‹ Traitement du cancer de l'utérusChapitre 3 sur 7 · PLATON · texte numérisé non relu

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faite naturellement, mais pourquoi vouloir poursuivre l’infiltration de ganglion en ganglion, pourcruoi tenter l’impossible ? Le ganglion n’est qu’une étape de l’envahissement ; au-dessus de celui que vous enlevez, qui vous dit qu’il n’en existe pas un autre atteint déjà, rendant ainsi, par votre impuissance à son égard, votre opération incomplète, à votre sens ? Du reste, si vous opérez à une époque avancée déjà, vous vous heurterez à des difficultés opératoires, à des accidents sérieux : section des uretères, ouvertures de la vessie, du rectum, blessure et résection de l’intestin, sans compter que dans ces eas l’infiltration cancéreuse a beaucoup de chances d’avoir dépassé les limites de votre action chirurgicale.

L’hystérectomie vaginale surtout et l’hystérectomie abdominale me paraissent n’avoir, dans les cas de cancer utérin, que des indications étroites, précises et cela, au début de la lésion, alors que l’utérus a conservé une mob' lité suffisante pour ne pas exposer le chirurgien à sculpter son utérus dans une gangue de tissus néoplasiques.

Le traitement curatif du cancer du col a été longtemps résumé par l’amputation supra-vaginale de Schrœder, défendue en France par VerneuiL Si limitée que la tumeur paraisse, elle peut avoir des ramifications qui remontent très haut dans le corps de l’utérus. Presque toujours sur les cols amputés, on découvre, au microscope, des boyaux de cellules épithéaliales interrompus au niveau de la section, preuve que le chirurgien a laissé du cancer dans la plaie. Cette opération insuffisante et inutile est aujourd’hui complètement abandonnée.

Messieurs, toutes les fois que le cancer a franchi les limites de l’utérus, que l’exérèse totale des tissus infiltrés est imposible, il faut recourir à une thérapeutique palliative.

Vous aurez alors à satisfaire aux trois indications suivantes : douleurs, hémorragies, leucorrhée fétide.

Contre les douleurs, vous emploierez les suppositoires à la belladone ou à l’antipyrine, des potions bromurées

TRAITEMENT DE CANCER DE i/uTERUS

et chloralées jusqu’au jour où seule l’injection répétée de morphine constituera votre unique ressource thérapeutique.

Les hémorragies pourront être utilement combattues par des injections très chaudes d’eau bouillie antiseptique ou d’eau oxygénée. Vous vous trouverez bien parfois de tamponnements vaginaux serrés, imbibés de solution stérilisée de gélatine à 1 % ou de perchlorure de fer.

Mais rien ne vous donnera un résultat aussi satisfaisant, surtout chez les femmes dont le cancer évolue en chou-fleur, que le raclage des bourgeons, l’abrasion des néoformations envahissantes, après curettage de l’utérus. Ce raclage fait sous chloroforme, les surfaces saignantes seront cautérisées au fer rouge ou avec un solution au 1 10e de chlorure de zinc.

Après le curettage, Mosetig Moorhof injecte, par une série de piqûres circonférencielles, 2 centimètres cubes de la solution violet de méthylène, 1 gramme pour 500 grammes d’eau, qu’il renouvelle tous les trois jours. Guinard dépose sur les surfaces malades du carbure de calcium ; Vuillet fait des injections interstitielles intra-néoplasiques d’alcool absolu ; Jaboulay soumet ses cancéreuses à la quinine en absorption stomacale ou en injections souscutanées. On a obtenu des résultats, grâce à l’emploi des rayons de Rœntgen. D’autres auteurs ont signalé l’influence du radium, d’autres enfin ont préconisé l’étincelle de haute fréquence.

Contre la leucorrhée fétide, les injections de permanganate, de chloral à 1 %, de chlorure de chaux (2 grammes pour 100 grammes d’eau), ou de liqueur de Labarraque pourront vous être utiles.

Ce ne sont là que quelques-unes des nombreuses méthodes préconisées pour combattre les troubles utérins et relever les forces fuyantes des malheureuses cancéreuses. Moi-même, dans le service du docteur Villeneuve, j’ai obtenu, par des injections de spermine de cobayes, des résultats heureux chez des cancéreuses inopérables et pré-

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sentant un état misérable de cachexie et de misère physiologique.

Que faire dans les cas ue cancer et de grossesse ? La rèele de conduite a été fixée à la Société d’Obstétrique et de Gynécologie, dans sa réunion de janvier, février et mars 1901.

Une femme enceinte et cancéreuse, a dit Bouilly, est perdue. La conduite à tenir, c’est l’abandon de la mère en faveur de l’enfant. Pendant la grossesse, quel que soit l’âge de cette dernière, l’expectation doit être la règle. Pendant le travail, si toutes les périodes s’accomplissent normalement, laisser la femme accoucher spontanément; si la dilatation est entravée par l’induration des tissus, éviter les débridements et les déchirures, pratiquer tout de suite la laparotomie et l’hystérectomie pour extraire le foetus et amputer la portion amputable de l’utérus. C’est là l’opinion de Pinard, de Varnier et de Champetier de Ribes. C’est celle qui doit être votre ligne de conduite.

