OBSERVATION VE | É
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Dès. son arrivée, le blessé était baigné, savonné de la tête aux pieds, sa plaie comprise mise à nu dans le bain silne. s’agit là évidemment que de plaies borgnes, de sétons, de . larges déchirures avec pAus ou moins de délabrement. Aucune suite fâcheuse n’a été observée. Parmi ces plaies borgnes et ces sétons se sont trouvés des cas d’abcès à dé- - a veloppement rapide qu’on incisait largernent et dans lesquels on trouvait soit des débris de vêtement soit aussi des projectiles. 48 heures après l’incision, le blessé prenait un 2€ bain. Les sétons étaient recouverts d’un pansement sec qu’on changeait fréquemment, car il était vite sali parles." ; sécrétions abondantes — on savonnait avant de repanser.” :
- Les larges plaies, après Savonnage, étaient pansées à la pommade alcaline.et recouvertes d° épais pansements assez
peu, perméables {coton hydrophile, coton cardé) sur les- à quels nous reviendrons. ; Less 4
En 2 ou 3); jours, la température tombait complètement ( et Poe le blessé cessait de souffrir, les plaies cessaient de suppurer mais continuaient à suinter énormément es - elles. étaient, Hi 1 d’un beau rose avec des bourgeons bien vivants. Le pan- : sement se décollait très facilement ne provoquant, quand on Ÿ enlevait, ni douleurs ni hémorragies en D 'HRPpE De ce fait,
Ja Buérison se > trouvait accélérée. 6 Re a Ha
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Les brülures ont également été traitées par le so- | | vonnage, sans résultat bien satisfaisant, semble-t- ile contact de l’eau savonneuse avec les brûlures récentes.
est très. douloureux ce qui‘est pour le Dr CAMESCASSE Frs dl
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3 une grosse objection : il s'étonne beaucoup des résultats HCe favorables obtenus avec la solution savonneuse titrée
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du Dr RaTyNskr. EN
Parlant des anthrax diabétiques, il dit : le savon leg 0 nettoie mieux que toute autre chose mais c’est tout. on 408 Le savonnage, comme nous venons de le voir, a de
multiples applications ; ses résultats sont favorables Ai
dans l’ensemble, très rapidement la suppuration cesse RARE …. et la température tombe. Mais un fait nous étonne 4 quelque peu. Sur certaines observations, non sur toutes,
on voit revenir cette notion d’atonie de la plaie, de len- :
I teur désespérante de la cicatrisation. Le Dr CAMESCASSE
dit lui même, au cours ‘de son exposé. « Dans les grands
Fa . délabrements que j'ai vus, toujours est venu un moment 1 de où il fallait changer d’antiseptique ; le blessé souffrait : , ou bien le médecin ne voyait plus aucun progrès. I y a des épidermes exaspérants avec lesquels il faut compter
” dès le 2e jour, il y a aussi des tissus dénudés qui se fa-
tiguent vite, en présence desquels j'ai dû espacer les lavages à l’eau de savon ».
Or, ces faits ne s’observent pratiquement jamais avec les solutions que nous allons étudier ensuite. À quoi cela peut-il être dû ? Certains faits permettent peut-être de répondre. |
Nous avons dit que le Dr CaMEscaAssE employait n'importe quel savon, celui qui se trouvait à sa portée.
-Or, rien n’est plus variable que la composition du
savon, que son action microbicide, rien n'est plus variable non plus que son action sur les tissus malades suivant sa teneur en alcalins, suivant la présence ou l’absence d’impuretés (résines, etc.).
En second lieu, savonner la plaie revient à mettre en son contact une solution de savon dont la concentration peut varier, comme l’a montré REITHOFFER, de 50 /1000 à 450 /1000.
À une telle concentration le savon certes détruit beaucoup de microbes, mais également fatigue les cellules, sans cependant les détruire complètement, semble-t-il.
Enfin, nous avons dit que le DT CAMESCASSE recouvrait ses pansements d’une double couche de coton hydrophile ét de coton cardé pour que, dit-1l, « le suintement abondant ne vienne pas apparaître à la surface, donnant une Ssalissure matérielle visible et Justement inquiétante ».
Or, 1l est établi que sous un pansement imperméable «les phénomènes d’osmose sont modifiés, entre savon et tissus. Le milieu est tout à fait différent, il devient réducteur, tandis qu’il doit être oxydant, il devient irri-
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