‹ Traitement du rachitisme d'après les modalités cliniques de cette affectionChapitre 28 sur 36 · RACHITISME SYPHILITIQUE · texte numérisé non relu

RACHITISME SYPHILITIQUE

La syphilis héréditaire peut frapper le squelette du jeune enfant de deux façons :

Tantôt, par suite de la fixation et de la pullulation du tréponème sur le tissus osseux, il y a formation d’ostéochondrite gommeuse.

Tantôt, agissant comme un infection générale, elle crée au niveau du squelette des lésions en tous points comparables à celles que l’on peut voir survenir après des intoxications intestinales, des broncho-pneumonies prolongées, des pyodermites interminables, etc.

L'hérédo-syphilis peut déterminer toutes les formes du rachitisme ; cependant, dans la majorité des cas, celui-c: revêt une forme spéciale qui permet au clinicien de la distinguer assez facilement.

Comme l’a fort bien montré le Professeur Marfan, le rachitisme syphilitique a un début précoce ; il est congén'tal ou apparaît dans les quatre premiers mois de la vie.

Les lésions prédominent au niveau du crâne (craniotabès).

L'anémie est marquée.

Il y a hypertrophie chronique de la rate.

En plus de ces lésions, on trouve souvent des côtes ramollies et augmentées de volume dans leur moitié anté-

PE EDS rieure, avec selon les cas, présence ou non de chapelet costal.

Au cours des années que nous avons passées à l’'Hôpital des Enfants-Malades, nous avons rencontré plusieurs fois des nourrissons de six à sept mois porteurs : d’une/ part, de lésions crâniennes importantes : bosses frontales saillantes, large fontanelle avec ramollissement des pariétaux ; et d'autre part, de nouures et d’incurvations iaphysaires marquées. Dans tous les cas, l’interrogatoire de la mère nous révéla : ou bien une syphilis connue, ou bien : avortements multiples, accouchement avec fœtus mort et macéré.

Le traitement dé ces petits malades devra à la fois être dirigé :

a) contre le rachitisme

b) contre la syphilis héréditaire.

Contre les lésions rachitiques selon l’âge auquel on verra le malade, selon la nature, l'amplitude de ses déformations : on emploiera les traitements que nous avons indiqués dans les chapitres précédents.

C'est-à-dire, s’il s’agit par exemple d'un enfant atteint de crânio-tabès avec anémie, mégalo-splénie chronique, nous ferons un traitement par les rayons ultra-violets.

Si le crânio-tabès se complique de lésions épiphysaires et diaphysaires, le traitement par les rayons ultra-violets sera dans la règle, encore suffisant.

Les plâtres correctfs n'auront leur raison d'intervenir

que si l’enfant n’a pas été traité dans son jeune âge, et si,

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