I. — Sinusite frontale double certaine
Les temps opératoires sontiles suivants :
1° Jncision cutanée. — On fait une iongue incision
cutanée (fig. 4 et 5) allant d'emblée jusqu’au périoste
ADN Pins,
Fig. 4, — Incision du procédé de Grorces LAURENS. ?
el parcourant toute la longueur des deux soureils en leur milieu, de façon à dissimuler la cicatrice par les poils : elle réunit leurs deux extrémités externes et
forme ainsi unÿ tracé en accent circonflexe dont la
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pointe se trouve au niveau de la racine du nez. On repasse l'extrémité interne de chacune des incisions avec le bistouri de façon à diviser le périoste que l'on rugine en haut et en bas sans toutefois dépasser l’arcade orbitaire. On fait l’hémostase soigneuse et on en profite pour rechercher les deux nerfs fron-
taux internes que l’on sectionne au ras des troncs
F1. 5. — Relèvement du lambeau cutané supérieur.
sus-orbitaires, manœuvre absolument inoffensive et qui évite l’englobement du tronc nerveux dans un tissu cicatriciel, par suite une névrite possible.
2 Trépanation osseuse. — L’os est trépané directement au milieu du front, au niveau de la glabelle (fig. 6) et même un peu en-dessous, aussi bas que possible, de façon à ce qu’il n'y ait, par suite de la rétraction cicatricielle, aucun enfoncement cutané à
ce niveau.
Il en résulte une vaste échancrure osseuse à travers laquelle on pénètre dans les deux cavités frontales : on aperçoit alors les deux orifices d’abouchement des canaux fronto-nasaux.
Il faut que cette gouttière soit créée de telle façon qu’elle permette de bien surplomber la lame perpendiculaire de l’ethmoïde et facilite son effondrement.
On bifurque alors en Y vers les deux sinus en
FiG. 6. — Trépanation médio-frontale, immédiatement au-dessus de la suture fronto-nasale,
s’aidant de la gouge et du maillet ou de la pincegouge, pour créer deux nouveaux orifices qui permettent le curettage de ces deux cavités.
Ce dernier doit ètre méthodiquement exécuté dans tous les sens sur les parois et principalement : 1° dans l’angle dièdre formé par la rencontre des deux lames du frontal, en haut ; 2 dans les diver-
ticules temporal et orbitaire. Il faut un curettage très
bare doux ou plutôt un écouvillonnage, le curettage trop énergique, en particulier de la paroi cérébrale serait susceptible de déterminer une ostéite traumatique, par conséquent une récidive sinusale et aussi une complication cranio-encéphalique.
3° Défoncement de la paroi inter-sinusienne. — Il
est destiné à établir une large communication entre