‹ Traitement des pleurésies purulentesChapitre 29 sur 38 · DE LA NATURE BACTÉRIOLOGIQUE DE LA PLEURÉSIE PURULENTE · texte numérisé non relu

DE LA NATURE BACTÉRIOLOGIQUE DE LA PLEURÉSIE PURULENTE

Dans le chapitre qui précède, nous avons incliqué et décrit les différents procédés, les méthodes diverses qui doivent seuls être mis en œuvre, pour traiter une pleurésie. Ces moyens nous paraissent toujours suffisants; le tout est desavoir choisir le plus efficace. Mais nous savons aussi qu'il y a plusieurs espèces de pleurésies purulentes, toutes produites parun agent pathogène spécial, et par conséquent, possédant toutes leur marche clinique propre, leurpronostic différent, et commandant toutes une thérapeutique, une intervention appropriée.

Il faut donc maintenant, — et c'est là certainement un des chapitres les plus intéressants de cette étude, etaussi l'un des plus utiles, — recWcher quel procédé il conviendra employer dans chaque cas particulier; en un mot, savoir quelles doivent être les indications opératoires pour cha-

TUAIT KM KN T

que variété d'empyèmcî et quelles sont aussi les contre-indications.

Or, les conditions qu'il faut d'abord envisager, les premières dont il importe de tenir compte, — nous serions tentés de dire, les seules, — sont relatives <\ la nature de la pleurésie; les autres, dont l'intérêt n'est guère moins immédiat, sont relatives au siège de la collection purulente et à son étendue.

En un mot, deux problèmes se présentent au clinicien, en face d'une pleurésie purulente :

1" Rechercher d'abord quel est le micro-organisme en cause, ou [g, vaiiété bactériologique.

2° Rechercher quels sont les rapports du pus et de la plèvre : enkystement, cloisonnement, etc., ou la variété anatomique.

10 De la nature des pleurésies purulentes.

Les microbes que l'on rencontre ordinairement dans le pus des pleurésies purulentes sont, en somme, peu nombreux, et les variétés de la maladie seraient bien réduites, si les agents de la suppuration étaient toujours à l'état de culture pure, c'est-à-dire, seuls, dans l'épanchement. R n'en est pas ainsi, et ce qui rend les difficultés plus considérables, c'est l'association de plusieurs microbes dans le liquide pleural, d'où naît une marche clinique nouvelle de l'empyème et par con"Séquent, aussi, une intervention spéciale.

On peut donc diviser au point de vue clinique et thérapeutique les pleurésies purulentes en deux grandes classes.

DKS. PLKUKÉSIKS PUKULKNTES

Dans la première, on ne trouve qu'un seul microbe dans le liquide pleural : ce sont les formes pures de l'empyème; ce sont de beaucoup ■ les plus importantes

A. Pleurésie purulente à pneumocoques, b. Pieu- ^'^ui'enilr résie purulente à streptocoques, c. Pleurésie puru- gués. lente tuberculeuse.

D'autres microbes ont été encore trouvés à l'état isolé dans certains pus d'empyème. Ce sont : ■1" le bacille encapsulé de Friedlander : 2° les staphylocoques; 3° les bacilles d'Eberth. La rareté de ces variétés isolées n'a pas encore permis de leur décrire une forme clinique particulière.

Dans la seconde classe, il y a infection mixte, c'est-à-dii'e association dans le pus de plusieurs microbes : bacille de Koch et streptocoques ; streptocoques et staphylocoques; streptocoques et microbes de la gangrène, cette dernière association constituant les pleurésies gangréneuses et putrides.

Lorsque nous aurons montré comment évoluent les première variétés (formes pures) et quel traitement il convient de leur appliquer, il nous suffira de montrer en quelques mots comment l'association des agents de la suppuration fait varier et cette allure clinique et cette thérapeutique.

Les pleurésies purulentes produites par les microbes ordinaires de la suppuration (pneumo-

•1. CouRTois-SuFFiT, Lcs Plcuvésies purulentes. Thèse de Paris 1891.

coques, streplocoques, staphylocoques, seuls ou associés), sont aiguës, fébriles, et quelle que soit l'affection qu'elles viennent compliquer, ont toujours la même forme clinique, laquelle est commandée par les caractères biologiques du microbe en cause.

DES PLEURl'lSTKS PURULENTES

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