‹ Traitement des Ulcères Variqueux RebellesChapitre 7 sur 25 · LS · texte numérisé non relu

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A TE AGE À. — Procédés chirurgicaux

: Ceux-ci sont eux-mêmes excessivement nombreux . Mais —

nous avons pour nous guider dans leur analyse et pour nous permettre d’ apprécier leur valeur un document précieux et récent, je veux parler du Rapport de Mauclaire au 23° Congrès français de chirurgie (octobre 1910), sur les résultats immédiats et éloignés du traitement chirurgical des com- Plications des varices (1). L'auteur distingue des procédés simples, des procédés combinés (combinaison de plusieurs procédés simples), des procédés exceptionnels. Pour la simplification, nous le suivrons pas à pas dans son étude.

a) Procédés simples. 11 y a peu de chose à dire du curetage et des scarifications, procédés anciens qui réussissent dans les ulcères récents comme beaucoup d’autres moyens et échouent dans les ulcères invétérés. Citons l’excision suivie de suture inapplicable dans les grands ulcères et d’un succès douteux. L'auteur cite ensuite les méthodes de greffes : greffes épidermiques de Reverdin, dermo-épider- miques d’Ollier-Thiersch, greffes cutanées en mosaïque, les greffes autoplastiques suivant la méthode française (par __ glissement) ou Suivant la méthode italienne avec pédicule achérent (Berger). | ;

Les résultats sont bons, dit Mauclaire ; mais la méthode est très délicate, nécessite beaucoup de patience de la part

du chirurgien et de la part du malade et ne peut être em-

(4) Nous tenons à adresser ici nos remeïciements à M. Mauclaire, qui a bien voulu nous offrir son rapport, que nous réclamions, en vain, depuis un an à la Bibliothèque de la Faculté.

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sp ta : ; É ne

ployée que chez un sujet pas âgé et à bon état général. C’est

-en somme de la grande chirurgie.

Nous arrivons alors à des procédés qui ont eu et ont encore de nombreux partisans et qui sont assez fréquemment suivis de réussite, plus ou moins durable : Je veux parler des incisions libératrices périulcéreuses, surtout de l’incision circonférentielle de Dolbeau. Il semble que la méthode de Dolbeau soit une de celles qui aient donné les meilleurs résultats. 11 y a cependant des insuccès ; notons encore que l’opération primitive doit être suivie généralement d’une deuxième et d’une troisième incision en tissu cicatriciel quand l’ulcère est volumineux.

Le procédé de Moreschi (double incision circulaire l’une au-dessus de l’ulcère, l’autre. sus-malléolaire), plus ou moins modifié par Mariani, Reclus (jarretière), Mauclaire (incision en guirlande), Brault, Paul Delbet (incisions circonférentielles incomplètes ou avec des échancrures en cré= neau), Friedel (incision circonférentielle en spirale), etc..., compte aussi des succès. Mais c’est là, de plus en plus de la grande chirurgie. Mauclaire signale autant de guérisons que de récidives.

Nous arrivons aux opérations s’adressant alba à l'appareil veineux : ligatures et résections veineuses, ligature de la saphène interne préconisée en 1875 par Lucas-

. Championnière, méthodisée en 1885 par Trendelenburg

dont elle porte le nom, ligature en étages qui donnerait = deux tiers de guérisons. À

Les résections partielles ne constituent pas précisément

une innovation. On se convainera d’ailleurs de l’ancienneté

de ces procédés chirurgicaux audacieux (autrefois) en lisant

L' It qui el Aetius ef Paul d’ Egine, Avicenne, Fabrice AA ‘ d'Aquapendenté, Scultet; mais à. leur époque les résultats ; é: 22 Prürénte plutôt mauvais. En 1837, Rima publie une statisti- Ti que de 34 cas avec 2 morts, 21 récidives, 11 guérisons. Far) 13 A

La résection en étages Lite RL De

. édit: Ch. hs sur 20 cas, 4 do 3 TN 43 guérisons ; à Truchet, sur 30 cas, 7 récidives, 16 guérisons récentes, 7 fois le maintien du statu quo; à Dario Mori rer M p. 100 de récidives, 18 p. 100 seulement dans 29 cas ds de résection totale. La résection totale donne à Müller 88 p. 100 de guérisons des varices, mais des ulcères, ‘on ne sait. rien; dans 4 cas avec ulcères, de Viannay, il y a guérison des varices, persistance des ulcères, si bien qu’Al- glave conseille d’ adjoindre le Moreschi Seoe il y a des 5 ulcères étendus (1). |

; Nous n ’ajouterons rien à ce que nous avons dit de 1e am-

… Putation, procédé simple s’il en est, mais véritable ulièna ratio !

ob) Pritiqes HAE — Nous en avons parlé, chemin D nt ils ne donnent rien de bien probant au point de vue guérison des ulcères. Sur 14 cas de.Schwartz cités par ne Cailloué dans sa thèse (ligature et résection en étages), il ya "a cas de guérisons d’ ulcères peu étendus &b PEU Dro- É At fonds. #2 Dr.

