‹ Traitement Des Rétroversions DouleureusesChapitre 16 sur 25 · LENS ES · texte numérisé non relu

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Principe de la diathermie.

Ce principe dérive des courants de haute fréquence qui peuvent traverser les tissus sans produire d'effets électrolytiques puisqu'ils sont alternatifs, et sans provoquer d'effets moteurs, en raison de la grande rapidité de leurs oscillations. Mais des effets thermiques peuvent être produits par ces courants quand ils passent à travers le corps dans certaines conditions. Suivant la loi de Joule, l'énergie électriqüe se convertit en chaleur du fait de la résistance qu'offrent, à son passage, les tissus du corps humain.

Dans la diathermie, la chaleur est d’origine endogène, c'est-à-dire qu’elle naît au sein des tissus par le passage du courant électrique lui-même.

Appareils utilisés.

La haute fréquence est obtenue à l’aide d’appareils dont nous citons les plus couramment employés :.

Celui de Gaiffe-Gallot-Pilon, dont l'éclateur refroidi donne une marche d’une régularité parfaite ;

celui de Walter, à self fixe et à rendement économique ;

celui de Heitz-Boyer-Baudoin, qui permet toutes les modalités de la haute fréquence ;

enfin, ceux de Roucayrol et de Drapier.

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Nous décrivons ci-dessous. l'appareil, de. Heilz- Boyer-Baudoin, dont nous avons plus particulière-

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Schéma de l'appareil de Heitz-Boyer

(d’après Bordier) h

Le montage général employé est celui de d’Arsonval qui donne le maximum de sécurité.

Il comprend à

1°) Un TRANSFORMATEUR T, alimenté à travers

une bobine de self M par du courant alternatif. L'emploi d'une source initiale de courant alterna-

tif est donc nécessaire et tout courant continu doit é

être transformé à l'aide d'une commutatrice.

Le transformateur T est placé dans une boîte el noyé dans la paraffine' afin d'obtenir un isolement parfait. ire

Le primaire de ce transformateur possède deux prises correspondant à deux tensions alternatives

110 ou $o volts. Ces prises sont branchées automatiquement à l’aide de l’inverseur.

2°) Un ÉcLATEUR E, branché en dérivation sur le secondaire du transformateur et placé extérieurement à la partie supérieure de l'appareil.

Il comprend essentiellement trois lames métalliques parallèles ; ; la lame centrale tournant sur son axe permet d'obtenir des étincelles régulières et nourries. Le fond de l'appareil est en quartz, pour éviter toute déformation. Les bords des lames, entre lesquels jaillissent les étincelles, sont doublés de tungstène, métal dur, résistant, inoxydable, à point de fusion élevé, assurant un réglage parfait avec une usure pour ainsi dire nulle. Fixe, il fonctionne dans l'air avec une parfaite régularité, ne nécessitant qu'un minimum d'entretien. Il est par-

ticulièrement recommandable en raison de l’absen-

ce presque totale de condensation:

3°) Deux condensateurs en série C, et C,, dont les armatures intérieures sont reliées aux bornes de l’éclateur et dont les armatures extérieures sont

réunies par la self réglable $S,. Ils sont constilués par

des lames métalliques séparées par des lames de mica, le tout noyé dans de la paraffine.

4°) Une self réglable $,, composée d'un câble métallique souple, très peu résistant.

5°) Une self additionnelle $,, qui, pouvant être

‘branchée à volonté à la self S,, joue le rôle du ré-

sonateur de Oudin.

L'appareil se complète d'un interrupteur qui, pour l’arrêt ou la marche de l'appareil, est placé à droite.

Un commutateur rotatif à plots, placé sur le devant de l’appareil, permet de prendre des contacts demi-spire par demi-spire. Ce commutateur, d’ua isolement parfait, est mis en action à l’aide d’une manette en ébonite et sert à à régler l'intensité du courant qui augmente ou diminue suivant que la manette est mue de gauche à droite ou inversement de droite à gauche.

Ün milliampèremètre thermique indique constamment l'intensité du courant émis.

ELecrropes. — Quel que soit l'appareil utilisé, des électrodes y sont reliées pour l'emploi thérapeutique.

De compositions diverses, celles-ci peuvent être en feuilles métalliques et assurent une coaptation

intime avec les téguments. Elles peuvent être égale-

ment en tissu argenté, lamé et ourlé, qui les rend séduisantes à l'œil, mais présente l'inconvénient de ne répartir que d'une façon inégale la température, sur

tout au niveau des bords qui chauffent HR par

rapport au centre. k

Nous préférons les lames minces d’étain qui, sans danger, peuvent s'appliquer directement sur les téguments.

Il va de soi que les applications dite être sur-

veillées de près de façon à éviter tout accident de brûlure.

La diathermie en gynécologie.

De même que pour le massage, les applications de la diathermie ne seront faites que d’après l’avis d’un gynécologue compétent, et de préférence par luimême ou tout au moins par un électrothérapeute rompu aux pratiques gynécologiques. Si simples et si faciles que paraissent ces applications, elles exigent cependant beaucoup de soins et de minutie.

TECHNIQUE. — Les séances, d’une durée de vingt, trente et même quarante-cing minutes, doivent ‘avoir lieu tous les deux jours jusqu'à concurrence de vingt applications qui seront suivies de trente jours de repos pour recommencer une nouvelle série, si besoin est.

Il va de soi que le traitement sera commencé à la fin d'une période de règles pour n'être interrompu qu’un ou deux jours avant les suivantes.

L'intensité du courant que nous émployons est au début d’un à un ampère et demi et portée ensuite jusqu'à deux ampères et demi. Il convient d’altein dre progressivement et rapidement le maximum de chaleur et de le maintenir pendant toute la durée de l’application.

La chaleur, au niveau des électrodes, peut monter à 4o-45°.

Pour s’en rendre compte plus facilement et plus sûrement, le Docteur Renaux a imaginé une électrode thermométrique : elle se compose essentielle-

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ment d'un cylindée de cuivre rouge, mince, fermé à

l'extrémité antérieure qui, mis en contact avec le col utérin, porte du côté opposé une fenêtre longitudinale permettant de voir les divisions d'un thermomètre. Le réservoir de cc thermomètre pénètre à frottement doux dans une mince gaine de cuivre rouge soudée à la paroi intérieure du cylindre, et le bonne conductibilité calorifique de l’ensemble permet au thermomètre de se mettre rapidement en

équilibre de température avec l'électrode vaginale.

Dans le cas d'application en milieu infecté de gonocoques, on ne manquera pas de maintenir l’électrode à un maximum de température qui ne dépas-

sera cependant pas 45°.

Dans la rétroversion douloureuse, l’électrode ac-

tive se place dans le vagin et de préférence dans le rectum, alors que les deux électrodes indifférentes occupent la position abdominale et dorsale.

Pour opérer par la voie vaginale, on utilise une

grosse électrode, bougie de Hégar n° 26 qu’on relie à l’une des bornes de l'appareil diathermique.

Cette bougie est préalablement enduite de glycérolé d’amidon, en évitant tout corps gras qui s’opposerait au passage uniforme du courant.

Une électrode, formée d’une grande lame d’étain de 15 x 20, est appliquée sur la région lombo-sacrée, tandis qu’une autre semblable est placée sur l'abdomen immédiatement au-dessus du pubis.

Ces électrodes Tlombo-abdominales sont reliées à la seconde borne de l'appareil. |

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