‹ Traitement Du Rhumatisme Articulaire ChroniqueChapitre 35 sur 42 · AD · texte numérisé non relu

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coude ne peut être écarté de la paroi thoracique qu’en entrainant l’omoplate: les mouvements passifs sont insignifiants, les mouvements actifs presque nuls. Le malade ne peut s'habiller seul, mange avec peine en fléchissant le coude et en avançant la tête au-devant de la main. Bref, c'est un véritable infirme et il s'affecte beaucoup de son état, Pas de douleurs spontanées, pas de gonflement; au contraire, les épaules sont amaigries, les os saillants, les muscles périarticulaires atrophiés. On commence 1mmédiatement le traitement (août 1905), au domicile du malade, On cherche à ramener les mouvements articulaires, en utilisant successivement les mouvements forcés avec rupture progressive des adhérences, les mouvements passifs puis actifs avec ou sans résistance, le massage des muscles atrophiés, les exercices d’assouplissement appropriés, d'après les principes déjà étudiés dans ce travail.

En janvier 1906, le malade avait récupéré presque tous ses mouvements, L

Cependant, comme 1l avait encore un peu de raideur et de limitation des mouvements extrêmes (surtout pour l'élévation du bras à la verticale) il vient suivre un traitement de quinze jours à l’Institut marin de Roscoff (du 16 août au 2 septembre 1906). On lui applique le traitement par les douches et bains de mer chauds, associés aux massages, exercices gymnastiques, etc. Dans ce court laps de temps, l'amélioration locale et générale s’accuse rapidement et le malade partit jouissant de tous ses ROUMEMIENS et de toute sa force antérieure,

Depuis cette époque, il s'est admirablement bien porté et déclare actuellement (septembre 1912) qu'il n’a jamais rien ressenti du côté des articulations depuis 1906. Il peut mener la vie très active que comportent ses fonctions.

(Dans ce cas, la kinésithérapie a ramené une amélioration rapide au début, maisle malade reconnaît n’avoir re-

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trouvé la plénitude de ses mouvements et la souplesse de ses articulations qu'après une saison de cure marine.)

OBSERVATION III (Personnelle)

Rhumatisme chronique simple généralisé

Mme M... commerçante, née en 1845, Ses parents ont toujours joui d'une excellente santé. Pas de rhumatisants dans sa famille (sauf une sœur à sa mère).

Dans son enfance, ele fait une typhoïde légère à 6 ou T ans.

Pas d’autres maladies, Elle eut 7 enfants. Pas de troubles menstruels, En août 1904, à l’âge de 59 ans, (n'ayant plus ses règles depuis longtemps), elle se sentit souffrante et son médecin lui parla d’anémie cérébrale (peut-être s’agissait-1l seulement de surmenage); pendant quelque temps elle mange peu, ressentant une fatigue habituelle. Puis elle fut prise dans les mains de douleurs rhumatismales qui se généralisèrent rapidement à toutes les articulations (d’abord les mains, puis le cou, les épaules, les membres inférieurs ensuite).

Elle souffrait de partout, de la tête aux pieds, ne pourait ni s'habiller ni marcher seule, |

Quand la malade était assise, la douleur était supportable; mais elle ne pouvait rester longtemps dans la même position sans souffrir, de sorte qu'il fallait la lever ou la changer de place très souvent.

Elle vient à Roscoff le 20 juin 1905 et y resta un mois: en traitement, À son arrivée, on constate l’état suivant : toutes les articulations sont prises, Du côté des membres inférieurs, les mouvements passifs sont possibles mais douloureux; l’articulation du genou et la tibio tarsienne sont gonflées et tendues.

Les articulations des membres supérieurs sont peu aug-

mentées de volume; les mains et les poignets sont légèrement déformés: les articulations scapulo:humérales sont immobilisées autant par des adhérences que par la contracture douloureuse des muscles périarticulaires.

La malade ne peut se servir seule; 1l faut l'amener à l'Institut sur un fauteuil roulant, la déshabiller, la porter sous la douche, etc.

Les organes internes (cœur, estotiac, foie, etc.), ne présentent aucune lésion apparente, les urines analysées sont normales. L'état général est bon, malgré la diminution de l'appétit et l'insomnié duë aux douleurs. Pas de troubles thyroïdiens apparents.

Le traitement débuta par des mouvements doux dans les bains d’eau de mer chaude ou sous l’affusion, et fut poursuivi méthodiquement par des mouvements à résistance. Le. résultat fut rapide. Quand cette dame quitta Roscoff, elle marchait seule sur une distance de 200 mètres environ, pouvait s'habiller, bref ayait repris tous ses mouvements, sauf un peu de douleur et de raideur dans les articulations des épaules, Des exercices d’assouplissement continués à son retour chez elle suivant les indications données, achevèrent la guérison. Elle put reprendre sa profession, \

Elle revint à Roscoff en été 1906 et se contenta de prendre une série de bains de mer chauds qui achevèrent sa guérison.

En 1910, elle eut un zona de la Face qui laissa après lui quelques douleurs, Quelques bains de mer chauds la débarrassèrent de ses névralgies et actuellement (1912) elle jouit d’une excellente santé.

OBSERVATION IV (Personnelle)

lhumatisme chronique simple généralisé

Mme A..., 49 ans, femme d'ouvrier, d'aspect vigoureux, très énergique et dure au mal, À eu quatre enfants encore

vivants et bien portants. Ses règles ont toujours été régulières. Elle s'est bien portée jusqu'en 1903. À ce moment, sans éause connue, elle commença à souffrir de douleurs rhutnatismales : d'abord le cou-de-pied gauche et le poienet droit ont enflé et sont devenus douloureux dans les’ mouvements, puis les genoux se sont pris, et enfin les épaules (l'épaule gauche surtout était très raide); le coude droit à été atteint ensuite, Malgré ses douleurs, cette femme se levait et faisait encore quelques mouvements. Mais, vers le mois d'octobre 1910, il y eut une aggravation rapide : douleurs constantes, impossibilité de se remuer: 11 faut la lever, l’habiller, etc. Cet état persiste tout l'hiver. Elle vient à Roscoff en mai 1911. L'examen des organes internes ne décèle rien au cœur, au poumon ni au foie. Les grandes fonctions s'exécutent bien. Pas de troubles thyroïdiens apparents; les urines sont normales, Les règles sont moins abondantes depuis 8 où 10 mois, ce que la malade attribue au manque d'exercice, Toutes les articulations sont douloureuses, gonflées; les genoux ne peuvent arriver à l'extension, le coude droit et l'épaule gauche ont des motvéments très limités. On constate des déformations modérées dés poignets et des mains, dont les Mouvements sont conservés quoique douloureux. |

La malade ne peut se remuer seule; 11 faut la déshabiller, la porter sous da douche, la doucher assise,

Après trois semaines de traitement, elle peut marcher seule avec deux cannes, encore bien courbée, mais elle ne soufre presque plus, dort et mange bien, et se déclare enchantée.

Retournée chez elle, elle va, vient, fait un petit ménage et passe l'hiver sans accroc. Elle revient à Roscoff en mai 1912.

Sous l’inflience de l’exercice qu’elle a pu prendre depuis un premier traitement, l’état s’est amélioré. Elle fait environ 300 mètres avec une seule canne et peut recommencer

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