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nes consécutives à des cicatrices avec enclavement de l'iris. Ces panophtalmies surviennent sans prodrome, et subitement par suppuration des procès ciliaires et de l'humeur vitrée, le micro-organisme ayant suivi le tractus irien énclavé. ILest bien certain que, sur tous les veux atteints de leucome adhérent, nous nous garderons des applications d'animoniaque, afin de ne pas créer de perte de substance pouvant favoriser l'infection de l'iris par communication avec les conjonctives palpébrale et bulbaire si exposées.
Nous ne voudrions pas passer sous silénce un inconvénient assez grave résultant de la cautérisation des lissus cornéens. La taie à disparu en partie ou en totalité il est vrai, mais le malade pourra rarement récupérer une vision exempte d'anomalies. Les cellules détruites par l’ammoniaque ne se reconstituent pas toutes pour former un tissu nouveau, il reste des variations d'épaisseur de la cicatrice. Les variations de valeur réfringente entre ‘deux méridiens sont très inégales, et ce vice de réfraction échappera à toute correction du domaine de la physique mathématique. Nous aurons un astigmatisme irrégulier qui occasionnera du métamorphisme des images. |
Complément du Traitement
La destruction du tissu par lammoniaque liquide ne suffit pas. Elle a évidemment un très grand avantage, celui de diminuer dans une bonne proportion la couche opaque qui arrête les rayons lumineux. Chez les malades que nous avons traités par ce procédé, nous avons pu enlever la moitié à peu près de l'épaisseur de la cornée sans produire de staphylome. Mais cela ne veut pas dire que les tissus nouveaux qui remplaceront les tissus enlevés ne seront pas opa-
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ques à leur tour. Il faut diriger la cicatrisation par un médicament qui détermine un courant actif propre à obtenir la résorption des exsudats. La glycérine nous offre ce réel avantage. Outre les propriétés antiseptiques de la glycérine pour le pansement de la plaie profonde que nous venons de créer dans l'épaisseur des lames cornéennes, notons sa propriété calmante. La glycérine a été introduite en oculistique par Foucher, pour la préparation de nombreux collyres. Ce liquide très avide d’eau établira un courant énergique dans les tissus avec lesquels il sera MIS en contact.
Contrairement à ce que font les autres composés iodiques, l'iodoforme n'irrite pas la conjonctive oculaire, exerçant, au contraire, sur elle une action anesthésique locale manifeste. Son pouvoir antiputride est considérable.
I est indispensable cependant qu'il soit porphyrisé avec soin, afin dene pas dépolir l’épithélium cornéen si fragile par les arêtes très vives que forment ses cristaux. Pour se le procurer à l’état de poudre impalpable, on peut le faire dissoudre dans l'alcool à chaud et le précipiter ensuite par l'eau distillée froide. Le précipité est recueilli sur un filtre et mis en suspension dans la glycérine, dans la proportion de un gramme d'iodoforme pour dix de ce liquide. Cette poudre impalpable pénètre dans toutes les anfractuosités de la brèche cornéenne et en dirige ia cicatrisation. Nous avons obtenu de la sorte des tissus absolument transparents dans plusieurs cas.
Nous avons remarqué maintes fois, pendant les divers stages que nous avons faits dans le service consacré aux maladies des yeux, que la glycérine iodoformée est un médicament excellent pour le traitement des taies tout à fail superficielles et très lègères, mais qu’elle restait sans effet sur les opacités profondes résultant de traumatismes ou de vieilleskératites parenchymateuses. Nous cessons les applications d’ammo-
AOC niaque, lorsque les opacités ont suffisamment diminué
d'épaisseur pour nous faire craindre une ectasie. À ce moment, les instillations de glycérine iodoformée faitestous les
jours et même deux fois dans la journée nous offrent deux grands avantages. D’abordelles agissent sur les tissus encore opaques s'ilen reste, comme si elles étaient pratiquées sur un leucome tout à fait superficiel et les éclaircissent dans une certaine mesure. Ensuite elles dirigent la cicatrisation de telle sorte que les Lissus de nouvelle formation : cellules parenchymateuses et épithélium, seront suffisamment transparents pour permettre une vue satisfaisante. Chez tous nos malades, nous avons vu la cornée s'éclaircir même lorsque la cautérisation par l'ammoniaque liquide n'avait pas donné tous les bons résultats qu'on pouvait en attendre. Gillet de Grandmont, traitant des plaies cornéennes, a, lui aussi, obtenu des cicatrices translucides et non adhérentes à l'iris, par les sels d'hydrargyre. Il a obtenu une reconstitution complète et entière de tous les éléments qui sont devenus et restés tout à fait transparents. C’est ce que nous avons vu se produire par les inslillations de glycérine iodoformée.