‹ Traitement des Suppurations Cérébro-Méningées Post-Traumatiques par les Corps SulfamidésChapitre 12 sur 21 · OL OS · texte numérisé non relu

OL OS

— Le troisième jour, la concentration était de 8 mmer. — Le quatrième jour, la concentration était de 6 mmeger, %

— Le cinquième jour, la concentration était de 4 mmer. ”;

, Chaque jour, la concentration baissait et pourtant la posoloz'e n'avait pas changé et l’enfant recevait chaque jour 0 gr. 35 par voie As rap lombaire. Ceci n’est pas le point le moins intéressant de cette observation.

5° OBSERVATION : M. Ac... 23 ans. Est entré dans le service le 13 juillet 1940, pour de multiples éclats intra-craniens. situés dans la région pariétale droite. Il avait été blessé le 12 juin 1940. A son arrivée, il se plaint de la tête, mais ne présente au-un trou-

ble neurologique. L’orifice d’entrée suppure abondamment. La température est à 39°.

à droite : œdème léger de la papille, VOD : 5/25? :

à gauche : æœdème des bords, papille congestionnée.

; Fa numération donne à penser qu'il s’agit d’une suppuration

intra-cérébrale :

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ap ; 2e Foi

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Aussitôt le blessé est mis aux sulfamides aux doses suivantes. pendant quatre Jours : 12 gr. per os; 2 gr. -intra-veineux:; 2 gr. intra-musculaire.

Le cinquième jour : 12 gr. per os.

Il à existé, pendant les deux derniers jours de traitement, une légère cyanose, une asthénie assez marquée. Rapidement la température s’abaisse à 37° et s’y maintient. La céphalée s'atténue, pourtant le lendemain du dernier jour du traitement, le L.C.R. ne con-

tenait que 3 mmgr. % de Dagenan.

Le 29 juillet, l’état du fond d’œil gauche ne s’est pas amélioré, l’ædème de la papille semble même avoir augmenté.

Aussi, le 2 août, on est amené à intervenir. On découvre, comme on s’y attendait, un abcès frontal droit qui est enlevé en bloc ; le volet est remis en place, la dure-mère et la peau suturées comme à l'ordinaire,

Te pus prélevé dans l’abcès cérébral est amicrobien, l’ensemencement négatif.

Le soir de l’intervention, la température est à 38°5.

On prescrit, pendant quatre jours : 12 gr. de Septoplix per os; 80 gr. de la solution à 0,85 % en injection ; au total, 50 gr.

Cette fois, la température cède, mais plus lentement, aucun malaise n’est noté.

Le 6 août 1940, le L.C.R. contient 10 mmgr. % de Septoplix.

Dès lors, notre malade va de mieux en mieux. Il est considéré comme guéri et, de fait, ses céphalées disparaissent. Au début du mois de septembre, notre malade se lève, son fond d'œil est devenu complètement normal.

Une numération globulaire du 20 août 1940 montre qu'il n’y à ni anémie, ni granulocytopénie :

CARE Te nine roues 900 OOÙ RS LT RC a PSE PPS EEE 10.000

Je seul ennui vient d’une suppuration cutanée à streptocoques, evcore une fois nous donnons du Septoplix : 12 gr. par jour pendant eing jours, sans aucun résultat, malgré l'injection 2 situ de la solution à 0,85 %.

Au total, ce blessé présentait un abeès du lobe frontal droit am crobien, certes, mais peut-être du fait des 76 gr. de Dagénan pr

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opératoire. Cet abcès extirpé, notre blessé a guéri sans complications encéphalo-méningées.

Il a reçu, en trois fois, 186 gr. de sulfamides sans aucun ineident sérieux: bien au contraire, péridant un mois, alors qu’il rece vait 126 gr. de sulfamides, le te des hématies s’est accru de

6° oBsERVATION : Patr..…., J., âgé de 32 ans, a été blessé le 14 mai, dans la région Decipale Après une suppuration abondante de quelques jours, son état se stabilise.

Au mois de juin, apparition de céphalées violentes, accompagnées d’une élévation thermique à 40. Le blessé est amené dans le service. Nous nous trouvons en présence d’un sujet très fatigué, au teint terreux, somnolent. Sa température s’inserit en une courbe irrégulière de 38 à 39°. Dans la région occipitale existe une plaie du cuir chevelu suppurant légèrement. L'examen neurologique met en évidence une légère hémiplégie droite. Les bords papillaires sont flous des deux côtés.

Intervention, 12 juin 1940 : Diagnostic opératoire : méningite cloisonnée de la région rolandique gauche. Le liquide se montre sté, rile à l'examen direct. On ne touche pas à la plaie postérieure dans laquelle il n’y a pas d’éclat.

Traitement post- opératoire : Dans les jours suivants, nous voyons l’hémiplégie régresser, mais la plaie postérieure continue à suppurer, le volet lui-même suppure. alors qu’on entreprend un traitement par le Dagénan (9 juillet) : : 6 gr. par jour pendant 18 jours; au total : 96 grammes, qui sont a bien tolérés, la suppuration postérieure est asséchée rapidement. Dans la zone du volet, la suppuration sous-cutanée n’est œuère modifiée. C’est pourquoi du 11 au 14 août, notre sujet absorbera encore 40 gr. de Dagénan. Mais, cette fois-ci, des vomissements apparaissent accompagnés de diarrhée, La suppuration du volet n’est que peu améliorée, elle s’atténuera petit à petit sous l'effet d’injections in situ de poudre de Septoplix en suspension dans le sérum physiologique.

T° OBSERVATION : Pa... Mi., 13 ans 1/2, blessé le 5 juillet 1940, par éclat de Étenade (avec laquelle il jouait), a été, dans les heures qui suivirent, amené dans le service.

: À l’examen, on note deux plaies contuses, souillées de terre l’une de la région zygomatique, l’autre frontale. presque médiane ; par celle-ci de la matière cérébrale fait issue.

La température est à 39° , le pouls à 120, l'enfant est conscient, mais très agité, euphorique. Il existe un signe de Babinski gauche.

La radiographie montre une perte de substance du frontal, avec esquilles à ce niveau. Deux éclats métalliques siègent dans la région

pariéto- occipitale droite : l’un presque médian, l autre plus StDerhe ciel, à deux centimètres de pro ondeur.

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