On ankylosis, London
les secondes celles qui sont exlra ou inlra-capsulaires.
Cette évolution nouvelle, qui tend à faire table rase des divisions établies depuis cinquante ans, a été parfaitement exposée par M. le Dr Lagrange dans sa thèse d’agrégation.
« Comme le fait, avec juste raison, observer M. le professeur Richet, dit-il, cette division de l’ankylose en osseuse et fibreuse, centrale et périphérique, si elle satisfait 1 anatomiste, ne saurait répondre aux besoins de la clinique. Aussi, dans les derniers travaux sur l’ankylose (Follin, Denucé, Ollier, Terrier), retrouve-t-on l’ancienne classification de Fabriz de Hilden : ankylosé complète, ankylosé incomplète. Cette dernière peut, comme l’a montré M. Campen on, présenter ellemême deux degrés : elle peut être lâche ou serrée suivant que l’étendue des mouvements se rapproche plus ou moins de l’état normal. Nous admettrons sans réserve la division qu’il a établie et qui est comme un guide pour le chirurgien, lorsqu’une intervention est nécessaire.
L’ankylose du genou peut donc présenter trois degrés différents :
\° L’ankylose est complète; la soudure osseuse peut être centrale ou périphérique; il peut y avoir soudure fibreuse très serrée; la cavilé articulaire a disparu; il existe une sclérose périphérique plus ou moins prononcée et qui s étend souvent j usqu’aux téguments; la dégénérescence musculaiie est constante;
2° L’ankylose est incomplète, mais très serrée; on aura, suivant le cas et probablement suivant la cause et la nature de l’arthrite préexistante, soit un cal cellulo-fibreux interarticulaire, soit une induration périphérique étendue avec transformations des ligaments, soit une déformation de surface, les muscles, les téguments seront modifiés;
3° L’ankylose est incomplète, mais lâche. Les lésions, dans ce cas, sont des plus variées : on peut trouver des brides fibreuses interosseuses, un épaississement et des adhérences partielles de la synoviale, une induration des ligaments, une rétraction d’un faisceau ligamenteux, une déformation légère des surfaces osseuses. Les parties extra-articulaires (tissu cel-
lullaire, muscles, peau) sont peu ou pas altérées 1 ,(Campenon).
Ces remarques sont trop judicieuses, trop en rapport avec les nécessités delà clinique pour que nous essayions d’y ajouter quelque chose. Nous acceptons sans hésitation une division simple, formulée en termes précis comme ceux de M. Lagrange; nous nous occuperons des deux dernières espèces qu’il admet : les fausses ankylosés, serrées ou non.