LA DOTE ER SEP TL
bacille tétanique.
Mis au contact d’une plaie infectée, non seulement le
Savon va la débarrasser de la plupart des microbes, mais encore il va neutraliser les toxines qu ils ont sécrétées, : | toujours dangereuses pour l'organisme, et cela a un intérêt considérable dans le cas de plaies renfermant du
Et maintenant, reprenons plus en détail l’étude de
J'influence du savon sur le bacille tuberculeux. ARLOING établissait récemment que les bacilles en solution de savon mi cessent d’être infectants, mais que les animaux vaccinés présentent des manifestations humorales ont d’une “certaine sensibilisation (éliminations atypique du foyer
primitif, provocation d’abcès caséeux par les réinfections),
Les constatations d'ARLOING étaient sensiblement
Le mêmes que celles qu’on faisait, vers le même temps, au laboratoire de M. Vincenr au Collège de France (non publiées). M. RENAUD a pu constater, en effet, que les bacilles traités par les savons n’infectent plus le
cobaye. Ils déterminent des réactions focales assez vives avec des lésions inflammatoires étendues dans lesquelles
se voient des cellules géantes qui sont particulièrement nombreuses dans le foie, la rate et les poumons des ani-
maux qu’on a inoculés dans la veine. La lésion focale
chez le cobaye inoculé sous la peau, peut aboutir à une
suppuration.
Si, dans le pus, on retrouve de très nombreux corps
microbiens encore acido-résistants, la preuve de la mort
des bacilles est donnée par le fait que jamais leur inocula-
tion ne crée la tuberculose. L'action nocive sur le bacille
tuberculeux se trouve donc établie d’une façon formelle. André Vincent. 5
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