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CHAPITRE V

Technique du Traitement par les Boues Radio Actives

La boue employée n’est pas la boue telle qu'elle est livrée, dans le commerce, mais bien, stérilisée à l’ autoclave

à 120°. Il ne faudrait pas s’imaginer, en effet, comme on pourrait le croire que la boue a un rôle antiseptique. Des expériences faites par M. O. Claude au laboratoire de M. le Professeur agrégé Macaigne à Clamart, il résulte que les microbes ne sont pas tués par la présence de boues actinifères; d’où la nécessité de leur stérilisation lorsqu'elles doivent être appliquées sur une surface ulcérée. Remarauons, en passant, cette absence de rôle antiseptique des boues. 2% À

Les boues ainsi stérilisées se présentent sous la forme d’une masse d’un rouge brunâtre, onetueuse et ayant un peu là consistance d’une pommade épaisse, en tout cas facile à étendre à l’aide d’une spatule également stérilisée.

On pratique d’abord la détersion de l’ulcère, pendant deux ou trois jours, suivant son état, au moyen de pansements humides légèrement antiseptiques. Nous avons em-

ployé successivement et indifféremment l’eau oxygénée

As Er er

Fe RH des solutions faibles de permanganate de potasse, de sulfate de cuivre, etc. d | | Après détersion, on applique une Goutte de boue épaisse d'environ un centimètre, recouvrant très exactement > l’ulcère et dépassant légèrement les bords. On recouvre d’un pansement humide protecteur.

Les pansements sont renouvelés généralement tous les = trois jours. À ce moment la boue est partiellement dessé- 2 + chées fl importe, en l’enlevant, de ne pas enlever en même temps la mince couche d’épidermisation qui a pu se former. Pour éviter tout traumatisme, on enlève done la boue Rs par aspersion à l’aide d’un léger courant d’eau stérilisée. F5. : C’est cette même raison de ne pas nuire à la cicatrisation et à l’épidermisation qui nous a conduit à fixer à trois jours la durée des pansements; c’est d’ailleurs la durée qu'avait adoptée également M. Chevrier dans l’application

TR des poudres radifères.

ne Telle est la technique généralement employée. Comme on le verra plus loin, on a souvent, après quelques applica- 7 = tions de boues, terminé le.traitement par de simples panse- É 5 > ments antiseptiques alcoolisés. | ge On verra dans nos observations et dans la discussion des : résultats du traitement que les applications de boues peuvent être prolongées longtemps sans inconvénient. C’est É ainsi que dans un cas le traitement a été prolongé 2 mois \pansements tous les 3 jours) et que le malade est sorti ed guéri (obs. 12).

Une dernière question de technique est particulièrement intéressante : c’est que, si d’une façon générale, les mala- E des ont été soumis au repos, la jambe allongée, sous un

pansement légèrement ou (1); dans. certains cas, à 2 “ la fin du moins du traitement, on à pu autoriser les malades à marcher et à reprendre leurs occupations et qu’ils ont. : néanmoins guéri rapidement; e "est là un exemple de trai-

tr. tement ambulatoire par les boues (obs. 6 et 43). ï È E: | = Enfin, signalons ici que, lors de la communication de Ms MM. O. Claude et Lévi-Franckel à la Société de Dermato- ; +0

logie (avril 1911), M. Danlos signala qu'il avait essayé lui

même sans succès, 7 ou 8 ans auparavant, sur des ulcères æl

, variqueux, l'emploi de boues de M. Curie d’une radio- e & activité de 3 ou 4. Mais M. Daulos renfermait cette boue à ne. dans de petits sacs en toile épaisse; cette seule différence de ne

de technique nous paraît expliquer la différence des résul- Ke +

tats, les rayons z et 5 mous étant arrêtés par des filtres i

A” peu denses : d’autre part le rayonnement secondaire ne s&

produit bien qu’avec des filtres très denses. Va ;

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É (4) Il importe de dire que très Hotree. les Daliies ont été peu, ee dociles et se sont levé malgré la défense.

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