‹ Traitement des psychonévroses de guerreChapitre 36 sur 55 · Exemple de décrochage à l'avant · texte numérisé non relu

Exemple de décrochage à l'avant

(Malades récents)

Surdi-mutité. — Voici commenl nous pratiquons : Un soldat après une « commotion » par éclatement d'obus arrive à l'ambulance de triage. 11 ne répond pas aux questions qu'on lui pose : il donne l'impression d'un sourd -muet. L'obnubilation paraitelle très intense, on pourra le laisser reposer quelques heures et ne s'occuper de lui qu'après ce repos. A ce moment il suffira souvent de lui poser avec insistance quelques questions brèves et précises pour obtenir une réponse. Il sera facile dès lors d'arriver à faire parler ce soldat convenablement. Si ce premier essai n'a pas donné le résultat attendu, si le malade parait ne pas avoir entendu ce que lui a dit le médecin, il ne faut pas en paraître surpris, pour ne pas le suggestionner. En quelques phrases courtes et très affirmatives, on lui expliquera, par écrit, que ses troubles ne présentent aucune gravité et qu'ils disparaissent de suite quand ils sont convenablement traités, qu'ils cèdent toujours à une simple injection d'un médicament très actif, qui n'a comme inconvénient que d'être un peu douloureux. On fait alors une piqûre d'éther par exemple, et pendant que l'on injecte le liquide, on lui dit, comme s'il entendait, d'émettre un son, de crier. On fait l'injection aussi lentement que possible, en s'arrêtant au besoin pour que la persuasion ait le temps d'agir. Les exhortations de plus en plus pressantes du médecin permettront d'obtenir très rapidement en général, le résultat

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