, Si la septicémie évolue déjà, sans perdre de temps avec les anciennes méthodes comparativement médiocres, vaccins, sérums, abcès de fixation, choc, etc, il faut d'emblée faire le maximum en pratiquant le plus rapidement possible une transfusion avec le sang d'un donneur spécialement préparé, par vaccination régulière, pour être immunisé contre l'infection en cause. A condition d'employer ainsi l’immuno-transfusion dès le début de l'infection, on peut espérer guérir la plupart des cas d'infections considérées jusqu’à ce jour comme fatales (Bécard, B. 10).
IT. Complications mécaniques : traitement prothétique.
Les ostléites, par disparition plus ou moins étendue et plus ou moins durable du tissu osseux, entraînent des . complications mécaniques diverses : modifications de
formes, de solidité, el surtout perte de continuité osseuse avec dévialions ou déformations ; ces diverses complications seront exposées par ordre de gravité croissante, en signalant brièvement, pour chacune d'elles, quelles précautions chirurgicales et surtout quels moyens prothétiques peuvent permettre de les éviter, de les limiter ou de les traiter.
1° COMPLICATIONS COMMUNES AUX DEUX MAXILLAIRES : PERTE DE SUBSTANCE NE DÉPASSANT GUÈRE LA ZONE ALVÉOLAIRE
Toutes les ostéites commencent ainsi et la plupart ne
dépassent heureusement pas ce stade ; mais il est im-
possible de prévoir au début l'importance et l'extension des lésions ; il sera donc prudent de prendre sans tarder lies empreintes des deux maxillaires, d'autant plus qu'un trismus pourra gêner plus tard ; les modèles seront coulés, et si l’évolution clinique et radiographique fai redouter de plus graves complications, les prothèses de soutien nécessaires seront de suite préparées, prêtes à poser en cas de nécessité, Les prothèses seront particulièrement préparées ou placées préventivement, si la perte de substance paraît assez étendue pour rendre une fracture imminente, ou si des manœuvres dangereuses doivent être pratiquées : anesthésie générale, ablation de volumineux séquestres. Dans la phase de cicatrisation, des prothèses modelantes, par bloc de caoutchouc ou d'étain, pourront diriger la régénération osseuse en empêchant les bords ostéopériostés de la cavité de s’enrouler et de rétrécir trop ainsi la forme osseuse.
Après guérison, la perte des dents et l’affaissement plus ou moins accentué des bords de la cavité pourront entraîner certaines difficultés (épaisseur, poids, stabilité) pour les prothèses de remplacement particulièrement au maxillaire supérieur. Respecter le plus possible le bord interne des maxillaires pour la stabilité des prothèses
ultérieures.
2° COMPLICATIONS PROPRES AU MAXILLAIRE SUPÉRIEUR : PERTE DE SUBSTANCE AVEC PERFORATION DU SINUS OU DU NEZ
Les perforations infectieuses ou chirugicales laissent rarement une fistule bucco-sinusale ou nasale durable.
Après terminaison des phénomènes infectieux, une prothèse d'obturation n'est guère utilisée qu'en attendant une suppression chirurgicale de la communication qui semble presque toujours possible et préférable au port indéfini d'une prothèse. Surtout ne pas gêner par prothèse la fermeture par cicatrisation spontanée.
Cette lésion est la seule complication prothétique 1mportante du maxillaire supérieur ; toutes les complications suivantes n'iIntéressent plus que le maxillaire in-
férieur.