CONGRÈS D’OBSTÉTRIQUE ET DE PÆDIATRIE
par M. Jonnart, gouverneur général de l’Algérie. Tout ce qu’Alger compte de notabilités, tout le monde médical, professeurs et docteurs assistaient à cette réception.
M. Jonnart, qui se tenait à l’entrée du grand escalier du grand salon d’en haut, entouré de ses maisons civile et militaire, recevait les invités. La serre avait été transformée en salon et dans la grande salle de bal un buffet avait été dressé. Après ce lunch, les congressistes, se répandirent dans les jardins et purent, en les visitant, contempler le magnifique panorama qui se déroulait devant eux.
Le Comité des Fêtes d’Alger a donné aussi au Théâtre municipal une grande fête mauresque. La façade du théâtre, illuminée à l’électricité, était d’un très bel aspect ; mais c’est surtout à l’intérieur que s’étaient portés les efforts des organisateurs. Les balcons étaient tendus de foutahs, de tapis indigènes et les loges entourées de haïcks drapés avec art. Sur la scène, dans un décor oriental, du meilleur goût et somptueux, de nombreuses artistes mauresques en costumes éclatants exécutèrent les danses les plus diverses.
Puis, le lendemain, eut lieu, au Champ de Manœuvres, une superbe fantasia, avec le concours des spahis et de la nouba du 1er tirailleurs.
Avant la séance de clôture, le Congrès s’est réuni à nouveau salle Barthe, et émit divers vœux qui furent acceptés.
L’assemblée décide ensuite que la prochaine session aura lieu, en septembre 1910, à Toulouse et désigne MM. Kirmisson, professeur agrégé à Paris, à la présidence générale ; Hartmann, à la présidence de la section de Gynécologie, et Rouvier, celle d’Obstétrique.
Puis l’heure de la séance solennelle de clôture sonne. Aux accents de la Marseillaise , jouée par la musique des zouaves, M. Varnier, représentant M. le Gouverneur rénéral, entouré des notabilités et des professeurs congressistes, fait son entrée. Autour de lui, prennent place à la tribune :
MM. Verne, contre-amiral Rouvier, médecin-inspecteur
Dr .T. LIVON
Robert, Curtillet, Vincent, Treub, Hartmann, Vidal, Queirel, Kirmisson, David, Calderini, Boursier, Bruch, Brault, Gillot, Sabadini, Mesplé, Rouvier.
M. Varnier prend la parole, exprime les regrets de M. le Gouverneur de ne pas présider cette séance, salue les hôtes d’un jour qui ont illustré d’une façon éclatante le Congrès et le Corps médical algérien pour leur dévouement et leur inlassable activité.
M. Queirel, président général, exprime ensuite le souvenir ineffaçable et les regrets mêlés de tristesse qu’il ressent après ces jours trop vite passés. Il montre ensuite que, contrairement à ce que l’on a pu dire, les Congrès n’étaient pas toujours prétexte unique de distractions : « Si vous portez les yeux sur les comptes-rendus de nos séances, vous verrez qu’il n’y en a pas eu une seule sans iiseussion d’un travail important.
« Nous allons affirmer notre reconnaissance envers l’Algérie en la faisant bénéficier de nos travaux. Sans doute, les vœux du Congrès sont platoniques, mais ce sont des germes qui porteront leurs fruits. »
M. Kirmisson remercie l’assemblée de l’avoir désigné comme président d’honneur du prochain Congrès et assure qu’il s’efforcera d’égaler son prédécesseur.
MM. Calderini, de Bologne ; Treub, d’Amsterdam ; Bouvier, secrétaire général, remercient l’assistance.
La musique des zouaves, qui a joué entre chaque discours, attaque un quadrille arabe pendant que les invités se retirent enchantés.
Les congressistes, après une semaine de travail, ont voulu jouir des beautés naturelles d’un pays de soleil en parcourant cette belle Algérie aux sites si merveilleux. Des excursions ont cté faites par groupes vers les plus intéressantes régions, régions qui ont ébloui par leurs richesses et leurs splendeurs les heureux vovageurs. C’est ainsi cu’on vit ^üda, Biskra au tableau enchanteur, le Sahara, Et-Kantara, ce merveilleux décor ; Constantine, aux tragiques gérées du Rhummel ; Timgad, la Pompeï d’Afri-
CENTENAIRE DE L’iNTERNAT
que ; Lambessa, aux merveilleuses mosaïques ; Carthage, dont le Musée s’enrichit chaque jour de nouvelles trouvailles, et Tunis l’orientale, cette mystérieuse cité arabe.