Pathol, chir. t. V, p. G
kylose parce qu’ils sont obligés de porter longtemps le bras en écharpe soit à cause d’une fracture de l’avant-bras, soit à cause d’un traumatisme quelconque. Ces gens vont d’un chirurgien à l’autre, persuadés qu’ils ont une fracture ou une luxation ancienne. Un jour un malade vint me voir dans ces conditions et je m’étais vainement fatigué pour découvrir la cause de l’immobilisation, lorsque mon confrère, le docteur Osterlen, qui se trouvait chez moi, attira mon attention sur une ancienne fracture du radius et me fit remarquer que c’était probablement là l’origine de tout h »
Une intervention active est presque toujours nécessaire. Bonnet faisait déjà remarquerqu’on procédait ici comme pour toutes les articulations, c est-à-dire par des mouvements doux et gradués ou par la rupture violente des adhérences.
« Je n'ai employé ce dernier procédé, ajoutait-il, que dans des ankylosés fibreuses et incomplètes consécutives à des inflammations traumaliques ou rhumatismales 2. »
Roser dit à peu près la même chose. Voici le manuel opératoire suivi dans les cas rapportés par Ritsch :
« D habitude le malade est assis sur un siège bas et fixé dans cette position, ce que l’on fait facilement même lorsque la narcose est profonde. Un aide saisit l’omoplate à deux mains et le fixe de haut en bas. 11 doit se placer de telle sorte qu’en appuyant sa poitrine sur le côté sain du malade, il prévienne tout déplacement de ce côté. Pour empêcher que celui-ci ne glisse de la chaise, on mettra un obstacle devant ses pieds; pendant les mouvements qu’il communique au bras et à l’épaule, le chirurgien aura soin de mettre sa jambe contre celles du malade. Dans les cas légers, le brisement forcé est facile à faire. On saisit d’une main le bras au-dessus des condyles de l'humérus, puis l’avant-bras, fléchi à angle droit sur le bras, un peu au-dessus du poignet, celui-ci est élevé jusqu’à ce que son extrémité cubitale soit au niveau de l’aeromion ; en même temps on tourne à plusieurs reprises le membre sur son axe ; lorsque les adhérences se déchirent