‹ Traitement des trypanasomiases par les "couleurs de benzidine." Seconde partie, Étude expérimentaleChapitre 3 sur 19 · TRAITEMENT PAR LES « COULEURS DE BENZIDINE · texte numérisé non relu

TRAITEMENT PAR LES « COULEURS DE BENZIDINE

Avant de mentionner les résultats fournis par la chromothérapie du Nagana, nous croyons utile de présenter certaines observations d'ordre pratique, susceptibles d’intéresser ceux qui voudraient reprendre nos expériences. Les quelques difficultés expérimentales dont nous allons parler ne doivent point être ignorées des chercheurs, mais il.ne faudrait pas, d’un autre côté, s’en exagérer l'importance.

En premier lieu, nous conseillons d'éviter l'emploi des animaux trop petits, dont la sensibilité, à l'égard des médicaments colorés, peut être très marquée. On fera bien, suivant nous, de rejeter les sujets pesant moins de 15 à 16 grammes et même, pour plus de précaution, ceux qui n'atteimdront point 17 à 18 grammes, surtout si leur aspect général laisse tant soit peu à désirer. Il faut savoir également que certaines souris naganées, convenablement choisies cependant avant l'injection, supportent mal l'administration des couleurs; elles peuvent succomber rapidement, sans qu'il existe aucun rapport visible entre les phénomènes toxiques observés et la quantité de parasites présents dans le sang au moment de l'intervention. L’intoxication se traduit tantôt par des accidents propres (anorexie, immobilité, poil piqué, yeux « collés », hypothermie), tantôt par le réveil d’un parasitisme latent, le plus souvent intestinal (bactéries, coccidies, ténias). Il faut, enfin, être prévenu que quelques animaux quéris meurent cachectiques à la longue, ce qui peut tenir à une intoxication lente par la couleur (intoxication semblant porter principalement sur le rein), à l’action lente d’un parasitisme « réveillé », peut-être aussi à une intoxication lente d’origine trypanosomique (combien de fois ne voyons-nous pas l'organisme périr empoisonné, longtemps après la disparition de tel ou tel microbe pathogène ?).

1j d RES EN À

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Voici maintenant, rapportées sous la forme d’un tableau d'ensemble, les caractéristiques principales des 6 « bonnes couleurs » dont nous allons comparer l’activité thérapeutique. La solubilité de ces couleurs n’est pas très grande (un peu moins de 2 0/0); aussi ont-elles été uniquement employées à l’état de solution au centième dans l’eau desfollée. L'eau physiologique doit être absolument rejetée 1c1, à cause de la facile précipitabilité de cette famille de dérivés par le sel marin. Ajoutons que

l'unique mode d'administration de nos médicaments à été la voie hypodermique.

DOSE THÉRAPEUTIQUE optima pour une souris de 15-20 gr.

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