‹ Traitement du leucome par l'ammoniaqueChapitre 10 sur 14 · ROUE · texte numérisé non relu

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21. Une clarté assez vive est un peu mieux perçue. Nouvelle cautérisation. ss

23. Quatrième application d'ammoniaque, l’éclaircissement n’augmente guère.

26. Une grande épaisseur de leucomé a déjà été enlevée, insister davantage serait vouloir s'exposer à provoquer la formation d'un staphylôme opaque. A l'éclairage oblique, on voit quelques îlots complètement concrets entourés d'une zone opalescente. L'opacité occupe toute l’épaisseur de la cornée. Ïl existe des adhérences iriennes. Instillation de glycérine iodoformée. |

1% juin. A la loupe, certaines portions cornéennes paraissent assez transparentes. Les ombres sont perceptibles ainsi que les contours vagues des objets. Le malade, tout en vaquant à ses occupations, s’instillera de la glycérine iodoformée.

10. La cornée paraît s'être légèrement éclaireie; la vision reste insuffisante. Néanmoins, par le traitement, nous avons obtenu une certaine amélioration, puisque auparavant cet œil ne distinguait pas ou à peu près pas la lumière.

Observation VIII

Paul B..., marbrier, 30 ans, se présente le 21 mai à la Clinique ophtalmologique. Il y a huit mois, traumatisme de l'œil gauche qui à déterminé un abcès et un leucome. Pas de granulations, pas de trichiasis. Nous ne relevons l'existence d'aucune autre affection.

Depuis l'accident, l’opacité a pris des proportions de plus en plus considérables ; puis, elle est restée stationnaire malgré les divers traitements employés pour sa guérison.

Actuellement, le leucome occupe presque le centre de la

— 29 — | cornée empêchant l'accès des rayons lumineux. Une très vive clarté est seule perçue. L'iris n'est pas enclavé, la profondeur de la chambre antérieure est normale.

21. Première application d'ammoniaque. A l'éclairage oblique, on constate un éclaircissement notable. Le malade commence à distinguer les objets.

24. L'opacité à beaucoup diminué d'épaisseur ; la vue devient plus nette. Nouvelle cautérisation. Glycérine iodoformée.

27. Troisième application d’° ammontaque qui fait complètement disparaître l'opacité.

5 juin. — L'éclaircissement est complet. Des instillations de glycérine iodoformée ont été faites journellement. La guérison est assurée.

Observation IX

Fortunée B..., 13 ans, se présente à la consultation de la Clinique ophtalmologique le 16 mars 1900. Première maladie des yeux il y à quatre ans.Il y à deux ans, granulations sur la paupière de l'œil droit. Cette jeune fille a eu une affection oculaire dont elle ne peut préciser la nature, et ensuite un leucome devenant tous les jours plus opaque. Pas de trichiasis. Actuellement, l’opacité occupe la partie centrale de la cornée, et s'étend surtout du côté interne de l'œil. L'iris ne semble pas adhérent, mais il est très rappro-

ché de la face postérieure de la cornée.

21. Nous faisons une première application d’ammoniaque. Au-dessous de l’épithélium se trouve une épaisse couche de tissu sclérosé très opaque à aspect crayeux. À l'éclairage oblique, pas d’éclairtissement apparent. La douleur ressenlie pendant la cautérisation est assez violente, car nous

Pt da avons voulu essayer de nous passer de cocaïne. Néanmoins, la malade commence à distinguer les objets un peu volumineux. |

{+ juin.-— La réaction a été assez violente ; actuellement, l'inflammation a cessé. La vision est encore mauvaise. Nouvelle application d'ammoniaque.

5. La malade commence à voir par un petit point de cornée plus transparent que les parties environnantes. Ammoniaque et ensuite glycérine iodoformée.

14. Ces derniers jours, on a versé tous les soirs quelques gouttes du collyre dans l'œil malade. La cornée est devenue un peu plus transparente. *

En somme, nous obtenons une amélioration assez notable, alors que tous les autres traitements employés avec persévérance avaient échoué.

Observation X

Julie D... 17 ans, vient le 4 juin à la consultation de la Clinique. La maladie a débuté il v a dix ans environ. A cette époque, la jeune fille à reçu dans l'œil droit un coup d’ongle d’une de ses jeunes camarades. A la suite de ce traumatisme, développement d’une affection de longue durée, et trouble de la vue de plus en plus accentué. Les cils ne sont pas déviés; nous ne constatons pas de granulations. La jeune fille est une lymphatique.

A l'éclairage oblique, on aperçoit très nettement un leucome de forme semi-lünaire à concavité tournée vers la partie supérieure de la cornée, mais dont la convexité n’atteint pas la sclérotique. L'opacité empiète sur l’orifice pupillaire, Un néphélion léger et diffus s'étend-presque sur toute la surface non leucomateuse, Ce trouble généralisé permet à

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