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La rectotomie externe (Humphry) pratiquée en France par Panas et par Verneuil, consistait en section sur la ligne ano-coccygienne de toutes les parois anorectales, soit au bistouri, soit à l’écraseur linéaire ou au thermocautère.
L’autoplastie rectale de Péan, la rectoplastie n’amènent pas la rétrocession de la rectite concomitante et sont suivies de récidives.
L’extirpation fut préconisée par Segond (1889) qui la faisait par voie périnéale intrasphinctérienne, par Quénu et Richelot en 1891.
Mais, déjà en 1895, MM. Hartmann et Quénu la discutent et en 1897, M. Lapointe met en valeur l’anus ilaque, signale que l’extirpation n’est pas toujours un procédé radical, et fournit Ja statistique suivante :
Sur 69 opérés, 11 morts post- opératoires.
3 survivants morts la première année.
Sur les 55 autres, 31 revus moins d’un an après dont 9 avaient déjà une récidive. 24 revus plus d’un an après dont 12 ont récidivé.
Relevons la statistique de Ruge (1907).
19 opérés. 1 mort post-opératoire, 1 mort survenue : la première année, 6 opérés non revus. Ç
Restent 11 opérés, dont 4 ont été examinés moins d’un an après l'intervention. Chez l’un d’eux, récidive de la sténose, chez un autre, rectite.
Sur les 7 revus plus d’un an après l'intervention, 2 ont récidivés, 5 sont considérés comme œuéris, lun d'eux avec incontinence.
La statistique du Professeur Hartmann (1922) porte
ROLE de
sur 34 extirpations intra-sphinctériennes, et 2 amputations abdomino-périnéales, avec 3 morts post-opératoires. Sans détail sur les résultats éloignés que l’auteur signale comme excellents.
L'article de M.Barbilian (Presse Médicale, 4 mars 1925) porte sur 17 cas opérés depuis 1918 par M. le Professeur Hartmann. f
2 malades ont été perdus de vue après l'intervention, un après quelques années, un autre est mort peu après. Sur les 13 restant, il y a 3 récidives nettes, 3 autres présentent des phénomènes de rectite.
Enfin, Deroche, dans sa thèse (1925) rapporte 21 cas opérés. Une mort post-opératoire, une mort quatre mois après de tuberculose, un malade perdu de vue. Sur les 10 revus moins d’un an après, une récidive, et une rectite intense. Sur les 8 autres, 3 récidives, une rectite, un opéré obligé de se dilater de temps en temps, un autre incontinent.
M. Radice, dans une statistique récente (mars 1926) résume toutes les précédentes, y ajoute 7 cas d’exérèse et conclut, sur 135 cas considérés, au pourcentage suivant :
10,3 % de morts post-opératoires.
48, 2 % d'échecs.
34, 4 % de succès partiels.
15, 5 % de guérisons définitives.
Ces statistiques montrent que, même précédée d’une colostomie iliaque, cette intervention porte sur des tissus infiltrés et enflammés et que bien souvent, elle
est suivie d’incontinence et de récidive.