I. — Evorzuriox
Si la réduction est facile au début, peu à peu le relâchement des tissus, la béance de l'anus rendent la chute du rectum de plus en plus fréquente: elle se fait à l'occasion du moindre effort ou d'une quinte de toux. Les difficultés de réduction augmentent;
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pour rentrer la tumeur, le malade est obligé d’exercer des pressions plus prolongées, plus énergiques.
Il arrive un moment où tout effort quel qu'il soit, la simple marche ou même la station debout, extériorisent le prolapsus qui finit par être toujours au dehors; il n’est pas irréductible, le malade le rentre assez facilement; mais au moindre mouveinent il ressort : il devient incoercible.
L'infirmité est alors extrêmement pénible : la niuqueuse, constamment à l'extérieur, exposée à tous les frottements, rougit, s'irrite, s'enflamme, devient très sensible; elle est le siège de suintements génants et de saignements plus ou moins importants; des ulcérations se forment qui suppurent, les douleurs sont insupportables. Puis toutes les tuniques, et non plus seulement la muqueuse, s'eriflamment. Celles-ci s'épaississent, s'indurent, les cylindres deviennent adhérents les uns aux autres; la tumeur, qui jusqu'algs était simplement incoercible, devient irréductible. , Les malades sont alors condamnés à l’immobilité; ils tombent dans le marasme. Cette grave infirmité leur fait prendre l'existence en dégoût, leur santé s’altère et les affections intercurrentes trouvent chez eux un terrain favorable.