Xe Congrès des praticiens

C’est avec raison que le Congrès des Praticiens, qui s’est terminé à Paris le 14 avril 1907, a été dénommé les « Etats généraux du Corps médical ». Sur les bancs de la grande salle de l’Hôtel des Sociétés savantes se coudoyaient, en effet, dès l’ouverture du. Congrès, toutes les classes de 1a. corporation médicale : professeurs titulaires et agrégés de la Faculté ; médecins et chirurgiens des hôpitaux ; praticiens venus des quatre coins de la France, soit à titre individuel, soit comme délégués de groupements médicaux ; étudiants de i Association corporative de Paris. Il fallait donc que de graves questions, de graves intérêts fussent en jeu pour remuer ainsi le Corps médical du haut en bas de l’échelle et provoquer la réunion de six cents congressistes, lesquels représentaient régulièrement

CONGRÈS D’OBSTÉTRIQUE ET DE PÆDIATRlE

Doctoresse Chellier-Gastelli : « De l’abaissement de l’utérus chez les musulmanes. »

M. Rouzier-Joly : « Traitement des affections du vagin et du col par un ovule à base de charbon végétal. »

M. de Laugenhagen : « Méthodes de thérapeutique rationnelle, applicables à certains cas de rétrodéviation utérine adhérente avec annexités et reliquats péri- et paramétritiques. »

M. J. L. Faure : ce Traitement du cancer du col de l’utérus. »

MM. Imbert et Pieri : « Colpo-hystérectomie abdominale totale. »

M. Abadie : « Leucoplasie vulvaire avec épithélioma du clitoris, rapport avec le kraurosis. »

M. Trenga (d’Alger) : « Moyens pratiques pour vulgariser, chez les femmes indigènes d’Algérie, quelques notions indispensables d’hygiène familiale et domestique. »

M. Le Nouène (du Havre) : « Traitement du prolapsus de l’utérus par l’opération de Wertheim. »

M. de Keating-Hart (de Marseille) : « Sur un nouveau traitement du cancer. »

M. Vincent (d’Alger) : « Obstruction intestinale par fibrome utérin enclavé dans le petit bassin et comprimant le rectum. Myomectomie suivie d’un établissement d’un anus cæcal. Guérison. »

SECTION DE PÆDIATRlE

Presidents : MM. Guinon et Curtillet

Exposé et discussion du rapport de M. Crespin sur « le paludisme chez l’enfant ». Prennent la parole dans la discussion de ce rapport MM. Brault, Glatard, Lemaire, Gauthier.

M. Guinon résume la discussion et se félicite d’avoir recueilli au sujet du paludisme des renseignements du plus haut intérêt, qu’il était impossible d’obtenir dans le milieu parisien.

M. Gros (de Rebeval) : « Sur l’index endémique de la région de Rebeval. »

M. Nicolas (d’Oran) : « Traitement de certaines formes du paludisme. »

M. Brault : « Hygiène algérienne de l’enfance. »

L)r J. LIVON

Exposé et discussion du rapport de M. Simon (de Paris) sur les anémies infantiles.

M. x\pert lit, au nom de M. Gaillard, interne des hôpitaux de Paris, un travail sur les injections intraveineuses de collargol chez les enfants atteints de fièvre typhoïde.

MM. Gillot et Lemaire communiquent le résultat de leurs recherches sur la fièvre de Malte chez les enfants et envisagent ensuite les rapports de la fièvre de Malte et de l’allaitement.

MM. Raynaud et Vérité font deux communications intéressantes : la première a trait à l’emploi, en dermatologie infantile, d’un produit bitumeux tiré d’un pétrole algérien ; la seconde se rapporte à l’étude des teignes dans les écoles et la population infantile d’Alger.

M. Glotard apporte ensuite les résultats statistiques de la Goutte de Lait d’Oran, et on donne lecture d’une note de M. Gros, de Rebeval, sur le lait condensé dans l’alimentation des enfants du premier âge.

M. Abadie (d’Oran) présente un « cas de déhiscence médiane congénitale du sternum. »

M. Frœlich (de Nancy) donne lecture de sa très intéressante communication sur le traitement orthopédique de certaines formes de maladie de Little.

M. Princeteau (de Bordeaux) rapporte un cas d’exstrophiè de la vessie chez une fillette.

11 est donné lecture par M. Jean Livon (fils) de la communication de M. Fournier (de Marseille) sur la trépanation de la mastoïde chez le nourrisson.

M. Honoré Soulié (d’Alger) communique un cas d’arthrodèse tibio-tarsienne, avec enchevillement pour paralvsie spasmodique.

M. Nové-Josserand (de Lyon) présente un rapport sur <c les péritonites aiguës chez l’enfant, non compris la tuberculose et l’appendicite. »

M. Guinon (Paris) lit un travail sur les fausses péritonites chez l’enfant.

M. Brault (d’Alger) présente un de ses opérés du macroglossrn au sujet duquel il fait une communication qu’argu- *e lu ofesseur Kirmisson .* des coupes microscopiques ( es photographies accompagnent la présentation.

La banne s (Bordeaux) lit un travail sur la névrite opth

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