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Le prolapsus post-opératoire n'est pas une affecüon grave en elle-même. S'il crée parfois des troubles fonctionnels intestinaux qui peuvent se surajouter à l'incontinence, la gêne considérable qu'il provoque et les soins d'hygiène constants qu'il nécessite compromettent gravement l’activité des malades, et en font de véritables infirmes.
Le pronostie vital est dans l’ensemble bénin.
Si le prolapsus est abandonné à lui-même, nous ivons vu que des complications peuvent apparaître, complications hémorragiques et infectieuses principalement, et qui aboutissent, après un temps plus ou moins long, à une altération de l'état général. Tocalement, les lésions de la muqueuse ne prédisposent pas nécessairement à la récidive in situ.
Traité au contraire, c'est-à-dire opéré, le proiapsus guérit complètement, et l'avenir des malades est transformé.
Du point de vue du pronostic opératoire, plusieurs faits sont à remarquer
I. — Quel que soit le traitement appliqué, nous n'avons pas relevé de mortalité opératoire: et ceci pour les raisons suivantes
— l'opération du prolapsus est peu choquante, parce que le maximum se fait par les voies basses
— Jes chirurgiens ont toujours eu souci de pra liquer une intervention a minima, étant donné l'âge souvent avancé des malades ;
= on travaille dans une région peu vascularisée, donc peu sujette aux hémorragies secondaires;
— les soins pré- et post-opératoires minutieux
réduisent au minimum les complications infecticuses ;
— enfin, les méthodes modernes de réanimation et les procédés techniques de plus en plus perfectionnés amenuisent encore les chances d'insuccès.
II. — Les risques de récidive du cancer sont minimes. Dans nos observations, elle est apparue deux fois; et il s’est agit les deux fois d’une récidive survenue après intervention par voie basse (amputation de MiKkuricz). Nous n'avons pas pu préciser les raisons de ces échecs; mais il semble qu'on doive les expliquer par une amputation incomplète ayant laissé sur place des foyers néoplasiques. D'ailleurs dans un cas (observation XIV), la première opération avait été incomplète et avait nécessité une reprise pour poursuivre l'amputation du fait de la présence d'un noyau induré persistant dans le méso-rectum.
Bien que les interventions par voie haute (la colopexie en particulier) n'aient pas, à notre connaissance, été suivies de récidive in situ ou de métaslases, nous pensons qu'il est préférable de tout faire par la voie basse : le péritoine pelvien constitue une barrière de protection qu'il vaut mieux ne pas dépasser, et Ie brassage de l'atmosphère celluleux préiliaque (région Ivmphatique dangereuse) doit. être évité à tout prix.
II. — Les résultats éloignés des différentes interventions proposées sont satisfaisants dans lensemble, Plusieurs fois le prolapsus a récidivé, mais une guérison durable à été obtenue après réintervention.
Le procédé de HaARTMANN à donné à succès et 1 échec, Ce dernier s'est produit un an après l'opération sans que l’on puisse en expliquer la raison.
Deux fois la guérison était maintenue 1 an et 3 ans plus tard; pour notre cas personnel, le recul est à l'heure actuelle de 7 années.
IV. — Quant au pronostic fonctionnel, il dépend surtout du maintien ou de la suppression de l'anus de dérivation; notre observation montre que son maintien ne réduit pas les risques de récidive du prolapsus.
V. — Le pronostic « social » ne se discute pas ie vie des malades est complètement transformée après la suppression de cette infirmité qui était auparavant pour eux un objet constant de préoccupations.
PAR ANNE bn LE = 7 Ë
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