‹ Traitement des Pneumonies et Broncho-Pneumonies par le Citrate de SoudeChapitre 21 sur 24 · FAT · texte numérisé non relu

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Nous avons alors essayé une sorte de contre-épreuve du : traitement. Chez certains malades on a, au bout de peu de jours, diminué ou supprimé le citrate de soude, et chaque fois une recrudescence plus où moins intense des symp- -lômes a été aussitôt constatée (observations I et V).

Enfin, il semble que le traitement doive être continué

quelques jours après la disparition des symptômes, environ 5 où 6 jours après le retour de la température à la normale.

Nous avons en effet assez souvent constaté la réapparition des symptômes après une suppression trop hâtive du citrate de soude. Nous avons noté parfois une légère ascension thermique, parfois une augmentation de la dyspnée, parfois même la réapparition du souffle (observation V). )

-Prolonger longtemps le traitement, c’est donc se protéger contre tout retour offensif de la maladie.

Résultats obtenus par le traitement.

L'action favorable du traitement sur les symptômes généraux se fait souvent sentir d'une façon très nette et très rapide. |

En effet, en quatre jours au plus, parfois même au bout de 24 à 48 heures, on pourra noter la disparition complète ou presque complète, du point de côté, une diminution considérable de la dyspnée avec une fréquence respiratoire descendue aux environs de la normale. A l'angoisse souvent atroce aura fait suite une sensation de bien-être accusée par le malade.

Ces phénomènes pourront être observés, même dans des cas très graves (observations I et VIT), et constituent à notre avis un élément favorable de pronostic.

La fréquence du pouls est également abaissée et marche de pair avec la respiration. Dans une seule de nos observations (observation VIT) on voit le pouls rester

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relativement élevé et ne pas suivre la marche descendante de la respiration. Encore s'agit-il ici d'un alcoolique très agité et très inquiet.

Enfin, la température paraît aussi très heureusement influencée par le traitement. |

Il est à noter, cependant, que l’action du citrate de soude ne se fait pas toujours sentir immédiatement. On voit même parfois une légère ascension thermique le lendemain de l'institution du traitement. Mais, à partir de ce moment, la température suit d’une façon générale la marche descendante du pouls et de la respiration, pour atteindre assez rapidement la normale.

Nous avons pu noter aussi très souvent l’arrêt de transpirations abondantes et la disparition de la congestion de la face.

Mais le traitement citraté n'agit pas seulement sur les symptômes généraux, et si l’on constate leur régression c’est sans doute qn'’il agit aussi sur la lésion même. C'est précisément ce que permet de constater l'observation des modifications subies par les signes physiques. :

En effet, le souffle tubaire s’atténue et disparaît généralemeut en cinq ou six jours. Durant cette période on peut,

chaque jour, suivre ses modifications d'intensité et de.

timbre. Il devient d’abord plus doux, puis plus lointain et moins étendu. Bientôt ce n’est plus un véritable souffle que l’on entend, mais une respiration légèrement soufflante. En même temps les râles deviennent moins nombreux, moins fins, plus humides, et finissent par disparaître.

Il est à noter qu'au moment de la disparition du souffle, on n'entend pas de râles crépitants de retour, La matité enfin s’atténue, se restreint et disparaît.

En un mot, en cinq ou six jours au plus, tout est rentré dans l'ordre. On constate que le poumon « respire ». Le murmure vésiculaire, d'abord un peu assourdi, devient de plus en plus net et la respiration reprend peu à peu tous les caractères d’une respiration normale.

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Enfin; l’expectoration visqueuse, gommeuse et rouillée du début, perd très rapidement ces caractères, elle devient muqueuse où muco-purulente, puis s'aère et se tarit complètement ou presque.

Telles sont les modifications des signes physiques et généraux que l’on peut constater au cours du traitement par le citrate de soude, mais son action ne se borne pas là, et l'évolution générale de la maladie semble être aussi heureusement influencée.

La deffervescence en effet survient généralement vers le 4 jour, même dans les cas graves. Elle se produit ordi-

\nairement en Ilysis ; parfois cependant une véritable crise peut survenir comme l'observation I le démontre.

# En trois ou quatre jours au plus la température, le pouls BL etla respiration atteignent la normale, et, sauf dans un cas

23 particulièrement défavorable (observation IV, malade de

; 83 ans) l'évolution de la maladie paraît sensiblement plus rapide que dans les cas non traités par le citrate de soude.

La maladie évolue aussi d’une façon moins dramatique. Après l’institution du traitement, nous n'avons observé ni délire violent, ni prostration extrême, l’état général a toujours été bien meilleur. Parfois même certains malades déclaraient éprouver une véritable sensation de bien-être.

; Ils étaient en effet délivrés de leur angoisse respiratoire, de

leur point de côté, de leurs Suffocations, de leurs transpirations. L’expectoration devenait plus facile, parfois même

le sommeil était possible. x

Enfin, la rareté des complications est également à noter.

Nous n'avons observé qu'une seule fois (observation VII) un léger épanchement méta-pneumonique. Loin de voir apparaître une myocardite aiguë, nous n'avons noté que très rarement une légère défaillance du cœur. Nous n'avons vu ni péricardite, ni arthrite purulente ; l'analyse des urines n’a jamais décelé que de faibles traces d’albumine.

De même, les convalescences ont presque toujours été

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