‹ Traitement des Pneumonies et Broncho-Pneumonies par le Citrate de SoudeChapitre 23 sur 24 · PAGES · texte numérisé non relu

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la maladie prend les caractères d’une pneumonie bénigne :

et abortive. ;

Si les broncho-pneumonies sont passibles du même traitement, il ne faut pourtant pas attendre dans ce cas des résultats aussi rapides, aussi nets et aussi réguliers que dans les pneumonies franches.

Cependant, même dans les formes graves, la médication citratée sera néanmoins un précieux auxiliaire, à condition toutefois d'être appliquée dès que le diagnostic aura été possible. Il ne faudra pas escompter une régression rapide des symptômes, leur acuité seule sera notablement diminuée.

Si l’on a en même temps recours au traitement classique

(huile camphrée à haute dose, sérum, caféine, abcès de

fixation), la guérison de cas d'apparence désespérée pourra être obtenue.

Il n’en est pas de même lorsque la broncho-pneumonie

sera restée longtemps sans thérapeutique active. Dans ce -

cas, le traitement citraté sera incapable d'éviter une terminaison fatale, car son action déjà retardée ne sera point assez rapide. C’est ainsi que nous avons vu un malade atteint de broncho-pneumonie double entrer à l'hôpital après 10 jours de maladie, et mourir 12 heures après, bien qu'il ait pris 2 grammes de citrate de soude toutes les heures.

La médication citratée reste en général également sans effet chaque fois qu'il s'agit d'une tuberculose à forme pneumonique ou broncho-pneumonique; la sensation d’euphorie existe bien, mais à un faible degré, et l’évolution morbide continue sa courbe sans modifications bien appréciables.

Nous nous sommes demandé si ce mode de traitement ne pourrait pas être appliqué à d’autres maladies que celles de l'appareil respiratoire, pourvu qu’elles s’accompagnent du même état de viscosité et de coagulabilité du sang.

Des essais dans ce sens ont déjà été tentés : c’est ainsi

que le De a de Saint-Nazaire fait counaitfe dans la | Gucele des ane des un ÉL 2 one 1920,* ‘une

{a ons, Se la Lai on sacrée, et d’une ou Ro fit une crise d’anurie calculeuse traitée par des ventouses scarifiées quine donnèrent que peu de sang. Le D' Ozo, remarquant la viscosité du sang ainsi obtenu, eut l’idée d'ordonner se gr. de citrate de soude toutes les deux ‘heur es et vit son j malade éliminer et cicatriser ses plaques de gangrène en. : un mois et demi. at

Ne pourrait-on pas essayer de traiter de méme le ramol-. - lissement cérébral, et le citrate de soude ne se montrerait-il pas capable d'empêcher la formation des caillots. qui obli- - {èrent la sylvienne ou ses ramifications, et frappent ainsi de mort les territoires nerveux correspondants ; LOU bien, les caillots formés, cette médication ne faciliterait-elle pas. la pénétration du sang dans les plus petits espaces de Ja zone menacée qui deviendrait plus PERTE au liquide sanguin rendu plus fluide ?

Étant donnée la pauvreté de la thérapeutique dans le - ramollissement cérébral, ilklsemblerait intéressant d'effectuer des recherches dans ce sens. | +

Injections intra-veineuses de Citrate de Soude.

Nous avons encore pensé qu'il serait peut-être possible d’administrer le citrate de soude par la voie intra-veineuse. re . Nous signalions, en effet que, dans les cas très graves où désespérés, le citrate de soude par voie digestive n’agit ni 7. assez vite, ni assez énergiquement.

| La pénétration directe du médicament dans le sang ne | présenterait-elle pas au contraite ces avantages, en modi-. - fiant presque instantanément la masse sanguine totale, en

favorisant ainsi l'action à ue tatieuts ?

Les expériences | de JEANBRAU et Ace Gti æ | semblent autoriser : ce mode d' administration. 0 .

at En ‘sé None. ee de ce echifrre: (6 à 8 me ‘ exemple) le malade ne courrait donc aucun risque d'i - | cation et w aurait pas à craindre de crise ne | grave. AOC EE ë Nous. nous SA donc re de 90 à 100 centiinètres cubes d'une solution à 6 %; les circonstances seules. ne nous ont pas permis d ‘employer ce mode du traitement, qui fera d'ici: pe Fobjet d'un travail nou veau.

En: somme, le traitement que nous venons. d'exposer parait être d'une réelle utilité. dans Je re des

| D'abord, à il M rule d'être très simple et à 1 portée de tous, car le citrate de soude est un produit

courant, dont l'emploi ne nécessite pas une surveillance

« CET Ars

ue : /

- Théoriquement, il est logique puisqu il est SUN sur des D ados dé laboratoire. à

Cliniquement, il est actif à condition d'être appliqué de bonne heure et régulièrement, puisqu'il se montre alors capable d'amener la CEA HON rapide des grands symptômes de la pneumonie.

Pratiquement, il est sans danger puisqu'on ne voit survenir au cours de son application aucun signe d’intolérance

ou d'intoxication, et puisqu'il ne modifie que temporai- remenf la fonction de coagulation du sang sans entraver ses autres fonctions. |

En outre, il n’a pas de contre-indications formelles.

Nous croyons cependant qu'il est préférable de ne = l'employer que prudemment chez les hémophyliques et les tuberculeux menacés d’hémoptysie.

si

SU

Enfin, on est toujours maître, puisqu'on peut, instantanément, détruire ses effets par l'administration d’une petite dose de chlorure de calcium, «lantidote » du citrate de soude. | | ;

Vu et bon à imprimer :

Le Président de Thèse, ARNOZAN.

Vu:

Le Doyen, SIGALAS.

Vu et permis d'imprimer :

Bordeaux, le 6 Janvier 1921.

Le Recteur de l'Académie,

ŸR. THAMIN.

rpeumonies. (Pree Médicale, , février d, ):

“mo ies. et € bro xcho-

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