LA UE
la méthode, proscrivant absolument la dilatation mécanique et n’autorisant que la bougie qui passe sans forcer et sans faire souffrir.
Nous entendons par là, la souffrance provoquée par la dilatation mécanique au niveau du rétrécissement
Car, bien sauvent, les sujets traités sont porteurs de lésions extrêmement enflammées et douloureuses. du canal anal. Le contact de la bougie métallique avec les parois ulcérées de cette région provoque une vive souffrance et crée un spasme considérable du sphincter.
La plus grande douceur et la plus grande patience doivent donc être de règle dans la mise en place de l’électrode rectale.
Le sphincter ane la douleur provoquée par le spasme diminue et on sent très bien en poussant plus avant une bougie de calibre convenable, le ressaut non douloureux de celle-ci sur le rétrécissement franchi aisément, ñ |
D'autre part, le passage du courant fait cesser rapidement la douleur.
Enfin, l’anite elle-même est justiciable du traitement diathermique et ne doit donc pas être considérée comme un obstacle à son exécution. |
En pratique, on fait coucher le malade sur la plaque lombaire, on place l’électrode abdominale. On introduit alors la bougie rectale, et l’on peut aussitôt faire passer le courant.
Si le décubitus dorsal n’est pas favorable à la mise en place de la bougie rectale, on introduit celle-ci en
position genu pectorale ou en position de Sims, on fait £ L \
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coucher le malade sur la plaque lombaireet l’on place, en dernier lieu, l’électrode abdominale,
Quoiqu'il en soit, on augmente progressivement l'intensité jusqu'à atteindre rapidement 2 ampères; 2 ampères et demi, parfois même 3 ampères:
L'épaisseur du pannicule adipeux qui double la paroi abdominale est un des éléments limitant le maximum de l'intensité que l’on peut employer.
En effet, les tissus adipeux sont très mal vascularisés, donc ils sont très mal refroidis par la circulation sanguine, ils s’échauffent plus vite sous l'influence du courant de diathermie, et l’on doit diminuer l'intensité,
Les modifications du calibre de la bougie rectale permettent également de faire varier lé chiffre de l’intensité. La densité électrique étant inversement proportionnelle au calibre de la bougie, l’augmentation , du calibre de cette bougie nous permettra donc d'élever proportionnellement l'intensité du courant employé, Ceci explique l'intérêt qu'il y a à employer toujours la bougie la plus grosse qu’admette le rétrécissement,.
Comme dans toutes les applications diathermiques, on tiendra compte des sensations du malade, l’interrogeant fréquemment, et maintenant l'intensité aussi haut qu’elle pourra être supportée par lui.
Chez les sujets à paroi abdominale maigre, donc bien vascularisée, avec les bougies de 25 à 27 mm, on peut dépasser facilement une intensité de ? ampères et demi. À
Les applications ne sont pas douloureuses, Au con-
traire, le passage du courant fait cesser la couleur causée
Levy : 3
UE à DR
par la bougie au niveau du canal anal enflammé.
Pour la bonne marche du traitement, il est indispensable de faire des séances d’une durée de 20 minutes, et d’en faire trois par semaine.
Elles seront groupées en séries de dix ou de douze, à l’issue desquelles on pratiquera un examen rectoscopique destinéà vérifier l’état de la sténose et de la muqueuse rectale au-dessus et au-dessous.
Après chaque série, une interruption du traitement est indiquée.
En effet, outre la fatigue qui serait provoquée par un traitement trop prolongé, la période de repos ne retarde pas les progrès de l'amélioration, car elle permet souvent de gagner quelques millimètres de dilatation à la reprise du traitement. |
La durée de cette période de repos est variable avec l’état de la lésion. Au début, on interrompra le traitement pendant une quinzaine de jours seulement. Plus tard, et avec l’amélioration progressive des symptômes, on sera autorisé à donner des périodes de repos plus longues, trois semaines, puis un mois, jusqu’à ce qu’on arrive à ne plus revoir les malades que tous les deux ou trois mois.
À partir de ce moment, 1l s’agit surtout d’une surveillance médicale périodique de l’état du malade, et les séries faites alors, ont surtout pour but de combattre la rectite, car, le plus souvent, après la quatrième ou la cinquième série, même les rétrécissements les plus serrés ont disparu,
Le nombre total. des séries nécessaires ést extrême-
Se |A
ment variable avec les cas, suivant le degré de la sténose au début du traitement, suivant l'ancienneté de la lésion.
Mais, on ne saurait trop insister sur la nécessité d’un traitement suivi régulièrement. Nous verrons dans l'exposé des observations que les cas qui ont cédé le
plus rapidement sont ceux dans lesquels les malades sont venus aux séances sans autre interruption que les repos réguliers, entre chaque série.
Au contraire, dans les traitements qui se prolongent dans les cas qui s’améliorent beaucoup plus lentement, on retrouve toujours des interruptions, des séances manquées, des repos prolongés outre mesure, alors que l’amélioration n’était pas suffisante.