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Les applications de l'air chaud'et sec aux rhumatisants sont connues depuis fort longtemps. On avait remarqué que les malades qui pénétraient dans des fours chautfés au pin Mugho, à «les tewipératures souvent excessives de 60°, 80°, y éprouvaient un soulasement de leurs douleurs et une amélioration rapide. Cette constatation incita le D' Chevandier (de la Drôme) à traiter les rhumatisants par les bains d'air sec térébenthinés.
La salle commune avait de grands inconvénients : dir vicié respiré par tous les malades; température excessive, la même pour tous, forçant à limiter la durée du bain; surveillance des malades difficile (ils peuvent, en effet, éprouver des troubles cardiaques ou * cérébraux subits, des étourdissements, etc.). Les bains thermo-résineux en commun, se transformèrent donc en bains individuels, dans des caisses chargées de principes balsamiques souvent renouvelés et à tempé-. rature réglable,
Action physiologique
On connaît l'importance des divers émonetoires dont le rôle est de débarrasser l'organisme de ses déchets à? iesure qu'ils se produisent. Par sa vaste étendue et le nombre de ses glandes, la peau est un organe d’élimination de premier ordre (Sueur, corps gras, etc.), par Sa sensibilité Si exquise et Son réseau sanguin si serré, elle subit toutes les influences du milieu extérieur et les transmet aux organes internes, Son fonctionnement a une influence sur tout l'organisme; les poumons, les
reins, l'intestin, obligés de suppléer à sa fonction lorsqu'elle est. insuffisante, subissent le contre-coup de toutes ses altérations.
Inversement, en stimulant les fonctions sécrétoires
. de la peau, en activant sa circulation si étendue, on
soulage les organes internes à deux points de vue : en leur laissant moins de déchets à éliminer, et en diminuant leur engorgement circulatoire profond — d’où les bons effets de ces bains dans beaucoup d'affection chroniques. SEXE
Pour ce qui est «les arthritiques, on voit souvent après quelques baïns de vapeur des décharges considérables d'acide urique par les urines, suivies d’une amélioration de l'état général. |
Il y a cependant une différence physiologique importante entre le bain d'air sec et chaud et le bain de vapeur.
Dans le premier, la peau fonctionne énergiquement et, par ce surcroît d'activité, maintient l'équilibre de température du sujet. Le résultat le plus net, est un effet d'évacuation par la transpiration, des acides ras et d’eau chargée de sels divers; la perturbation générale est faible. A cause de la transpiration qui maintient l'équilibre thermique et qui est d'autant plus active que la température de l’étuve est plus élevée, le bain d’air sec peut être porté à 55°, 60° et davantage sans danger. |
Dans le bain de vapeur, la peau rapidement imprégnée de vapeur d’eau. est assouplie, mais la transpi-
ration est peu prononcée, Le corps s’échauffe donc.