Traité des luxations et des bandages , 1G
Sromeyer1 marque le premier pas clans cette voie, puis vinrent ceux de Lukem2, de Riait 3, de Li 1 lie, de Lorinser, d’Eulenburg \ etc. Mais celui qui défendit surtout les procédés de redressement graduel, qui les popularisa et les mita la portée de lous, ce fut Bonnet 5.
Nous n’avons pas l’intention de faire ici une étude analytique des appareils. Une chose pourtant nous paraît nettement ressortir de tout cela; c’est que l’idée du redressement plus ou moins gradué, est entrée définitivement dans l’esprit des médecins ; c’est que personne n’oserait plus soutenir qu’il faut abandonner les ankylosés ou les supprimer par l’amputation.
Si le principe paraît bien établi, les applications sont loin d’être au-dessus des critiques. « L’emploi prolongé de ces différents moyens, disent MM. Follin et Duplay, donnent pour les ankylosés incomplètes d’excellents résultats. Toutefois, il faut bien savoir que les chances de succès sont loin d’être les mêmes atout âge. On peut dire en général qu’elles deviennent de moins en moins favorables au fur et à mesure qu’on s’éloigne de l’enfance. Les plus beaux succès ont été obtenus sur des enfants de moins de seize ans. Chez les vieillards, il y a peu à espérer; toutefois, on peut encore amener un notable soulagement, par conséquent on doit tenter la cure des ankylosés à cet âge. » Volkmann est moins favorable. « Par suite des résultats très peu avantageux qu’on a obtenus par la plupart de ces méthodes, dit-il, il devenait tout naturel qu’on cherchât un moyen destiné à augmenter l’action des machines et des appareils orthopédiques, c’est-àdire de diminuer la résistance des tissus rétractés et indurés qui fixent l’articulation. »
M. Lagrange reproche aux procédés d’être douloureux, susceptibles de produire des désordres, très lents dans leurs résultats. Ce sont là des objections sérieuses ; nous nous sommes suffisamment expliqué au sujet du principe, mais