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souvent cherchent à s’y soustraire, car plusieurs injections sont nécessaires. Aussi certains thérapeutes préfèrent-ils s’adresser à d’autres vaccins ou à des sérums s’accompagnant de réactions moins vives et semblant posséder les mêmes qualités. En ce qui concerne l’Hôpital Sainte-Anne, il n’était plus employé dans les affections staphylococciques mineures ces dernières années. En 1940, Pouyanne résumait l’ensemble des critiques adressées au propidon en disant que ce médicament n’a pas fait ses preuves d’une façon indiscutable.
2°) Vaccin anti-staphylococcique.
Succès et échecs sont souvent cités à son sujet, avec prédominance nette de ces derniers. C’est un produit qui n’a rien de spécifique, et qui apporte en outre une surcharge toxique dans l'organisme. C’est pourquoi, considérant qu’il n’a pas fait ses preuves définitives, nous conseillons de ne point en user. |
. 3°) Auto-vaccins.
Leur emploi a été recommandé dans les furonculoses rebelles, mais dans certains cas ils provoquent des déterminations secondaires très tenaces ; nombreux . insuccès, il faut longtemps pour les préparer.
4°) Sérothérapie.
Quelques beaux succès lui sont imputables.
5°) Anatoxithérapie de Ramon.
C’est une thérapeutique spécifique, devant agir sans provoquer de choc. La conduite du traitement est actuellement la suivante : avec une anatoxine titrant 10 unités antigènes :
Première injection : 0,10 ce.
Deuxième injection : 0,25 cc.
Troisième injection : 0,50 cc.
Quatrième injection : 1 ce.
Suivantes : 2 cc.
On injecte dans le tissu cellulaire ‘sous-cutané de la fosse sus-épineuse ; elle provoque le plus souvent lapparition d’un petit placard d’érythème et ne doit donner aucune réaction générale. L’intervalle entre deux injections est de 4 à 5 jours.
Certains, chirurgiens spécialement, ont puni des réactions locales très nettes, et signalé la formation d’abcès là où existaient seulement des tuméfactions douloureuses qui n’évoluaient pas.
De telles éventualités semblent très rares actuellement, la plupart des accidents pouvant être mis au compte d’une thérapeutique mal menée, les travaux de MM. Ramon, P. Mercier et R. Richou, en 1942, ont mon-
ré l'efficacité de cette méthode employée systématiquement par eux depuis 7 ans dans toutes les staphylococcies, le- pourcentage des insuccès est faible.
Toutefois l’opinion de MM. Debré et Leveuf semble bien résumer par son pessimisme celle de nombreux cliniciens : « Si l’on envisage les résultats cliniques de ces thérapeutiques dans les staphylococcies, on est obligé de reconnaître que bien des espoirs onf été déçus. Bien souvent, la vaccination ne suffit pas à empêcher léclosion des staphylococcies humaines, ni la sérothérapie à arrêter leur marche. Chez certains, au contraire, on voit monter la teneur du sang en antitoxines et la maladie continuer son Cours ».
B) Roentgenthérapie.
Elle s’appuie sur le principe que le furoncle étant une nécrose et non une suppuration, il est vain et même dangereux de l’inciser, parce qu'on diffuse l'infection. Son action est purement locale, il se produit une alcalose locale, neutralisant les éléments acides provoqués par l’inflammation ;-au point de vue physique, elle amene une diminution de la tension superficielle et un
Re me)
‘abaissément de la oo ne Elle agit Sur la
circulation, provoquant un. afflux. sanguin, Son action serait comparable. à celle de la. chaleur. mais possède, en plus, un facteur. biologique qui. lui est personnel, con-
sistant en la mobilisation des ‘éléments de défense ets
une sorte de vaccination locale très active dans la plu-
part des cas quoique certains chirurgiens lui préfèrent
le propidon ; elle est très utile dans. les. furoncles ou an-
thrax de la lèvre supérieure ; cependant son action : e pas locale et n’a rien de spécifique.
C) Traitement Le
Mise à part la simple incision dés furoncles et bhy-
drosadénites c’est surtout le traitement de l’anthrax que l’on doit envisager. ”
C’est Broca qui pose nettement l'utilité de l'acte :
« il y a longtemps que, frappé par la gravité de certains anthrax j'ai eu la pensée qu'il conviendrait peut-être de se comporter à leur égard comme pour les tumeurs malignes.. cela deviendra peut-être de la chirurgie ra- ‘ tionnelle ». + Larrey, Cabanellas, ob Demarquay, abondent en ce sens. Mais nombreux sont les abstentionnistes Follin, Giraldès, etc. Remis à l'honneur par Le Fort « ce traitement consiste, une fois les. incisions faites, à enlever séance tenante, avec une curette tranchante, tous les exsudats et tous les bourbillons qui embplissent et distendent les mailles du tissu cellulo-adipeux ». Labbé fait de même, mais la méthode tombe dans l’oubli-Elle en sort avec Lannelongue, Weil, Chaput, les professeurs Imbert, Hartman, Ockinzic, etc, etc.
A l'heure actuelle, on s’en tient à l’extirpation en bloc, au bistouri ou au thermocautère, suivant un. des deux procédés :
1°) Extirpation totale, précédée de l'incision simple ou cruciale.
2e) Extirpation totale d'emblée.
. Cette méthode radicale a donné de grandes satisfactions. Elle amène en particulier une sédation des douleurs, la guérison est assez rapide. Mais on procède à un véritable acte chirurgical, nécessitant une anesthésie générale, et qui, à ce titre, comporte tous les inconvénients qui lui sont associés, pouvant entraîner d’énormes pertes de substance d’où guérison beaucoup plus lente, avec souvent des cicatrices disgracieuses, nécessité de faire des pansements souvent très pénibles. Bien que lon dépasse par l’exérèse les limites de l’anthrax, il n’est guère possible d'éviter l’inoculation de la plaie chirurgicale, ce qui offre un certain danger ; enfin on-n’est jamais à l’abri d’une récidive.
Toutefois, en l’absence d’une thérapeutique médicale spécifique, c’est l’excision qui doit toujours être appliquée ; il sera souvent utile d’adjoindre un traitement médical pour éviter les récidives. Donc la meilleure méthode à suivre à ce jour était : excision + vaccinothérapie.
Ce rapide aperçu de quelques-uns des modes de traitement nous montre que l’on ne peut affirmer qu’il y en ait un qui soit vraiment spécifique vis-à-vis du staphylocoque. C’est pourquoi, lorsque, en 1935, et dans les années qui suivirent, s’affirmérent les bienfaits de la thérapeutique sulfamidienne, un grand espoir se forma. Patel et Moiraud, en 1938, dans les conclusions de leur rapport à l’Académie de Chirurgie sur le traitement des septicémies à staphylocoques d’origine chirurgicale, s'ils exprimaient bien le pessimisme général quant à la valeur des traitements en cours, émettaient l’opinion que
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