‹ Traitement du bec-de-lèvre bilatéral complexe (gueule-de-loup)Chapitre 14 sur 56 · RO A · texte numérisé non relu

RO A

dehors de la base de la narine. Le bistouri détache alors d’un trait la languette E en suivant la ligne BA qui forme avec le

bord rouge un angle droit ou mieux un angle un peu plus

Fig. 6. — Technique de Bæckel.

aigu que l'angle droit. Du point B on fait partir une deuxième incision BC de façon que BC forme avec BA un angle un peu plus aigu que l’angle droit. Après avoir fait les mêmes incisions de l’autre côté on suture les languettes EE’ à la souscloison après avoir reséqué les quantités nécessaires pour que l’enroulement de la narine soit suffisant.

Pour reconstituer la lèvre il suffit d’amener au contact les points A et A”, B et B’. Les points C et C’ sont suturés aux languettes E et E’. La plaie triangulaire située en dehors de l’aile du nez n’est pas suturée, on la laisse se combler secondairement. Elle forme une cicatrice cachée au fond du sillon naso-génien qu’elle contribuerait à rendre plus profond.

Si la tension de la lèvre est trop considérable on fait continuer l’incision de débridement suivant CD (quelques

millimètres).

30 Procédé de Berger (fig. 7). — Voici ce procédé tel qu'il | est décrit dans la thèse de Gourdon d’après une lettre de son

auteur. Le’tubercule cutané médian est séparé du plan osseux

LASCOMBE PIS

NS

Restauration de la lèvre en employant le tubercule cutané médian pour la seule reconstitution de la sous-cloison.

no

et décollé assez haut pour lui permettre d'être mobilisé. Il est taillé en V et sert à refaire la sous-cloison.

On détache ensuite largement l'aile du nez de la joue par une incision qui contourne l'aile du nez en suivant le sillon naso-génien. Après décollement poussé très loin on avive chaque lèvre latérale suivant la méthode Clémot ou Mirault.

Fig. 7. — Technique de Berger.

Chaque aile du nez est fixée à la sous-cloison, puis les deux lèvres latérales sont suturées sur la ligne médiane. La caractéristique du procédé de Berger, c’est qu'il

incise l’aile du nez pour pouvoir la rabattre.

Critique. — Berger, Bœckel ont appliqué leurs procédés à tous les cas n’employant la tubercule cutané médian qu'à la réfection de la sous-cloison. C’est là une méthode contre laquelle nous ne saurions trop nous élever, L'examen de nos observations nous montre que :

a) Les tissus du tubercule médian ne sont bons que pour refaire la lèvre. Employer ce tubercule cutané pour refaire une sous-cloison c’est se servir d’un moignon de peau arrondi,

trop épais qui ne s’étendra pas au cours du développement.

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Le résultat sera une sous-cloison épaisse formant bourrelet d’où aspect très disgracieux.

b) La lèvre supérieure refaite sans employer le tubercule cutané médian est une lèvre extrêmement aplatie, très bridée, très en retrait par rapport à la lèvre inférieure.

Nous rejetons donc, d’une façon absolue, ces procédés

comme technique habituelle.

IH DEUXIEME GROUPE : PROCEDES UTILISANT LA PEAU DU TUBERCULE MAIS RESEQUANT LA MUQUEUSE

Ce sont les procédés classiques :

1° Technique de Clémot (1844), (fig 8). — On avive

chaque fente en incisant le long de la ligne cutanéo-muqueuse.

CE à

Fig. 8. — Technique de Clémot.

Chaque lambeau muqueux est rabattu en bas. La suture

met ou-contact les surfaces cruentées.

20 Technique de Malgaigne (1845), (fig. 9). — Avivement

du tubercule cutané médian par incision le long de la ligne

NE fl

cutanéo-muqueuse. Avivement identique sur les levres

externes sur une hauteur égale à celle du tubercule médian :

Fig. 9. — Technique de Malgaigne.

puis incision de débridement horizontale dans chaque lévre

latérale.

