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correspondent à un degré assez avancé de la maladie, et l’action des doses répétées sur la peau. n’est pas Sans inconvénients pour celle-ci. Il importe donc de la protéger le plus possible contre l’action noscive des rayons X.
Il faut donc d’une part envoyer le plus possible de rayons vers le lieu de l’aflection et d'autre part éviter que ces fortes doses ne soient absorbées par les téguments, à leur grand détriment.
Filtration des rayons. — Pour arriver jusqu’à l'os malade les radiations doivent traverser les parties molles qui le recouvrent ; une grande partie des rayons se trouve ainsi absorbée sans profit pour le malade et deviendrait rapidernent dangereuse pour les téguments si les doses étaient répétées fréquemment. Aussi est-on obligé d’empêcher les radiations de pénétration faible d’arriver jusqu'aux téguments par lesquels elles seraient absorbées. | és
Les premiers expérimentateurs comme FREUND usaient d'artifices pour arriver à ce résultat «Toute la peau au dessus de l’os ou de la jointure malade (1) est divisée en carrés de 3 à 4 centimètres de côté. Dans une série de séances, toute la partie malade, excepté un carré donné, est recouverte de plomb et on fait tomber les rayons vers le centre de la lésion. Après l'application de
(1) FREUND. loc. cit.
ERA, à (RE
la dose que la peau peut supporter sans incon- vénient, le carré qui était exposé est recouvert de. plomb, et un autre carré est exposé de manière à appliquer à l’intérieur des tissus une forte dose de radiations sans que la peau en soit lésée. Pour éliminer les rayons nuisibles à la peau, absorbés dans les couches supercielles, j'intercale entre le malade et le tube, un médium de caractère épidermoïdal : une plaque de corne, uv cous- Sin où un morceau de cuir, ou encore une la- -me d'argent. »
Actuellement, on-utilise dans ce but des plaques d'aluminium dites « filtres ». d'épaisseur variable suivant la profondeur à laquelle doivent pénétrer les rayons. Ces plaques arrêtent la plus grande partie des rayons mous et ne laissent passer que des rayons durs d’une plus grande force de pénétration. De cette facon, ces radiations peuvent traverser les tissus qui entourent l'os et arriver jusqu'à lui. AE laboratoire de l'hôpital Trousseau, le docteur Albert Wei utilise, pour ce mode de traitement, des plaques d'aluminium de 9/10 de millimètre d'épaisseur. Il ne paraît pas utile d'employer de filtres plus épais, car il ne faut pas perdre de vue que dans le spina ventosa il y a, en outre de la lésion ‘osseuse primordiale, une infiltration secondaire de toutes les parties molles environnantes et qu'il n’est. pas inutile que celles-ci reçoivent une part du ravonnement curatif,
Evaluation des doses. — T1 est très difficile de fixer de règles générales pour lévaluation des doses et leur répétition: étant données les différences de sensibilité aux rayons que l’on trouve d'un individu à l’autre, il y a surtout. de la part de Fopérateur, une question de tact et d'habitude.
Certains sujets présentent une véritable idiosyncrasie aux rayons Rœntgen; chez d'autres, la peau est rendue plus sensible par suite de son infection : c’est le cas en particulier des orifices fistuleux et. d’après KIENBock (1), lorsqu'il existe des trajets
fistuleux, la peau environnante est particulièrement