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le repos. Au besoin, on relèvera l’état général par quelques stimulants.
Les hémorragies peuvent se présenter sous une apparence. plus inquiétante. Encore faut-il distinguer les hémorragies de faible importance succédant parfois à une séance des grosses hémorragies beaucoup plus abondantes que nous avons vu se produire seulement dans deux cas. (Obs. n° 3, obs. n° 23.)
Leur cause est simple à découvrir. Au-dessus du rétrécissement, il existe presque toujours, surtout au début du traitement, des ulcérations en nappe.
L'application diathermique provoque à ce niveau une vive congestion. Il en résulte un écoulement sanglant plus ou moins abondant.
La plupart du temps, ces hémorragies sont minimes,
elles cessent le plus souvent dans le courant du traitement, après a. à douze séances alors que la stase iécale est levée et que les ulcérations commencent à se cicatriser.
: Dans les cas de grossés hémorragies, il s'agissait de rétrécissements anciens, très serrés et au-dessus desquels on trouvait une muqueuse complètement exulcérée.
D'ailleurs, le repos au lit, l'application de glace sur le ventre, quelques injections de sérum hémo-: poiétique de cheval ont suffi à faire cesser l'hémorragie et le seul inconvénient a été un léger retard dans le traitement, qui repris dans la suite, et continué avec précautions, a pu être mené à bien.
ARS Lys
IV, — Les observations
Les observations qui vont suivre, concernent 32 malades traités par cette méthode, au Laboratoire d’'Electrologie du service de notre maître le D' Bensaude.
27 de ces malades étaient porteurs de rétrécissements inflammatoires du rectum plus ou moins serrés. 5 étaient atteints de rectites végétantes ou d'anites avec infiltration des parois, auxquelles fut étendu le traitement en présence des bons effets observés sur les rétrécissements.
En effet, sur le premier groupe de 27 malades considérés, 10 n'ont actuellement plus trace de rétrécissement, l’un d'eux depuis treize mois, un autre depuis neuî mois, trois autres depuis six mois, les autres depuis deux ou trois mois seulement.
. Les 17 autres sont en traitement depuis une époque plus rapprochée. Ils sont améliorés, mais non complè-
tement guéris, et se trouvent à des étapes différentes
de leur traitement. La lecture de leurs observations
permet donc de se rendre compte de l'effet progressif et du mode d'action de la diathermie.
Enfin, chez les 5 malades atteints d’ano-rectites avec infiltrations des parois, nous avons vu dans deux cas disparaître complètement l’induration; dans les trois autres, actuellement encore en traitement, elle a diminué considérablement.
Actuellement sont traitées, en outre, par le même
procédé, avec la même technique, un certain nombre
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d’ano-rectites et de rectites sans sténose et sans infiltration qui s’améliorent chaque jour tant au point de vue de l'écoulement ét des signes fonctionnels que de l’état local,
Obs. I.— Reclile gonococcique suivie malgré loules les thérapeutiques d’un rélrécissement serré (11 mm.).: Sodomie. 20 séances de diathermie : Amélioration de la reclite. Disparilion de la slénose. Résultat acquis depuis treize mois.
M. C.. Jean, 41 ans, métallurgiste.
Est venu consulter le 20 juin 1922 pour des troubles rectaux ayant débuté en 1920. Il fut traité dans le service depuis cette époque et périodiquement examiné à la rectoscopie.
La rectite gonococcique ulcéro-végétante qu'il présentait : en juin 1922 n’a été nullement améliorée par toutes les thérapeutiques employées : antiseptiques, cautérisations, fulgurations.
Et, progressivement, la sténose s’est établie, si bien que, en décembre 1924, le malade était porteur d’un rétrécissement serré n’admettant que la bougie de 11 mm. |
C’est alors que fut institué le traitement diathermique : 20 séances pendant lesquelles on passe de la bougie de 11 mm. à la bougie de 29 mm.
