‹ Traitement des psychonévroses de guerreChapitre 35 sur 55 · PL. IX · texte numérisé non relu

PL. IX

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active. En assouplissant progressivement les articulations, en provoquant des mouvements plus étendus que ceux possibles spontanément, la mobilisation passive augmentera l'amplitude des mouvements du jeu articulaire et à ce titre préparera le terrain aux mouvements actifs qui pourront dès lors s'exécuter. La mobilisation passive ne sera donc réellement utile que si ses résultats sont immédiatement *< exploités » par les motilités active et passive.

Ce que nous venons de dire permet de comprendre que la physiothérapie doit être, comme l'a dit Grasset, psychothérapique, de comprendre aussi les insuccès totaux de la physiothérapie isolée même très longtemps prolongée dans les troubles de ce genre. C'est par la psychothérapie en effet qu'on pourra décider un malade à utiliser une main dont il avait perdu l'habitude de se servir depuis de nombreux mois. Ce n'est encore que la psychothérapie qui le poussera à multiplier des séances de mobilisation passive souvent douloureuses pendant les premiers jours. Ce n'est ni par la psychothérapie, ni par la physiothérapie appliquées isolément que l'on fera disparaître les troubles secondaires, mais bien par la psychophysiothérapie. Avec de la conviction, de la persévérance, de l'opiniâtreté même de la part du médecin et du patient, cette psycho-physiothérapie peut et doit généralement amener la guérison.

Quelques exemples de décrochage

Le traitement de toutes les variétés de psychonévroses est l'application des règles générales précédemment énoncées. Ce traitement n'a rien d'immuable, ni de définitivement fixé ; il est au contraire réalisé par une constante et changeante adaptation, suivant les sujets, la nature, l'ancienneté des accidents. Pour préciser les idées des médecins non habitués à la psychothérapie, il nous paraît utile de donner ici quelques exemples. Voyons donc comment on pourra s'y prendre pour obtenir la disparition d'un accident récent (observé dans la zone de l'avant) ou ancien (dans la zone de l'intérieur).

Chacun des exemples que nous prendrons concerne des cas que l'on peut observer et avoir à traiter tant à l'avant qu'à l'arrière. Nous les localiserons cependant pour éviter des répétitions là où on les observe le plus habituellement, là où leur aspect est le plus

caractéristique, ou bien enfin là où il nous paraît plus opportun, plus indiqué et plus utile de les traiter.

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