‹ Traitement du cancer inopérableChapitre 6 sur 32 · HÉMORRAGIE · texte numérisé non relu

HÉMORRAGIE

L’écoulement de quelques gouttes de sang ou même un léger suintement sanguin sous l’influence du moindre attouchement d’une ulcération sont plutôt un symptôme qu’une complication du cancer, mais dans les tumeurs ulcérées de la langue, de l’utérus ou même du rectum, l’abondance de l’hémorragie peut constituer un accident grave. Elle reconnaît comme origine l'ulcération d’un gros vaisseau, qui peut au début ne donner qu’une hémorragie peu abondante, et dont l’hémostase se fait spontanément, mais qui ultérieurement, provoque une seconde ou une troisième hémorragie mortelles. Souvent aussi ces hémorragies s’accompagnent d’un processus infectieux, les artères envahies par l'épithélioma n’ont plus de paroi contractile, et si le sang du malade est relativement peu coagulable, l’hémostase se fait bien difficilement. La conduite à tenir dans ces cas varie avec l’état du sujet. J’ai vu certaines hémorragies terminales contre lesquelles je me suis contenté d’appliquer sur la plaie de la poudre d’antipyrine, sans grand espoir. Le cancer de l’utérus, l’épithélioma de la langue et celui de l’intestin sont les seuls dans lesquels j'aie vu l’abondance de l’hémorragie emporter un malade encore résistant. Contre les écoulements sanguins de l’utérus, quand l’eau très chaude, en irrigations toutes les trois heures reste impuissante, le curettage des fongosités m’a le mieux réussi, il a l'avantage de

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