AVANT-PROPOS
incurables, ne sont nullement définitives ; qu’avec un peu d’énergie, de patience et de méthode on peut en avoir raison. L’important c’est de savoir se guider, c’est de n’entreprendre rien, quand on est sûr d’aboutir à un insuccès, de procéder sans hésitation lorsqu’on a pour soi l’expérience. La méthode que je propose n’est pas nouvelle; elle a été pratiquée il y a plusieurs siècles pour la première fois, seulement je l’applique autrement que mes prédécesseurs. On a fait le massage et la rectification forcée isolément ; presque personne ne s’est aperçu que l’un pouvait servir de préparation ou d’adjuvant à l’autre. C’est là ce qui distingue mes observations de celles de mes confrères. J’ai toujours eu recours aux deux procédés alternativement et leur importance relative a varié suivant les phénomènes prédominants et les éventualités de la cure. J’espère que ceux qui liront ces lignes arriveront à partager ma confiance, à traiter des difformités trop souvent abandonnées, à restituer la plus grande partie de leurs mouvements à des articulations devenues inutiles.