VI. — ÉLECTRICITÉ
L'électricité, sous presque toutes ses formes, a été essayée dans le traitement des dermatoses. On a tenté avec des succès divers d'appliquer au traitement du lupus: les courants de haute fréquence et de haute intensité, l'électrolyse, les rayons Rœntgen.
) Courants de haule fréquence el de haute inlensilé. — Introduits en électrothérapie par M. d’Arsonval, étudiés avec soin par le docteur Oudin qui le premier les a utilisés dans les maladies cutanées, les courants de haute fréquence et de haute intensité n'ont, dans la thérapeutique du lupus vulgaire, qu'une importance restreinte.
Sans parler du dispositif compliqué que nécessite cette méthode de traitement, nous nous bornerons a résumer ses effets dans le cas spécial qui nous occupe.
L'appareil en usage est l'appareil Oudin-d'Arsonval. Au moment de l'application de l'électrode garnie d'un manchon de verre on voit éclater une pluie de fines étincelles qui jaillissent au travers du manchon de verre entre l’armature métallique et la partie traitée ; en ce point la peau pâlit, puis rougit bientôt, et le patient ressent une vive cuisson. Mais ces phénomènes sont absoluments passagers. Après les séances de traitement, le lupus ne change ni d'aspect, ni d'évolution : l’action des courants de haute tensivn et de haute intensité peut être considérée comme étant nulle dans le cas de lupus vulgaire. Tel est l'avis du docteur