A l'issue de ce traitement, la rectoscopie pratiquée le 21 fé-
vrier 1925 montre une amélioration considérable Le recto-
scope de 20 mm. passe avec une extrême facilité. La muqueuse est souple, mais avec dés surfaces ulcérées surtout à droite. La suppuration est moins abondante.
Le 2 avril 1929, le rectum est largement dilaté. On y cons- Late des granulations de rectite hypertrophique. L’inflammation a diminué,
Le 13 décembre 1925, le rectoscope de 20 mm. passe très facilement, Les parois du rectum sont très souples, la muqueuse est encore enflammée.
Le 7 mars 1926, soit plus d'un an après la fin du traitement diathermique, il n’y a pas de rétrécissement, La muqueuse est souple, Il persiste de la rectite granuleuse.
Obs. Il. — Rétrécissement inflammatoire large (17 mm.) rebelle à tous les traitements médicaux. Sodomie, syphilis. 20 séances de diathermie. Amélioration de la rectite. Dis-
parilion de la sténose. Mêmes constatations 9 mois après.
M. B... Louis, 42 ans, maître d'hôtel.
Vient consulter le 29 novembre 1924 pour des troubles remontant à 1913 : fausses envies fréquentes, écoulement de pus par l’anus. Sodomie et syphilis.
À été traité par la chimiothérapie, par le traitement antsyphilitique, ainsi que par la dilatation à froid sans résultat.
L'examen rectoscopique montre un rétrécissement large
avec ulcération de toute la partie rétrécie admettant la bougie de 17 mm.
A trois reprises, on pratique l’étincelage sans résultat, ainsi que le montre une rectoscopie faite le 5 décembre 1924.
On institue alors le traitement diathermique : 20 séances avec les bougies de 17 à 28 mm. |
Une rectoscopie pratiquée fin janvier 1925 donne les résultats suivants : le rectoscope de 20 mm. passe avec la plus grande facilité. Il n’y a plus de rétrécissement, mais une rectite granuleuse suppurant encore.
Ce malade a été revu : en février 1925, en avril 1925, en octobre 1925, avec un rectum largement dilaté, une rectite
améliorée, mais non guérie.
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Obs, IN. — Rélrécissement inflammaloire à 7 cm. admellant la bougie de 12 mm, Pas d’étiologie nelte, 33 séances de diathermie entrecaupées d'hémorragies importantes, Disparition de la sténose, Amélioration de la rectite,
M. D. Etine, 48 ans, tapissier,
S’est présenté à la consultation le 12 février 1925 porteur d’un rétrécissement inflammatoire typique du rectum situé à 7 cm. et sans étiologie précise, Ce rétrécissement n'admettait que la bougie de 12 mm.
Le traitement diathermique fut institué et l’on pratiqua 9 séances en utilisant les bougies de 12 à 23 mm.
Deux jours après la neuvième séance, survint une hémorragie rectale importante, de sang rouge, accompagnée d’éblouissements, de tintements d'oreilles et de syncope.
Cette hémorragie se renouvelant les jours suivants, le malade fut admis dans le service. Il entra en salle le 12 mars.
Une rectoscopie faite ce jour même, montra : des parois indurées, un rétrécissement large permettant le passage de la bougie de 23 mm., au-dessus du rétrécissement des ulcérations saignant en nappe, peu de pus.
On mit alors le malade au repos au lit avec de la glace sur l'abdomen et on lui fit une injection quotidienne sous-cutanée d’hémostyl pendant dix-huit jours, et le 30 mars, on put reprendre le traitement diathermique avec la bougie de 22 mm. 9 séances à l'issue desquelles on passait facilement la bougie de 25 mm. :
Le 17 avril, la paroi est souple au doigt, le rectoscope de 20 mm. progresse jusqu'à 20 cm. sans difficulté. Le rétrécissement a disparu. Quelques ulcérations ne saignant pas dans la zone de 7 à 15 cm. Au-dessus, muqueuse normale. Au-dessous ;
léger dépoli avec, par endroits, aspect pultacé,
d’un an.