‹ Traitement Des Plaies Infectées Et Des Foyers De Suppuration Par Le SavonChapitre 12 sur 40 · OBSERVATION V · texte numérisé non relu

OBSERVATION V

Voici une observation avec gros délabrement.

Un homme tombe au milieu de ses chevaux le 26 mars 1910, présente 4 doigts écrasés incomplètement à la main gauche et 3 à la main droite. Une vaste plaie avec décollement de la face antéro-interne de la cuisse droite, une fracture à fragments multiples, à grande ouverture, des os de la jambe gauche au 17/4 inférieur, en outre une fracture simple du fémur gauche.

Dans la nuit du 26 mars, il n’est fait qu’un pansement rapide, le 31 mars le malade est mis dans une gouttière de Bonnet.

Dès le 27, on risque une suture osseuse qui rapproche le fragment inférieur du tibia du fragment supérieur après sacrifice de 4 centimètres du péroné : la contention fut relative, l'immobilisation ne le fut point.

Les 23 avril, 16 mars, 9 juin,on enlève des séquestres,

:__ En 1911, il a encore des fistules.

__ En 1913, il est guéri et laboure ses champs.

! « J'avais savonné toutes les plaies dès le premier Jourécrit le D' CAMESCASSE, je rinçais ou non, mais J'avais tou-

jours : savonné et les dut et la cuisse droite ‘et ‘la jambe gauche. Je crois qu’il est impossible de rêver plaies plus | AU souillées que n'étaient celles de cet homme. » | | La guérison a été longue à obtenir, les plaies n’ont jamais suppuré, c’est là un fait capital, mais ont présenté |. des phases d’atonie désespérantes contre. lesquelles le ? A De Camescasse s’efforçait de lutter en variant les antisep-. tiques ‘(solution de chlorure de magnésium, sérum physiologique, pommades savonnables). Chaque nouveau produit faisait démarrer la cicatrisation, mais bientôt elle s’arrêtait et il fallait changer. Enfin, la guérison a été obtenue au bout de ans. :

Au début de la guerre. manquant presque de tout, le Dr CamEscasse à continué à soigner ses blessés par ce ) FRAIS si simple qu'est le savonnage.

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