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1/50°. Ce traitement réussit surtout dans les formes de lupus ulcéré et suintant.
Il semble que le permanganate agisse surtout en désinfectant le lupus, en le débarrassant des associations microbiennes qui pullulent dans les croûtes, à la surface des lésions ulcérées et peuvent imprimer au lupus une marche rapide.
Le monochlorophénol, essayé par M. Brousse en 1895 et par son élève le docteur Chabrol, de Montpellier, aurait donné satisfaction à quelques praticiens (1) ; on en imbibe un tampon avec lequel on frotte vigoureuse ment le lupus; on produit une rougeur vive et une douleur aiguë mais passagère. L'objection qui a été faite à ce médicament. c'est son odeur infecte et persistante quiempêchera toujours sa vulgarisation.
L'éthyl-diamincrésol est employé par Neisser en bains prolongés, avec des proportions variant de 1/3000° jusqu'à 1/5000°. Les bains ne sont guère possibles que pour le lupus des membres; si le lupus siège à la face, on appliquera des compresses imbibées de la même solution. Ce médicament est très épidermisant et semble indiqué après le. raclage de substances étendues, plutôt que sur des lupus circonscrits et non raclés.
Le chlorure de zinc, en badigeonnages sur les sur-faces saignantes, agit d'une manière très favorable après le raclage.
(1) Barbe, Soc. dermal. el syph., 7 juillet 1608. D, D
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Le nitrate d'argent, lui aussi, donne de bons résultats : il peut être employé en solutions au 1/50° pour faire des badigeonnages sur les parties fongueuses et les bourgeons de mauvais aloi. On se servira du crayon de nitrate pour pénétrer dans les foyers de ramollissement, et cautériser avec la pointe les cratères ouverts par le scarificatèur ou la curette. Le nitrate est certainement un des meilleurs agents auxiliaires du raclage et de la scarification: mais on ne l'emploie pas comme formant à lui seul un mode de traitement.
L'’acide lactique est employé couramment dans le traitement du lupus des muqueuses. Avec un pinceau formé d'un tampon d'ouate hydrophile monté sur un bâtonnet et trempé dans une solution d'acide lactique au 1/10°, on touche les parties malades ulcérées. Ces attouchements ont une action encore plus énergique quand ils ont lieu après raclage des tissus néoplasiques. La douleur qu'ils provoquent est assez vive mais dure peu de temps. C'est surtout dans le lupus des muqueuses que cette médication sera employée avec fruit, seule ou combinée avec le raclage : mais elle est encore applicable au traitement des vastes ulcérations des lupus très étendus.
Résultats. — L'efficacité des caustiques varie, nous l'avons vu,suivant les substances employées et la manière de s'en servir. Ce mode de traitement est toujours très douloureux et souvent assez long; il cause parfois des kéloïdes et des cicatrices vicieuses. De plus en plus on tend à l'abandonner en tant que
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médication unique : mais en combinant son action avec celle d'autres procédés, on peut arriver à de bons résultats.