‹ Traitement des Spina ventosaChapitre 8 sur 28 · VIS · texte numérisé non relu

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Toujours d’après le même auteur on peut admettre que la forme périostique seule représente un mode de début de l'affection ; la forme périoste et os

servant de transition entre celle-ci et la forme os

seul. Après quoi viendraient les spina ulcérés, puis avec séquestres.

Telle est la classification radiographique des spina qui semble le mieux correspondre à la réalité et dont la thérapeutique, ainsi que nous le verrons, vient corroborer l'exactitude. ‘

Spina non tuberculeux

On rencontre parfois des spina ventosa qui ne

sont pas dus à des lésions tuberculeuses, et qui relèvent soit de la syphilis, soit de RECRUE Spo- rotrichosique.

Celle- ci est capable, en effet, d'infecter le tissu

osseux et de déterminer des formes cliniques nom-

breuses : ostéites hypertrophiantes, ostéo-arthrites purulentes, abeës intra- osseux, ostéites des vertèbres (mal de Pott Sporotrichosique) ; elle peut, dans certains cas, donner le tableau clinique complet des spina ventosa.

: MM. CHEVALIER et DARBOIS rapportent (1) à ce

(!) CHevaLier et DaRBoIs. Lésions ostéo-périostiques de la sporotri-

chose. Les spina ventosa sporotrichosiques, leur aspect radiologique * et leur évolution. (Presse médicale. 24 juin 1911),

sujet des ças typiques : ordinairement, ies auteurs qui ont observé et décrit le spina ventosa sporotri- : chronique ont toujours insisté Sur l'absence des lésions osseuses ct la faible intensité de la périostite correspondante à cet aspect clinique. Daus les cas de MM. CHEVALIER et JARBOIS, au contraire, les lésions osseuses et périostiques constatées par la radiographie justifient pleinement le terme de spina ventosa sporotrichosique : on v trouve trois types différents delésions :

La périostite ossifiante, l'ostéite raréfiante avec décalcification,aspectréticulé ou lacunaire et l'abcès intra-osceux. La ressemblance avee les spina ventosa est donc complète, au double point de vue clinique et anatomo pathologique.

La svphilis héréditaire peut, elle aussi, donner lieu à des types analogues et les spina ventosa des | 3 syphilitiques héréditaires sont plus fréquents qu’on ne le pense généralément ; ils siègent principalement au niveau du pouce et de l'index et sont souvent. bilatéraux. Leurs aspects radiographiques ne sont pas sensiblement différents de ceux des spina tuberculeux ; tout au plus peut-on dire qu'ils présentent rarement un décollement périosté considérable et qu'ils sont plutôt caractérisés par des lé-. sions d'ostéite raréfiante ; mais le véritable diagnostic ne peut être vraiment posé que s’il existe d'autres stigmates de syphilis, que si la réaction de Wassermann est positive. Aussi, dans tous les cas

Abe

où l’on peut soupçonner la syphilis, il y a lieu dé pratiquer l'examen du sang. Quant à la sporotrichose, elle n’a pas la prédilection de la tuberculose et de la syphilis pour le jeune âge et atteint de préférence des individus adultes.

La radiographie seule n’est donc pas suffisante pour le diagnostic de la nature des spina. Mais c’est néanmoins un précieux auxiliaire pour confirmer un diagnostic hésitant, pour poser des indications thérapeutiques, et son utilité se montre encore plus grande quand il s’agit de contrôler les résultats du traitement radiothérapique, d'en suivre les phases et les progrès et d'apprécier ainsi le moment opportun où il convient de l’interrompre.

de CHAPITRE IT

Thérapeutique des spina ventosa

-Les traitements les plus variés ont été employés contre les spina ventosa et nous ne nous attarderons pas à passer en revue toutes les thérapeutiques œui furent préconisées. | Le traitement médical luttant pour fortifier l’état général, a pu rendre de grands services, soit comme adjuvant du traitement chirurgical, soit même,

dans certains cas, (1) employé seul.

La révulsion par la teinture d'iode, l'application d’emplâtres mercuriels, l'emplätre de Vigo, n'ont pas donné de résultats et ont été définitivement abandonnés quoi qu'ils aient été préconisés par HENDENREICH et de SAINT-(TERMAIN.

(1) RousSEL G.-H, Thèse de Paris. 1897,

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