OBSERVATIONS
OBSERVATION I (Personnelle)
Rhumatisme chronique simple
Mme A..., trente ans, femme d’un cultivateur aisé. Père mort très âgé d’une hémorragie cérébrale, Mère morte à 42 ans de tuberculose pulmonaire. Un frère est mort en bas-âge ; une sœur est morte également de tuberculose pulmonaire, l
Mme A. n’a jamais rien eu du côté des poumons. Elle. semble un peu délicate mais s’est toujours bien portée jus-
qu’à l’hiver de 1899.
A cette époque, elle est prise de douleurs vagues qu'elle attribue au froïd pris en allant laver du linge. À partir de ce moment, les articulations deviennent douloureuses avec gonflement modéré. Pendant quelque temps elle garde le lit et le coin du feu, Des douleurs de nuque violentes l’obligent à consulter un médecin, On constate des manifestations articulaires subaiguës affectant tantôt les genoux, tantôt les poignets qui sont gonflés et douloureux. Les nuits sont mauvaises, agitées ; tous les mouvements sont pénibles. Pas de fièvre habituelle; légère anémie, cependant l’état général reste assez bon.
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La douleur la plus pénible siège à la nuque, occupe les articulations des vertèbres cervicales et rend les mouvements de la tête presque impossibles.
Mme A. tient la tête immobile et ne peut toner de position la nuit sur son oreiller. Les articulations atteintes ne présentent pas de déformations; simplement un peu d'empâtement (œædème dur), mais tout mouvement passif ou actif arrache des cris à la malade.
Cet état se prolonge plusieurs mois, ne se laissant pas modifier par le traitement classique : salicylate de soude, sulfate de quinine, applications locales de salicylate de méthyle et de gaïacol,
Vers la fin de mai 1900, ne constatant aucune amélioration, Ja malade se décide a tenter la médication marine. Elle prend des bains de mer chauds à 38° et des douches d'eau de mer chaude. Tout autre traitement interne ou externe est supprimé, En quelques jours le gonflement avait (lisparu, les douleurs étaient calmées, les mouvements des articulations, surtout de In tête, rétablis, et Mme A. quitte Roscoff après un mois de traitement complètement guérie.
L'hiver suivant se passe sans crises rhumatismales,
En 1991, elle revient prendre une série de bains de mer chauds, mais par prudence, car elle n'avait subi aneun retour offensif de ses rhumatismes.
Revue en 1912, en excellent état de santé, N'a pas été malade depuis su saison à Roscoff et a pu s'occuper des travaux de sa ferme,
( Dans ce cas, en somme peu ancien, les bains et douches chaudes ont fait tous les frais du traitement et ont amené un résultat rapide et parfait.)
OBSERVATION IT (Personnelle) Rhumatisme chronique Infectieux post-grippal
M. G..., âgé de 44 ans. Père a vécu jusqu'à 80 ans: mère
encore vivante (en 1912) âgée de 84 ans, tous deux ayant toujours joui d'une excellente santé sans avoir Jamais souffert de rhumatismes,
M, Ga: a eu comme maladies d'enfance: la rougeole, le faux eroup, mais il s’en est remis très ‘apidement.
Au moment de la croissance, il a ressenti quelques douleurs vagues étiquetées rhumatismales qui n'ont nullement influé sur sa santé. Jusqu'en ‘août 1905, il sé porte très bien; c'est un homme vigoureux et bien constitué.
A cetté époque (1905), étant en voyage, 1l est pris de ph#nomènes pénibles: refroidissement pendant là nuit, veux larmoyants qui empêchaient la lecture. I étouffait au lit et au début était obligé de se lever la nuit pour s'étendre dans un fauteuil.
Son médecin appelé, constata une grippe infectieuse qui fut très grave et dura 30 à 40 jours,
Dès les premiers jours de cette grippe parurent les douleurs articulaires, Déjà 7 ou 8 jours avant de s’aliter, M. G... boîtait et souffrait en marchant; bientôt il ne put se servir de ses jambes, puis ce fut le tour des bras et des mains: il ne pouvait faire aucun mouvement. Les douleurs n'étaient pas très vives au repos, mais les articulations étaient enflées surtout aux mains et aux genoux; au bout de 5 ou 6 jours toutes les jointures étaient prises (épaules, genoux, cou de pied, etc.).
Le malade se remit lentement de sa grippe, les nouvements reparurent peu à peu dans les diverses articulations, sauf aux épaules. |
Le 13 novembre 1905 (4 mois après le début de sa grippe) oh constate encore les symptômes suivants : Etat général encoré médiocre, sensation de faiblesse, peu d'appétit. (Le malade à horreur de la viande et cette impression persistera 4 mois). Toutes les articulations semblent revenues à Pétat normal, sauf les épaules qui sont ankylosées, Le malade ne peut exécüter que des mouvements très limités, le
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