‹ Traitement des Spina ventosaChapitre 23 sur 28 · ROUE · texte numérisé non relu

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. sensible et ne supporte pas les doses normales qui -amèneralent souvent une violente radiodermite avec

télangiectasies consécutives.

Lorsqu’en 1908 FRUEND exposait les résultats de

Sa thérapeutique. par les rayons non filtrés, il abou- |

tissait presque fatalement à la radiodermite : d’ailleurs, disait-il lui-même, «ce queje considèr >-com- « me nécessaire pour obtenir un bon résultat théra- « peutiqueavec les Rayons Rœntgendansl'ostéitetu- « berculeuse, c’est un vigoureux érythème. » Et, ailleurs: «On expose six minutes par. jour, en at-

€ tendant les premiers symptômes cliniques, si

« peu considérables qu'ils saient ; les symptômes «se montrent sur la peau ou dan slesfistules, sur les « caractères des secrétions. Des pigmentalions fai- €-bles, un peu d’intumescence, un faible érythème,

(1} KIENBOECK. loc. cit,

« des poils tendant à tomber, une démangeaison qui « se fait sentir le soir, des douleurs brülantes sur la « surface exposée ou dans la profondeur, sont des

€ avertissements à cesser le traitement. »

Actuellement, le procédé le plus pratique de dosage parait être le virage des pastilles de platinocyanure de baryum. Cependant, la méthode ne présente pas une précision parfaite : la teinte de la pastille varie suivant qu'on lexamine à la lumière artificielle ou à la lumière du jour et suivant que le jour est plus ou moins lumineux (1).

Certains autres appareils, d'un usage encore déheat, permettent plus de latitude dans les évaluations : tels le radiomètre de Sebouraud-Helzknecht (1911) et surtout le radiophotoscope de Nogier dans lequel lesteintes obtenues sur la pastillesont examinées devant des sources lumineuses constantes, jaunes ou bleues, ce qui permet d'apprécier plus facilement les degrés de coloration. Malgré tout, il reste difficile de mesurer méthodiquement la quan-

“tité de rayons absorbés. |

Le procédé le meilleur est encore d'opérer avec le même appareillage dont on peut apprécier les effets par l'observation de ses constantes règlées une fois pour toutes.

On se servira d’un tube de dureté connue et facilement réglable. Les ampoules Chabaud à osmo-ré-

@) ReGaup et NoGier. Arch. d'Electr. médic. 25 nov. 1911. :

Pere

gulateur sont certainement les plus pratiques sous ce rapport ; on observera au milliampèremètre et au spintermètre l'intensité et la longueur d’étincelle qui correspondent à une émission de rayons durs marquant 7 à 8 degrés au radio-chr'omomètre de Benoist ; on mesure, à l’aide des pastilles de Sabouraud-Noiré le Lemps nécessaire dans ces conditions pour obtenir le virage de la teinte À à la teinte B, et on s'efforce dans les autres séances de maintenir la même dureté du tube et les mêmes constantes.

Bien entendu, la pastille de platino-cyanure de Barym sera placée derrière le filtre d'aluminium.

Fréquence des séances.— On peut suivre l'exemple de FREUND et faire des séances d'intensité faible et . répétées plus fréquemment. Mais, outre que la me- ‘sure en est moins aisée, la peau fréquemment irradiée acquiert une radiosensibilité particulière : il est préférable de laisser entre les séances un espace suffisant pour qu'elle puisse en quelque sorte se reposer ou tout au moins pour que les effets nocifs des rayons ne s'ajoutent pas a’une séance à l'autre, |

€ Au début de ma pratique, dit M. Albert WæIL (1), ma technique à d’abord été hésitante: J'imitais la manière de faire de FREUND et je faisais des séances d'intensité faible que je répétais de huit jours en huit jours sur les mêmes régions en m’arrétant

(1) Arch. Electr. médicale. 25 mai 1919,

quand la peau commençait à rougir : mais j'ai rapidement reconnu que cette manière de faire pouvait être insuffisante ou dangereuse : insuffisante parce qu'il est parfois impossible de différencier Férythème dû à l’irradiation de l’érythème dû au processus tuberculeux; dangereux, parce que l'érythème dû aux rayons X est parfois le prélude de radiodermites beaucoup plus intenses qui peuvent mettre un temps fort long à évoluer. »

Aussi maintenant, la méthode qu’il emploie consiste-t-elle à administrer en une fois la dose maxima de-ravons-durs, 5 H, comptés aprés un filtre de 9/10 de millimètre. L'intervalle entre chaque séance sera suffisant pour-que la peau n'ait pas à en souffrir. [| semble qu’en soumettant la même partie à l’action du rayonnement, tous les vingt-cinq jours, on n'ait pas à craindre d'effet destructif.

Cest à des conclusions à peu près analogues qu'arrive M. Japror (1} lorsqu'il dit, à propos du trailement radiothérapique des angiomeées: « Quoi qu'il en soit du mode de dosage, il semble qu'une dose utile et suffisante soit celle de 5 H-environ toutes les trois semaines; cet intervalle est suffisant pour permettre de juger du résultat des premières séances et de l’utihté de nouvelles irradiations. Dans cet intervalle de 25 jours on peut soumettre’ alternativement la face dorsale et la face

(4) P. JAproT. Traitement des angiomes par les Rayons de Rœntgen. Thèse de Lyon. 1912.

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