3° Technique de Sédillot (1856), (fig. 10). — Avivement du tubercule médian d’abord verticalement puis en V à sa partie inférieure. Tout le tubercule cutané est ensuite séparé de l’intermaxillaire et sa partie supérieure contribue à former

la sous-cloison. On trace sur chaque lèvre externe une inci-

Fig. 19. — Techaique de Sédillot.

sion de débridement oblique en haut et en dehors qui se prolonge à 2, 3 centimètres en dehors de l’aile du nez ; puis -on délimite un lambeau à charnière inférieure. Cette technique

nécessite un décollement des jeues poussé très loin. Les deux

toi

lèvres externes sont suturées l’une à l’autre sur la ligne médiane, au tubercule médian et à l’aile du nez en haut. Les

lambeaux muqueux sont suturés l’un à l’autre.

49 Techniques de Simon (1856). — a) Premier procédé

(fig. 11). — Avivement en carré du tubercule médian. Avive-

TT AIRE 17 procédé de Simon.

ment des lèvres sur une hauteur égale à celle du tubercule médian par une incision suivant la ligne cutanéo-muqueuse. Incision de débridement, d’abord perpendiculaire à la ligne

cutanéo-muqueuse puis oblique en bas et en dehors.

b) Deuxième procédé (fig. 12). Avivement en carré du

tubercule médian. Avivement des lèvres externes par une

Fig. 12. — 2e procédé de Simon.

incision en plein tissu cutané commençant en bas tout près

de la ligne cutanéo-muqueuse et se terminant à quelques

Re

millimètres d'elle en haut. Ainsi se trouve délimité un lambeau à base inférieure qui est rabattu en dedans. On réséque la partie périphérique du lambeau qui est trop long. Incision

de débridement horizontal juste sous l’aile du nez.

9° Technique de Kônig (1880), (fig. 13). -— Avivement en carré du tubercule médian, avivement des lèvres externes et

incision de débridement oblique en bas et en dehors. Kônig

Fig. 15. — Technique de Konig.

a bien mis en valeur l'importance de faire les incisions d’a vivement en plein tissu cutané et à distance de la ligne cutanéo

muqueuse.

6° Technique de Lannelongue (1883). -— « J'ai détache le lobule médian de l’os intermaxillaire auquel il était adhérent et j'ai avivé avec des ciseaux courbes à yeux le bord libre de ce lobule médian. Cet avivement auquel j'attache une grande importance est très superficiel : j enlève la pellicule épidermique, je lui donne au travers près d'un centimétre d'étendue. Sur chaque moitié latérale de la lèvre J'ai taillé un très grand lambeau. Les deux lambeaux ainsi obtenus sont destinés à venir s'appliquer l’un à l’autre sur la ligne

médiane par leur surface cruentée. » (Denise. Thèse Paris):

7° Technique d'Hagedorn (1884), (fig 14). — Avivement du tubereule médian comme dans le Sédillot., Avivement de

chaque lèvre externe par une incision en plein tissu cutané.

Fig. 11. — Technique d'Hagedorn.

Cette incision est brisée et présente une très légère angulation externe située à l'union du tiers inférieur et des deux tiers supérieurs. À ce niveau on fait partir une petite incision de débridement horizontale et externe. Les points a et «

sont suturés sur la ligne médiane entre eux et au point 1.

8° Techniques de Wolff (1890). — a) Premier procédé

19 19). — Lorsque la longueur du lobule médian répond à q s P

Fig. 15. — 1% procédé de Wolff.

la hauteur d’une lèvre normale. On avive le tuberculée médian sur toute sa périphérie. On fait sur chaque lèvre latérale une incision a e comprenant un segment ab — ab —hauteur

-du tubercule médian et un segment be—quelques millimètres.

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