‹ Traitement des rétrécissements inflammatoires du rectum par la diathermieChapitre 21 sur 32 · AA TN · texte numérisé non relu

AA TN

Le 5 juin, il n’y a plus d'ulcérations.

Le 14 septembre 1925, à bout de doigt, on sent un anneau un peu induré, mais laissant facilement passer le rectoscope de 20 mm.

Le traitement diathermique est repris : 10 séances avec la bougie de 25 mm. et le 5 novembre 19925, il n'y a plus trace de rétrécissement.

Le 17 décembre 1925, après être resté deux mois sans traitement, pas de rétrécissement. La muqueuse garde encore des irrégularités, des petits bourgeons sensibles au toucher.

C’est contre cette rectite persistante, constatée à nouveau le 27 février 1926, que le traitement diathermique fut repris : D séances, sans autre inconvénient que de petites hémorragies après les séances.

Le malade n’a pas été revu depuis.

Obs. IV. — Rélrécissements inflammatoires élagés l'un à 6 cm. l'autre à 10 cm. Eliologie incertaine. Dilatation à froid du rétrécissement inférieur. 40 séances de diathermie sur le rétrécissement supérieur que la bougie de Hégar ne franchit pas. Disparition de la sténose depuis six mois. 10 nouvelles

séances contre la rectite qui s'améliore.

Mme S.., couturière.

Vient consulter le 28 mars 1925 pour des troubles datant Il s'agissait d’alternatives de diarrhée et de constipation, de coliques douloureuses précédant les selles, enfin d’un écoulement purulent, pendant et entre les selles. Ces phénomènes avaient retenti sur son état général. Amai-

grissement de 8 kg. en un an.

La rectoscopie montra un rétrécissement inflammatoire commençant à 6 cm. au-dessus de l’anus, ne laissant pas passer le rectoscope de 20 mm.,mais celui de 15 mm.La pa- ‘roi avait un aspect cicatriciel, mais sans rectite végétante proprement dite. ;

La sodomie est*niée, le Wassermann négatif.

Cette malade fut d’abord soumise à la dilatation à froid par les bougies de Hégar depuis la bougie de 18 mm. jusqu’à celle de 27 mm.

: Le 27 mai 1995, la rectoscopie montrait que la partie inférieure du rectum était dilatée, mais qu’un défilé plus sténosé commençait à 10 cm., admettant le rectoscope de 15 mm.

C’est pour dilater ce rétrécissement supérieur que l’on fit appel à la diathermie. Le traitement fut donc institué avec des bougies de 22 à 25 mm. trop courtes pour franchir le rétrécissement supérieur.

… On fit ainsi quarante séances de diathermie et le 3 novembre 1925, le rectoscope de 20 mm. passe avec la plus grande facilité. À partir de 10 cm. la muqueuse est recouverte de pus, très vulnérable, saignant facilement, mais il n’y a pas de rétrécissement.

Cette amélioration est vérifiée à nouveau, le 14 janvier 1926, soit après trois mois sans traitement. Iln’y avait pas la moindre lésion de sténose.

Contre la rectite, on fait 10 nouvelles séances de diathermie avec la bougie de 25 mm. et le 13 mars 1926, on constate que la muqueuse,entre 6 heures et 9 heures, est tout à fait souple légèrement irrégulière, œdénmiatiée et vulnérable, que le rectum est large. À 10 cm. entre neuf heures et dix heures, il ÿ a Comme un reste de diaphragme très mince qui pend dans la lumière du rectum, saignant très abondamment.

La malade est revue le 13 avril 1926. Il n'y a plus de ré-

trécissement, le rectum est largement perméable. Il persiste

une congestion hémorragique de la muqueuse,

Obs. V. — Rélrécissement inflammatoire à 4 cm. Etiologie indéterminée. 30 séances de diathermie; disparition de la sté-

nose depuis 6 mois.

M. K.., 25 ans, relieur.

Est venu consulter le 15 juillet 1925 se plaignant de pertes de sang à la fin de chaque selle, de constipation très marquée, de faux besoins.

La rectoscopie permit de découvrir un rétrécissement inflammatoire du rectum à 3 ou 4 cm., et sur la paroi postérieure à 3 em. une muqueuse blanchâtre, cicatricielle avec des points érosifs.

Le traitement diathermique est institué le 22 août 19% : 20 séances avec les bougies de 18 à 23 mm., puis après une interruption de 10 jours, 10 séances avec la bougie de 22 mm.

A l'issue de ce traitement, les symptômes se sont améliorés. il persiste une légère constipation et du prurit anal.

Ce malade est revu le 6 mai 1926, soit 6 mois après la fin de son traitement. Au toucher spasme anal très marqué. On ne se rend pas du tout compte de l’existence d’un rétrécissement. Avec le rectoscope de 20 mm., on voit à midi une énorme papillite, à 5 heures et à 6 heures, un gros bourgeon char-

nu. Mais il n’y a pas de rétrécissement.

Obs. VI. — Ano-rectite ulcéreuse et sténosante (19 mm.). Etiologie inconnue. 10 séances de diathermie : disparition de la

sténose et de l’ano-rectite depuis six mois.

M. L..…., représentant de commerce.

S’est présenté à la consultation le 28 septembre 1925, se

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