‹ Traitement des psychonévroses de guerreChapitre 13 sur 55 · CRISES NERVEUSES · texte numérisé non relu

CRISES NERVEUSES

Le début de la crise est brutal ; le malade fait quelques contorsions, se roule sur son lit ou se jette à terre. Le corps se raidit, la tète se renverse en arrière, les jeux saillants sont révulsés sous les paupières clignoltantes. Le faciès est vultueux, les veines du cou gonflées à l'extrême, la respiration se suspend pendant un court moment. Puis le sujet se livre aux contorsions les plus désordonnées, les plus invraisemblables. Les membres s'agitent en tous sens, frappent les murs, le parquet ; les mains crispées sur les draps ouïes couvertures déchirent, arrachent ce qu'elles peuvent; s'il n'est pas suffisajmnent maintenu le sujet se roule à terre, faisant des bonds effrayants en apparence, hurle, se démène, se précipite sur les infirmiers, brise les vitres. Malgré cet appareil bien propre à terroriser ceux à qui ne sont pas familières ces agitations des psycho-névropathes, le sujet peut être maintenu assez aisément et une douche, une vigoureuse aspersion d'eau froide ^sur le visage et le thorax ou une application de courant faradique ont bien vile raison de celte crise désordonnée.

Ne pouvant insister sur les éléments du diagnostic de la crise hystérique avec celle du mal comitial, nous rappellerons seulement, que dans l'immense majorité des cas ce diagnostic est facile. Les caractères des crises (cri initial, pâleur de la face, mydriase, morsure de la langue, ecchymoses conjonctivo-palpébrales, émission spontanée des urines et profond sommeil) joints aux conditions d'apparition de ces crises (début dans l'enfance ou la jeunesse, explosion diurne ou nocturne, sans causes apparentes) sont des signes qui appartiennent à la crise épileplique et qu'on ne retrouvera pas dans l'hystérie.

11 faut avouer cependant, que les caractères différentiels ne sont pas toujours si nettement tranchés, et que faire le diagnostic de la

nature précise d'une crise convulsive, n'est pas toujours chose aisée, même quand on assiste à la crise.

L'épreuve du « courant faradique » qui consiste à déclancher la crise d'hystérie au moyen de la bobine à fil fin aide souvent le diagnostic.

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