‹ Traitement des Ulcères Variqueux RebellesChapitre 11 sur 25 · TIMES · texte numérisé non relu

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k tant d’une activité infiniment plus faible que celle des

| appareils, nous arrivons à une dose de rayons utilisés

; e : beaucoup plus forte. Comme cette dose ne devient forte qu’ en raison même de l'étendue de la surface traitée, nous conservons une action locale douce, et les rayons «, les ne irritants, ne déterminent aucune réaction fâcheuse. : Pi Nous pouvons, grâce à l’action locale restant douce, pro- | longer longuement les applications, les faire varier de quelques heures à quelques jours, sans crainte d’accident. “Etilnes ‘agit pas seulement d’affirmations théoriques, Mais aussi de constatations expérimentales nombreuses.

« Par suite de la présence de l’actinium, la boue constitue une sorte d’appareil radioactif à activité constante ot, pour un cas donné, ressemble en cela aux appareils à sels

| ; de radium, mais il en diffère par sa forme physique, sa - douceur d’action locale, la variabilité extrême des doses __ de rayons utilisables, et par la nature de la substance radioactive employée. De plus, la boue diffère des appareils par l’utilisation de l’émanation. Dans tous les appa- __reils à radium, l’émanation est supprimée par l'enveloppe F2 même de l’appareil, à plus forte raison par les écrans. La boue utilisée sans écran dégage de l’émanation qui entre | en contact avec la région traitée, et c’est l'emploi prévu et systématique de l’émanation que nous avons aussi voulu tenter en thérapeutique. »

Dès cette époque, les boues avaient été utilisées avec 14 succès dans le traitement du rhumatisme chronique déformant (Oct. Claude et H. Français dans le service de M. le

| Professeur Raymond, Salpêtrière), du rhumatisme gonococcique (service de M. Alex. Renault, à Cochin —

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Oct. Claudeet Joltrain, servicede M. le professeur Gaucher = Oct, Claude, Rostaine, Lasnier, Pinard, service de M. le Docteur Launois), dans des cas de tabes douloureux, polynévrite, névralgie sciatique, maladie de Parkinson, en gynécologie, enfin ans les affections cutanées : prurit, eczéma, pigmentations cutanées, etc.

Et le D' Octave Claude peut conclure : « L'action décon- «-gestive et antiphlogistique, analgésiante et l’action anti- « Spasmodique et tonifiante se retrouvent dans la plupart « des observations. »

« Il existe une action très nette sur les éléments humoraux et nerveux. La décongestion, la disparition des gonflements, l’analgésie le prouvent. Il semble aussi que les mus-

cles puissent être influencés pour tendre à un état de toni-

cité normale : action antispasmodique ou atténuation de l’état flaccide. S'agit-il dans l’ensemble d’une sorte de coup de fouet tendant à une régularisation des fonctions? Le radium semble souvent agir ainsi, et d’une manière visible parfois. Sur les tissus dont on fait des coupes histologiques, on voit, comme Dominici l’a montré, des éléments cellulaires à évolution déviée reprendre l’évolution normale. Nous aurions tendance à admettre cette régularisation des éléments vivants qui leur permettrait de se mieux défendre. Mme Fabre et Paul Lutaud ont bien étudié les bons résultats des boues dans la vaginite blennorrhagique. L’infection cède nettement et cela, croyons-nous, parce que l'organisme est rendu plus apte à la lutte. Il ne nous paraît pas, en effet, qu’il y ait une action antiseptique. Nous avons fait plusieurs séries d'expériences au laboratoire de l’Amphithéâtre des hôpitaux : les boues n’exercent pas

nous a donné à

d’action stérilisante sur les cultures des divers microbes avec lesquelles nous les avons laissées en contact. Bien mieux, elles-mêmes contiennent diverses espèces microbiennes Saprophytes. L'action anti-infectieuse observée en

clinique serait donc, sans doute, indirecte.

-« La mobilisation d° articulations anciennement brise. à à penser que la boue avait peut-être une

action sclérolytique tendant à ramener le tissu conjonctif

vers un état normal.

« Le rôle des boues sur l’épiderme est certain, La pré-

sence prédominante des rayons + permettait de le prévoir. Parfois, on note des érythèmes après des applications

prolongées de boue : la part qui revient aux rayons est sans doute très restreinte : nous ne l’avons vue jusqu'ici qu'avec

des pansements septiques et trop occlusifs. Cet érythème est, d’ailleurs, sans intensité, ni durée.

« Par contre, le hasard nous a mis en présence de constatations intéressantes. Une personne atteinte d’un ancien eczéma sec fendillé des mains, fait des applications de boue à une malade de Mme Fabre et, à son grand étonne-

.ment, l’épiderme s’assouplit et redevient normal. Un de

nos malades, traité pour contracture post-hémiplégiqué du membre supérieur, voit les parties en contact avec la boue perdre la pigmentation solaire intense qu’elle présentait.

Enfin, parfois, la peau prend au contact de la boue un état souple et lisse très net. »

Il y avait là une foule de raisons pour essayer l’action des boues sur les ulcères variqueux rebelles et dès cette

époque, M. Claude avait commencé à traiter des ulcères . variqueux dans le service de M. le Professeur Gaucher.

ns. *

| Does Thermales

C’est ici le lieu de nous demander quelle peut être l’action des boues thermales sur les ulcères variqueux, si du moins cette action a été l’objet d'essais thérapeutiques. En effet les boues thermales de même que les eaux possèdent une radioactivité d’ailleurs variable mais en tout cas notable. | |

. C’est ainsi qu’à Saint-Amand (mesures de Jean Barrois,

6 août 1911) avec l’appareil de Curie et Laborde on a trouvé une radioactivité de 0,314 pour la source du Grand

Bouillon, de 0,143 pour l’eau prélevée après 24 heures à la surface d’une case de boue de la rotonde.

À Barbotan, la radioactivité de l’eau de macération des boues est 0,50 (dosage en milligrammes, minute pour 10 Litres d’eau). |

Dans les stations de boues italiennes, on a effectué également des mesures de radioactivité. À Abano (P* G. Vicentini ét D' Alpago) on a mesuré la radioactivité des boues séchées à l’air, séchées au feu, de la source baignant les réserves de boues (respectivement 23: 2,7 et 5 unités Mache).

À Battaglia, le professeur Nasini et le professeur Engler, de Karlsrühe ont trouvé le 10 octobre 1909 une radioactivité D:7:

Si nous remarquons que d’après Marchisio : « C’est

« dans l’exaspération temporaire des échanges matériels « et de la suractivité nutritive que les boues éveillent dans

« les tissus, qu’il faut chercher l'explication de la modifi- « cation apportée dans les processus trophiques et la véri-

« table raison des grands succès curatifs des boues miné-

à ’, nous voyons que l'action “. ces a hs comable à à à l'action des nie doses de nous et qu (a) "est cès et non, ou du moins, non Migubment à à des RS ee def flore microbienne et surtout de température et de Le 54 __ sion n amenant une hyperhémie snsoEte, à celle de la mé- 3 thode de Bier. : | eue | Quoi qu il en soit, si si J° on appliqué les boues (en Italie A en France) au traitement des varices et de leurs complica- Re tions (phlébite chronique ancienne, eczéma, pigmentation | pou il ne semble pas que l’on ait osé traiter ainsi les ulcères ; du moins on n’en parle nulle part (AT une.

enquête que nous avons faite, nous-même, auprès des éta- Ke blissements français de boues minérales, il semble que

? lon puisse retirer la même conclusion.

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