III. Forme subaiguëé, granulomateuse, raréfiante
Cette forme, isolée par Lemaître et Ruppe, (L. 22), peut durer de six à douze mois, parfois plus.
L'infection, moins virulente que dans la forme aiguë, provoque le bourgeonnement du tissu conjonctf et la formation de nombreux vaisseaux : tissu granulomateux. Cette congestion entraîne la fonte des matériaux calcaires : ostéolyse, ostéite raréfiante classique. Pas de séquestres. Cetle infection atténuée mais extensive peut envahir toute la mandibule, surtout dans les zones de tissu spongieux. Elle laisse donc une gouttière d'os compact remplie de bourgeons charnus plus ou moins suppurants et saignants. Le début peut être marqué par de violentes douleurs, mais sans signes physiques ou généraux importants : puis, apparaissent les signes
classiques : tuméfaction, ébranlement, fistules. Température à 38° ou 38°5.
Traitement. — L'intervention précoce peut lrniter cette extension : extraction des dents, curetlage de la zone atteinte, en somme large évidement précoce, selon la technique indiquée au chapitre premier, paragraphe B. |
La cavité se comble ensuite comme une cavité kystique. Si le curettage a été un peu tardif, les récidives s'étendent aux extrémités où il faut les poursuivre de même. Il n'y à pas à craindre de fracture car les tables osseuses résistent bien, mais on peut avoir perte du rempart alvéolaire sur une étendue plus ou moins considérable.
En ces cas, comme en toutes les formes chroniques. il v a peu de résultats à attendre de la vaccinothérapie, on peut cependant utiliser des applications locales de vaccins (Gornouec, G. 12, p. 594). é