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Dès que l'appareil est terminé, le jersey qui doit déborder le plâtre est retourné sur ce dernier. Si cette petite manœuvre est faite en exerçant une légère traction, le bord du plâtre s’arrondit et étant de plus matelassé par le Jersey, il n’est plus traumatisant pour l'enfant. (Fig. 5.)
Pendant la déssication de l’appareil, 1l faut porter autant que cela est matériellement possible, le genou en varus sans aucun degré de flexion.
D'autre part, il faut corriger la déviation du pied et porter celui-ci en valgus. Toutes ces corrections, surtout celle du genu-valgum qui nécessite une certaine force, devront se faire avec les mains appliquées bien à plat, sous peine de voir se produire sous la pression isolée des doigts des encoches profondes dans le plâtre.
Pour maintenir l’appareil pendant sa déssication ou bien il faut s’armer de courage et, sans bouger les mains, attendre patiemment « que le plâtre prenne » ou bien on peut avoir recours à un artifice indiqué par M. Ombrédanne et qui consiste à enrouler autour de la table et du membre, une bande comme l'indique le schéma. (Fig. 4.)
Pour notre part, sur les conseils de vieux praticiens, nous employons pour mouiller nos bandes une solution faiblement salée (une cuillerée à soupe pour cinq litres d'eau). Grâce à ce procédé notre plâtre se solidifie relativement vite, en trois ou quatre minutes environ, et sans craindre la fatigue, nous pouvons maintenir manuellement notre correction. Les plâtres ainsi obtenus sont peut-être un peu plus friables que ceux que l’on confectionne sans addition de chlorure de sodium à l’eau ; toutefois leur solidité est plus que suffisante.
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De plus, cette méthode nous permet d’aller plus vite et sur un double appareil pour genu-valgum bilatéral le gain de temps est assez considérable.
Les deux membres inférieurs étant pourvus de leur plâtre correctif, on attend environ un quart d’heure et l’enfant est rendu à sa mère. Un nouveau rendez-vous est fixé pour quinze jours plus tard.
À cette époque, ou bien l'appareil est souillé, nous l’enlevons et après nettoyage de la peau à l’éther, remettons un nouvel appareil en exagérant encore la correction ; ou bien le plâtre étant encore convenable, nous faisons de larges encoches sur les parties internes et externes du genou et pratiquons le redressement. Les encoches sont enstite recouvertes par une bande plâtrée et le reste du plâtre est blanchi.
Sous l’action des plâtres successifs, l’angulation au niveau du genou diminue rapidement, bientôt le membre est en rectitude. Un plâtre de plus il est en hypercorrettion. Le résultat obtenu dans un temps variable oscille selon les cas entre 2 et 4 mois.
À ce moment, il ne faut pas croire à la guérison définitive et enlever le plâtre. En effet, en quelques jours les déviatons réapparaîtraient.
L’hypercorrection doit être maintenue pendant trois ou quatre mois, parfois plus, afin de donner le temps à l’ostéogénèse obéissant à la loi de Delpech de modifier les extrémités articulaires du fémur et du tibia.
Ce résultat sera obtenu par un appareil plâtré ou mieux par un appareil en celluloïd armé. Ce dernier, à notre avis,
présentent de multiples avantages.
C'est un appareil léger, il est constitué par une forte toile noyée dans une composition rappelant de très près le celluloïd. Il est doublé intérieurement de basane et renforcé le long de son bord interne et externe par deux tiges en acier nickelé. .
Construit d’après un moulage du membre inférieur, il s'adapte parfaitement à celui-ci.
Enfin ouvert en avant, se laçant à la façon d'une guêtre, il peut s’enlever facilement et rendre possible tous les soins de propreté. Voir même le traitement par les rayons ultraviolets ou la cure hélio-marine.
En effet, à ce stade, une dizaine de séances de rayons ultra-violets où un séjour de deux ou trois mois au bord de la mer, avec une cure d’héliothérapie quotidienne, rendront
le plus grand service au petit malade et hâteront sa guérison.
Quant à la marche, question qui préoccupe bien des mamans, elle pourra être autorisée dès que l’hypercorrection sera obtenue. Le plus souvent avec leur appareillage de plâtre ou de celluloïd les enfants ne font que quelques pas et jouent très volontiers assis sur un tapis.
Au traitement orthopédique du rächitisme, se rattache celui des fractures et des déviations de la colonne que l’on peut observer chez lés rachitiques.
1° Fractures chez les rachitiques.
Elles sont plus fréquentes qu’on ne le croit généralement.
. Le plus souvent, c'est une fracture sous périostée constituée par un simple tassement ou une coudure. Non trai-
tées, elles donnent des inflexions angulaires très marquées, soit sous l’action de la simple tonicité des muscles (membre supérieur) , soit sous l’action du poids du corps (membre inférieur). Elles guérissent spontanément en donnant de gros cals.
Le traitement de ces fractures consistera en un appareil -plâtré qu'on laissera en place longtemps si l’on ne veut pas voir survenir des inflexions secondaires du cal.
Lorsque l’on est en présence de fracture datant de quelques Jours, avec cal vicieux : faire une catéoclasie manuelle
et plâtrer le membre en rectitude comme précédemment.
2° Déviations de la colonne chez les rachitiques. a) Cyphose.
C'est un petit rachitique en pleine évolution chez lequel on observe, lorsqu'on veut l’asseoir, une courbure régulière du dos depuis la base du cou jusqu’au sacrum. Le ‘maximum de courbure se trouve au niveau de la région dorso-lombaire.
C’est une cyphose souple à l'encontre de celle du Mal
de Pott.
La thérapeutique sera :
Le traitement général du rachitisme, interdiction de mettre l'enfant debout ou assis ; il sera maintenu dans le décubitus dorsal sur un lit dur et plan. °
b) Lordose rachitique.
Chez les rachitiques à gros ventre disténdu à paroi relâchée : le poids de l’abdomen entraîne la colonne en
avant et il se produit une lordose marquée.
LR ANTEE
a thérapeutique consistera en :
Traitement général du rachitisme :
Régime.
Rayon ultra-violets.
Decubitus dorsal.
c) Scoliose rachitique.
Sous l'influence du ramollissement osseux et de la diminution de la tonacité musculaire ou ligamentaire, on voit se produire chez des rachitiques en évolution, des affaissements du rachis.
C'est là une affection rare et son point de départ doit être bien souvent cherché dans une anomalie congénitale de la colonne vertébrale.
Cette scoliose est grave, évolue rapidement et, à l’encontre des autres lésions du rachitisme, ne tend pas vers
la guérison.
Le traitement consiste en :
Correction de régime.
Rayons ultra-violets ou cure hélio-marine.
Decubitus strict pendant toute la durée d'évolution du rachitisme. Ultérieurement on pourra mettre à l’enfant des corsets rigides et le faire marcher. Lorsqu'il sera assez âgé, on aura recours aux corsets amovibles et à la gymnastique orthopédique.
Grâce à ce traitement de longue haleine on obtiendra ‘des résultats satisfaisants.