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4 mi Sion qu’Alglave vient de diats et éloignés de la résection totale des varices essentielles supe

Fe ficielles des membres inférieurs. LE) Vases eo que k d’ulcère et revus à distance (8, 6,

récidives et dans des cas: nanas de té ARS CA plus de 30 ans, au peau MAD ANSIARTE fragture); mais, d'est une

bien grosse opératio

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Mauclaire à préconisé un traitement qu’il a nommé ultracombinant réunissant le Moreschi à la ligature en étages

avec circonvallation et décollement profond de l’ulcère. « Les malades ont guéri, dit-il, mais quelle est la méthode qui à été utile ? »

c) Procédés exceptionnels. — C’est l’élongation des nerfs superficiels (Chipault), le hersage du sciatique (Delagenière), sa dissociation fasciculaire (Paul Delbet, Gérard- Marchant), les anastomoses et transplantations nerveuses (Mauclaire), etc... le tout sans résultats probants.

Nous pouvons classer parmi ces procédés exceptionnels, le dernier en date appliqué une fois par M. Delagenière (Thèse d’Albert, Paris 1911), le raccourcissement du membre inférieur suivi de guérison chez un homme de 35 ans, portant depuis 10 ans, au tiers inférieur de la face interne de la jambe gauche un ulcère de 5 centimètres sur 3. Cet homme avait suivi — et-ce sera l’une des meilleures critiques que nous pourrons faire de ces procédés, — en novem:

bre 1906, la résection de la saphène et était demeuré plus :

de 2 ans à l’hôpital sans être cicatrisé. Sorti en Janvier 1909, il fut traité à l’hôpital de Blois du 40 mai 1909 au 30 octobre par le diachylon. La guérison dura peu, puisqu'il rentrait à l'hôpital du Mans le 17 novembre de la même

année. Le 23 novembre 1909, on lui fait une « jarretière » :

amélioration, mais au lever, récidive complète. Le 4 avril :

1910, après désinfection et curettage, greffes dermo-épidermiques. Cicatrisation totale en 3 semaines, mais récidive immédiate. C’est alors que M. Delagenière, s ‘inspirant des idées de Lucas- -Championnière, que « tout raccourcisse- « ment d’un membre est une condition favorable au retour

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| «dec ce imetbre à des Fe ubiles », pratique, à 3 juin é 1940 une résection du membre inférieur. Le {+ septembre,

le malade Sort guéri. Il est revu guéri le 3 mars die PT Conclusions. — Que conclure de ces procédés chirurgicaux ? Ils ont tous l’ avantage de combiner à l’ action instru, mentale une action physique forcée : repos et compression. po Ge Remarquons que de ces procédés, ceux qui ont le succès le =

2 plus certain et le plus durable (circumvallation, Moreschi É Let dérivés), sont des procédés ayant une action trophique , RCE - probable. Quant aux procédés combinés — et disons en ’ nn passant que plusieurs des malades que nous avons traités | . avaient subi l’une ou plusieurs de ces opérations (ligatures, résections veineuses, hersage ou élongation du sciatique) Sans résultat, tout au moins durable - au racCourcissement. de Delagenière, «fortiori, il nous semble que leur gravité en fait des procédés d’excéption, à n’employer que lorsqu'on n’a le choix qu'avec une amputation, et qu’en tout cas, il semble nécessaire d’avoir auparavant épuisé DENES. LR toutes. les ressources thérapeutiques plus simples et plus

| pratiques.

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B. — Procédés médicamenteux nee

Nous n'avons point l’intention d’énumérer ‘ici tous les | topiques et antiseptiques préconisés successivement dans le traitement des ulcères variqueux, et dont l’énumération, É pour être variée (Liqueur de Labarraque ; eau chlorurée, Bouthier 1872: vin iodo-laudanisé, Bédarès 1883; pulvéri-

sations phéniquées, Gilles de la Tourette 1886; aloës, Dehaine 1896, etc., etc.) ne serait pas ‘ moins, fasti-

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dieuse (1). D'ailleurs tous ces procédés sont infidèles, échouent dans les ulcères anciens. Le {ype du traitement médicamenteux est le traitement par le sulfate de cuivre, dont nous avons déjà parlé et qui € donne d'assez bons résultats, sauf dans de trop vieux ulcères, mais qui n’est malheureusement pas toujours bien toléré par les malades (2). I] ne faut pas oublier qu’il a semblé que pour réus- Fe sir, avec les traitements topiques, il fallait assez souvent « 5 - modifier ces Logos dd une certaine durée Li ra A cation, TA FA

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