‹ Traitement des rétrécissements inflammatoires du rectum par la diathermieChapitre 17 sur 32 · SANTE · texte numérisé non relu

SANTE

si son introduction menace de faire souffrir, de néces- | siter un effort brutal, on s’abstient et on a recours à pe la bougie employée pour la séance précédente. Notons que, dans un cas, la guérison a été obtenue, alors que la bougie employée ne franchissait pas le rétrécissement trop. haut placé (ob. n° 4).

| L’électrode indifférente est constituée par deux pla- £ ques métalliques jumelées, placées l’une sur la région abdominale, l’autre sur la région lombaire.

Nous insisterons sur les motifs qui ont déterminé le choix du siège de ces électrodes. ;

On a toujours le plus grand intérêt à augmenter autant qu’il est possible la surface d'application de l’élecee? trode indifférente.

D'autre part, le rectum où est placé l’électrode active est une région de l’organisme particulièrement bien vascularisée, irriguée par des artères de calibre impor- 23 tant, par de grosses veines.

nn Bien refroidi par cette active circulation sanguine,

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il supportera des intensités élevées, qui seraient susceptibles de brûler les téguments au niveau d’électrodes indifférentes trop petites, à la surface desquelles la densité électrique serait trop augmentée.

On placera donc une première plaque sur l’abdomen en utilisant ue grande surface limitée schématiquement par le rebord des fausses côtes en haut, par les épines iliaques latéralement, c’est-à-dire, par les points : où les téguments sont doublés de facon trop voisine par des surfaces osseuses.

La deuxième plaque est placée sur la région lombaire et non sur la région sacrée comme elle l'était au début du traitement et comme le préconise un auteur allemand, M. H. Picard. Er

En effet, la résistance du corps humain est extrèmement variable suivant les régions, chaque tissu ayant sa résistance spécifique propre. En particulier l'os a une résistance considérable, et ne laisse pour ainsi dire pas passer le courant.

Et, lorsqu'il s’agit d'une région comme la région sacrée, contenant une surface osseuse importante sousjacente immédiatement aux téguments, le courant passe seulement par les échancrures sciatiques pour pénétrer dans la profondeur. Il en résulte un échauffement rapide des Lissus et la prompte nécessité de diminuer l’intensité.

Au contraire, dans la région lombaire, la plaque repose pour les deux tiers de sa surface sur des téguments sans surface osseuse sous-jacente, et l'intensité peut

être augmentée et maintenue sans danger de brûlures.

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Nous en arrivons maintenant à l'étude de la position du malade, de la mise en place des électrodes.

L'examen rectoscopique pratiqué avant le début du traitement, a renseigné sur le siège exact du rétrécissement, sur son calibré, sur son étendue, enfin sur les sinuosités qu'il peut présenter et sur l’obliquité que nous devrons donner à la bougie lors de son introduction.

Le toucher rectal précédant immédiatement la séance, aura donc surtout pour but de lubrifier les parois du canal anal et du rectum.

La bougie choisie, soigneusement stérilisée, enduite d’un corps gras, est prête à être utilisée. (

Le malade devant subir la séance en décubitus dorsal, il paraît logique d'introduire la bougie dans cette position, de façon à ne pas le mobiliser ensuite.

Mais cette position n’est pas toujours favorable; dans le cas de rétrécissement. très serré ou sinueux elle ne permet pas toujours d'orienter l’axe de la bougie suivant l’axe du rétrécissement.

Dans ce cas, on aura recours, soit à la position de Sims ou décubitus latéral, soit à la position genu pectorale. | | |

On $e souviendra que si là morphologie du rectum est déjà très variable d’un sujet à l’autre chez les sujets sains, On aura encore bien plus souvent des aspects différents, lorsqu'il s'agira de rétrécissements inflammatoires, affectant des courbes à orientations diverses, parfois très sinueuses.

L'introduction sera facilité par le principe même de

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