‹ Traitement du Ptosis par la Blépharopéxie Frontale à Ciel OuvertChapitre 10 sur 15 · ROUE · texte numérisé non relu

ROUE

dehors. On dissèque le lambeau ainsi délimité, de façon à mettre à nu le squelette fibreux de la paupière.

Puis, on fait le long et tout près du bord supérieur du sourcil une incision semi-circulaire, à concavité inférieure qui intéresse la peau et la couche musculaire épaisse, formée par l’entrelacement du frontal avec le sourcilier. Une anse de fil armée de deux aiguilles permet d’accrocher le sommet du lambeau, qu’on glisse sous le plan cutané jusqu’à ce qu’il vienne s’adapter à la lèvre supérieure de la boutonnière frontale, où on le fixe.

Le procédé de Motais consiste dans la fixation du releveur au muscle droit supérieur.

Une languette musculaire est prise à la partie médiane du droit supérieur et insérée sur le tarse. Dans ces conditions, la paupière se trouve tirée en haut, relevée par la languette musculaire.

En principe, cette opération serait la plus parfaite de toutes les interventions contre le ptosis, car c’est elle qui remet la paupière paralysée le plus près du fonctionnement physiologique ; mais, comme nous le verrons plus loin, elle mérite bien des critiques.

Parinaud procédait d’une manière différente, car il ne taillait pas de languette dans le muscle droit supérieur. Une anse de fil est passée sous le tendon du muscle ; puis, les deux chefs s'engagent saus la paupière, entre la face antérieure du tarse échancrée et les fibres de l’orbiculaire ; finalement, ils sortent à la peau, quelques millimètres au-dessus du bord ciliaire.

Au moment où les fils sont noués, la paupière se redresse plus ou moins, suivant que le fil est plus ou moins serré.

Le relèvement de la paupière peut encore s’obtenir à l’aide cordons cutanés pédiculés (Poulard). La paupière est relevée par rattachement au muscle frontal à l’aide de cordes cutanées profondes, qui vont de la face antérieure du tarse au muscle frontal. Ce procédé comprend : la taille des lambeaux cutanés, l’incision frontale, le tunnel sous le sourcil et la mise en place des cordons cutanés.

Tout récemment (mars 1924), Puscariu de Jassy propose, après incision de la conjonctive, de prendre des languettes dans le tarse. Ces languettes tarsiennes sont fixées aux faisceaux musculaires du frontal après tunnellisation sous-sourcilière.

Page 1